#BP « Une autre lecture du mercato parisien » par Daniel alias Juampi

Nous vous proposons depuis plusieurs mois d’être un « Blogueur Parisien » (lire ici), Daniel alias Juampi nous propose un nouveau billet.

Une autre lecture du mercato parisien

Dans quelques jours, notre calvaire annuel estival prendra (enfin) fin avec le retour du championnat de France de football et sa dose hebdomadaire de matchs du PSG. Le Trophée des champions en guise d’apéritif n’a en rien altéré mes grands espoirs en notre nouveau coach Unai. Bien au contraire ! Quel plaisir pour moi que de voir cette domination sur un rival qui, à aucun moment du match, n’a su répondre au combat tactique du nouveau venu sur le banc parisien.

J’ai souvent par le passé été frustré de certaines des victoires du PSG comme contre Lyon ou Marseille. Excès de gourmandise voire comportement de supporteur pourri gâté me direz vous ? Pas tout à fait. J’ai toujours eu le sentiment que lors des grosses affiches de L1, les rouge et bleu ont fait la différence non pas par un collectif fort mais par les fulgurances d’un Ibra qui souvent nous sortait de situations compliquées par son unique talent. Cela d’ailleurs lui qui permit, aux yeux de certains supporteurs, d’acquérir le grade de légende, faisant fi de ses déclarations plus ou moins soumises à controverses sur la nature même de notre institution PSG…
Mais voilà, tout Ibra qu’il soit, une équipe se reposant essentiellement sur un joueur ne peut décemment pas espérer accéder aux Graal suprême de la C1. Encore moins quand ses rares joueurs tenant la comparaison avec le Suédois sont blessés à l’orée du printemps. Les quatre dernières campagnes européennes en sont la preuve…

Pourtant, les arrivées successives de joueurs comme David Luiz ou Angel Di Maria qui peu avant leurs arrivées respectives au PSG avaient brandi la C1, laissaient penser que très vite l’histoire se répéterait sous leur nouveau maillot. Or il n’en a rien été. Pire, l’impression dominante est que le PSG de coach Ancelotti était paradoxalement le plus cohérent et prêt du but, bien que moins armé et moins expérimenté que le PSG version Blanc s’inclinant contre Man City l’année dernière par exemple.

A ce stade et hormis les mastodontes catalans, madrilènes et bavarois, le PSG 2015 et 2016 possédait un effectif ne souffrant pas de la comparaison avec des clubs comme l’Atletico ou, par le passé, la Juve ou Dortmund, mais ne réussit jamais à atteindre le dernier carré ou la finale de la C1 comme les clubs précédemment cités.

A la vue de ces constatations, le problème de l’absence de progrès européens du PSG n’est donc clairement pas lié aux joueurs eux mêmes mais à leur utilisation. Le bien tristement célèbre 3-5-2 de Blanc en quart de final retour de C1 en est l’illustration ultime. Sans refaire le match, sans évoquer les absences des deux côtés, le PSG s’est avant tout incliné tactiquement plutôt qu’à cause de la qualité des joueurs alignés sur le terrain. Nasser l’a semble t’il compris (surement trop tard au vue de la prolongation en cours de saison de Blanc) et a décidé de changer de coach. Ce mutisme tactique du PSG était tellement ancré dans les mœurs du football français et européen que même Genesio avoua à la fin du Trophée des champions être surpris par ce PSG qui n’évolua pas comme son petit frère de la saison dernière. Un PSG aussi prévisible qu’inlassablement fidèle à un style de jeu devenu au fil des saisons stéréotypé, une mauvaise copie du modèle barcelonais.

A ce titre les espoirs que je place en Emery ne sont pas comme certains défenseurs de Blanc peuvent le croire une sorte d’adoration démesurée en un technicien présenté par certains comme une « hype » comme dirait les plus jeunes. Comprenez bien, ce n’est pas tant le fait que ce soit Emery qui a été choisi qui me ravit, mais surtout que ce soit enfin un coach ayant conquis par sa science du jeu des trophées continentaux quasiment inaccessibles pour nos techniciens français… Ce recrutement du Basque répond clairement à un manque criant de travail tactique qui faisait défaut à notre PSG et de ce point de vue la, il ne peut être que contre productif voir de mauvaise foi de le nier.

Reste la question du recrutement. Qu’on le veuille ou non, le PSG avait déjà un socle solide à tous les étages Ibra ou pas. Si certains s’indignent de l’absence de noms ronflants, pour ma part je me félicite de savoir que, quels que soient les absents, l’équipe pourra garder une cohérence et un niveau proche du 11 type, ce qui n’était pas le cas l’année dernière lorsque Verratti ou Ibra étaient absents… Dire cela n’est pas une injure à notre slogan « rêver plus grand ». Cela s’apparente au contraire à une volonté de se donner enfin les moyens de rêver sans être à la merci de la blessure ou de la méforme d’un groupe restreint de joueurs qui mettrait à mal nos rêves de grandeur.

L’effectif est aujourd’hui avec la signature de Jesé équilibré et homogène à un niveau élevé. D’ailleurs, une cerise sur ce beau gâteau n’est pas inimaginable même si pour moi, Emery (et j’en prends le pari) sera la vraie star du PSG.

Aussi, j’aborde cette fin d’été sereinement et plein d’espoir. Un espoir concret, un espoir reposant sur du travail et pas sur l’état de forme d’un joueur.

Allez Paris !

Daniel Julian

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