Vesoul-PSG : 0-1 (0-1)

On retiendra de ce match que le PSG s’est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de France. A part ça, les esthètes du football auront sans doute adoré ce non-match. Disputé sur une pelouse synthétique recouverte d’une pellicule de neige, le match n’aura jamais atteint des sommets techniques. Ni même des petits cols. Rien, nada. La purge totale. Côté PSG, ça devient très inquiétant. Hormis un une-deux Sessegnon-Giuly qui envoie le petit attaquant parisien tromper le gardien de Vesoul (0-1) dès la 16ème minute, les Parisiens n’auront pas été capables de se procurer d’autres occasions. Trop d’imprécisions techniques, de passes dans le vide, d’ouvertures trop longue sur un terrain qui fuse… le PSG aura joué son train de sénateur, sans rien maîtriser. Une pâle copie pas rassurante. En face, Vesoul n’a eu que son courage à opposer et une envie de continuer dans la compétition qui lui a fait récupérer de nombreux ballons en milieu de terrain. Mais, hormis quelques frappes lointaines du très actif Etamé se dérobant à l’approche du cadre, les joueurs de Vesoul ne se seront pas procuré une foultitude d’occasions. L’animation viendra d’une double expulsion. A la 70 ème minute, Sessegnon, arrêté dans son action par une sale semelle par derrière de Cédric Paul, se signale à nouveau par un geste d’humeur inacceptable. Un carton rouge de chaque côté et voilà les deux équipes réduites à 10. Vesoul en profite pour placer une dernière banderille par Djebaïli qui perd son duel contre Edel. Juste avant le terme du temps officiel, N’Goyi reçoit un deuxième carton jaune mais M. Ledentu oublie de sortir le rouge derrière. Vesoul n’ayant pas porté réclamation au premier arrêt de jeu derrière, l’affaire devrait pouvoir en rester là. Au final, Paris se qualifie sans gloire, mais c’est sans doute l’essentiel diront les plus réalistes.

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