#BP « No Emery, No party » par Raphaël alias Augustinho

Nous vous proposons depuis plusieurs mois d’être un « Blogueur Parisien » (lire ici), Raphaël alias Augustinho nous propose un billet. Celui-ci, comme tous les autres, de tous les blogueurs, n’engage que son auteur. Canal Supporters ne relaie pas, ne valide pas, ne censure pas, il propose un point de vue de supporter, son analyse, sa grille de lecture, vous disposez, analysez, jugez. Pour que vive le débat. Bonne lecture.

>> En réponse à Olivier M, inquiet de l’ère Emery (lire ici : http://canal-supporters.com/2016/08/bp-a-monaco-le-psg-a-eu-tort-avec-emery-et-raison-avec-blanc-par-olivier-m/)

Oui, Laurent Blanc, a gagné beaucoup de trophées nationaux, oui il a instauré une culture de la gagne en L1, non il n’a pas rempli l’objectif principal que je ne présente plus.

Comment peut-on se permettre de juger un nouveau coach sur ses deux premiers mois ? Une défaite et celui-ci passe au rang des coachs de seconde zone ? Les joueurs doivent absorber la nouvelle tactique mise en place par Emery, qui à première vue demande beaucoup de concentration et d’énergie. Ce n’est pas juste faire des toros durant un entraînement. Un nouveau cycle s’est créé, tout ne peut pas être parfait dès la 3e journée de championnat, c’est impossible. Pourquoi être inquiet pour le match d’Arsenal ? Blanc a eu trois ans pour remplir l’objectif, il ne l’a pas fait. Emery n’a pas le droit d’avoir un peu de temps ? Cela doit être instantané ? Nous avons été patients avec Blanc, soyons le avec Emery.

Il y a eu des arrivées, des départs et plus particulièrement celui de Zlatan Ibrahimovic. Nous passons d’un joueur qui met 30 à 50 buts par saison toutes compétitions confondues, quelqu’un de respecté par beaucoup de joueurs, à un attaquant qui peine à montrer ses qualités de pointe, en totale perte de confiance. Évidemment, c’est tout de suite moins évident pour un coach de se passer d’un joueur de cette envergure, qui motivait les troupes, et qui comptabilise 156 buts, 54 passes décisif en 180 matchs. Soit 210 fois décisif, je vous laisse imaginer l’impact qu’il a pu avoir sur le club. L’adversaire et surtout les défenseurs n’entrent pas avec le même état d’esprit quand ils ont en face d’eux, un joueur avec des statistiques stratosphériques, une aura et un charisme bien au-dessus de la moyenne.

Pour remédier au départ d’Ibrahimovic, que faire ? Recruter un attaquant du même calibre ? Aucun joueur de cette trempe n’est disponible. Les clubs ne sont pas vendeur. (Barcelone, Bayern de Munich). Ces joueurs en question (Lewandoski, Suarez), ne veulent sûrement pas venir dans un Championnat si faible.

On en vient au point où un vrai collectif doit être créé, l’Ibra-dépendance doit être remplacée, c’est là où se trouve la complexité. Pour cela, le PSG a fait appel à un coach expert en la matière, Unai Emery. L’homme qui a fait gagner trois C3 à Séville en l’espace de trois ans avec, on peut le dire, un effectif qui n’est pas le plus beau de ces trois dernières Europa League. Nous sommes un peu dans cette position. Devant nous en terme d’effectif, il y a le FC Barcelone, le Real Madrid ou encore le Bayern de Munich. Mais comme vous le savez bien, un collectif ne se crée pas en deux mois, en un claquement de doigt. Il faut du temps, de l’adaptation et beaucoup de matchs pour effectuer parfaitement les demandes du coach.

Pour finir, comment peut-on comparer Blanc à Emery ? D’un côté, nous avons un coach qui reste campé sur ses positions, un 4-3-3 avec pour argument la possession de balle. Le fameux « Tiki-taka ». Contre Troyes, GFC Ajaccio, etc.… forcément cela fonctionne, ça joue proprement dans la moitié de terrain adverse, c’est beau, ça donne joie et bonheur aux supporters. Par contre, les soirs de grands matchs, c’est une tout autre histoire. Je vous laisse comme argument cette déclaration de Kevin De Bruyne, qui fait mal  » Paris, à part se passer la balle en défense… Nous n’avons pas été en danger. Ils n’ont presque pas eu d’occasions ». Sans parler du 3-5-2 travaillé deux, trois jours avant le quart de finale retour de Ligue des Champions. De l’autre côté, un coach qui a plus de Coupes d’Europe que le championnat français, deux systèmes de jeu comme base. Le 4-3-3 et le 4-2-3-1, soit avec possession de balle, soit avec pressing ou encore en contre-attaque. Nous avons enfin un coach qui peut s’adapter à l’adversaire, qui analyse de fond en comble chaque équipe, chaque match, nous avons quelqu’un qui a une réelle expérience de la gagne dans des finales à gros enjeu.

Blanc a passé trois ans au PSG, Emery deux mois, ne l’oublions pas.

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