#BP La réponse à Jean-Michel Aulas de Loïc alias PSGRocks

Nous vous proposons depuis plusieurs mois d’être un « Blogueur Parisien » (lire ici), Loïc alias PSGRocks nous propose un nouveau billet. En réponse aux tweets du jour de Jean-Michel Aulas.

Le ridicule ne tue pas

Depuis quelques jours, j’avais envie de produire un billet, pour montrer ma joie des promesses annoncées d’Emery, applaudir les titis, pépites parisiennes avec à leur tête le petit Callegari qui avec le ballon ressemble à un Thiago Motta, m’extasier d’un mercato cohérent et prometteur ou me réjouir de la communication parfaite d’Unaï qui fait qu’il est apprécié partout en France aujourd’hui. Mais le temps m’avait manqué. Je le prends aujourd’hui contre Jean-Michel Aulas, pour le mettre face à ses contradictions et lui exprimer mon profond dégoût devant ses méthodes peu académiques.

Tout d’abord, je signalerai que je considère Aulas comme un bon président qui a aidé le football français dans les années 2000 et à qui l’OL doit une grande majorité de titres. Les méthodes qu’il utilise depuis maintenant deux ans à l’encontre du PSG sont cependant inacceptables et indigne d’un homme qui veut que son club devienne une place forte du football continental. Aulas, qui nous rabâche sans cesse l’injustice et le budget ne voit pas qu’il se contredit en permanence. Pour entrer dans ce jeu débile qui consiste à ne voir que le budget, rappelons simplement que Lyon a fini l’an dernier derrière La Gantoise en Ligue des Champions, qui a un budget près de 7 fois inférieur au sien. Nommons aussi certains clubs européens dont le budget est similaire à celui de l’OL, bien que ces chiffres puissent être soumis à diverses variations selon les sources. On retrouve par exemple, le vice-champion d’Europe (190M€) ou encore le triple vainqueur de l’Europa League (170M€). D’où l’on pourra expliquer à Jean-Michel Aulas que l’important n’est pas (uniquement) le budget mais avant tout et surtout la manière dont on l’utilise. Ceci peut sembler évident mais il parait utile de le rappeler à certaines personnes. Avec un budget de près de 170M€, Lyon pourrait penser à rivaliser Paris comme le fait l’Atletico de Madrid. D’autant plus que Lyon forme beaucoup de jeunes et aurait donc, théoriquement, moins de joueurs à acheter sur le marché des transferts pour parfaire l’équipe, pouvant du coup en augmenter la qualité. Jallet, Bisevac ou autres Lyndsay Rose en sont le plus parfait exemple. La mauvaise gestion des cas Lacazette ou Fékir l’an dernier, de celui de Gomis il y a deux ans ou encore celle de Ghezzal cet été montre qu’Aulas ne tient peut-être finalement pas si bien son club que cela, malgré un recrutement prometteur.

Évoquons ensuite le cas plus particulier de Jean-Michel Aulas. Le paradoxe veut qu’il reproche au PSG ce que lui a fait sept années durant. Outre des transferts douteux du LOSC à l’OL, avec les frères Seydoux, on peut ici mentionner Kader Keita ou Jean II Makoun, on voit les contradictions du clown qui fait office de président à l’Olympique Lyonnais. Ce dernier disait en 2000 : « Il faut accepter l’inégalité de l’élitisme, sinon nous serons tous petits ». Alors certes, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis mais on voit bien que ce nivellement par le bas est aujourd’hui ce que souhaite Aulas au Paris Saint-Germain. Ce même Aulas qui demande 50M€ au club de la capitale pour son attaquant vedette alors que Paris aurait été prêt à l’acheter à 35M€ permettant aux Gones de réinvestir derrière.

Mais outre ces contradictions évidentes, Aulas se trompe sur le rôle du PSG par rapport au championnat de France. Non seulement, il en augmente grandement l’attractivité (cf. les droits télés records de l’an dernier) mais surtout, il permet à la France de continuer à exister au niveau européen. Ce n’est pas compliqué, si on prend le coefficient UEFA et qu’on y enlève le meilleur club de chaque pays sur les 5 dernières années, la France se retrouve 7è, derrière la Russie et le Portugal. Pire, l’Ukraine, pays, rappelons-le, en guerre, serait à 4 petits points (38,75 contre 42,9). L’écart entre la France et les quatre gros serait encore plus importants qu’aujourd’hui (97,5 pour l’Espagne par exemple). Le Paris Saint-Germain a, sur les cinq dernières années, rapporté à l’indice UEFA français plus de 32% de sa valeur. Pire, si on prend en compte uniquement les quatre dernières années, ce chiffre monte à près de 37%. On parle d’un pays avec six clubs européens par saison, ce qui devrait faire un pourcentage moyen de 16,7 par club-la moitié de ce que réalise le PSG aujourd’hui. Juste un léger rappel, une septième place à ce classement signifie que le deuxième du championnat doit jouer un troisième tour de qualification plus des barrages avant de pouvoir jouer la Ligue des Champions-comme Monaco cette saison, le club de la principauté ayant fini… troisième. Bref, tout ça pour conclure que le Paris Saint-Germain et sa critique a bon dos Monsieur Aulas. On notera aussi les paradoxes immenses des supporters des autres équipes de L1 qui oscillaient hier entre «Jesé est sucôté, Paris se fait douiller » et « Paris a trop de moyens, c’est trop injuste ». C’est quand même bon de se savoir détester quand on est détestés en groupe!

Enfin, laissons les Caliméro de côté et concluons qu’Aulas se trompe sur tout la ligne. Il faut espérer pour lui qu’il s’est fait pirater son ordinateur ou alors qu’un adolescent malveillant, on parlerait éventuellement de Kyril Louis-Dreyfus voulant se venger des avances du vieil homme sur sa mère, en ait pris la possession. Blague à part, Aulas cherche à monter une rivalité qui ne peut exister tant l’écart, le trou, le fossé. Que dis-je le fossé ? C’est une abîme ! Elle sépare aujourd’hui les deux clubs, structurellement, dans les ambitions et la manière d’exister. Car le plus drôle de l’affaire, ça n’est pas Aulas lui-même mais l’absence totale de réaction officielle de la part du club qui doit bien faire rager le bonhomme.

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