Retour sur… PSG / Bordeaux du 30 juillet 1985

Le PSG reçoit Bordeaux demain après-midi pour le compte de la 8ème journée de Ligue 1. L’occasion pour les Parisiens de retrouver Youssouf Sabaly et Jérémy Ménez, désormais porteurs de la tunique au scapulaire. Bordeaux semble ragaillardi depuis l’arrivée de Jocelyn Gourvennec, les joueurs parisiens devront donc se méfier de cette équipe qui pointe à la cinquième place de Ligue 1, à égalité avec le club de la capitale (qui a une meilleure différence de buts). Le PSG devra gagner s’il ne veut pas être trop distancé et ainsi perdre des forces dans une lutte pour la première place. Des préoccupations loin de cette rencontre entre les deux clubs un soir d’avril 1975, où le PSG réalisa une passation de pouvoir avec le Champion de France en titre. Retour sur PSG-Bordeaux, 30 juillet 1985.

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Paris, au Parc des Princes :

PARIS SAINT-GERMAIN F.C. – GIRONDINS DE BORDEAUX F.C.  1-0 (1-0)
44 851 spectateurs. But : Jean-Marc Pilorget, 15′.
L’équipe du PSG : Joёl Bats – Michel Bibard, Jean-Marc Pilorget, Philippe Jeannol, Claude Lowitz – Fabrice Poullain, Luis Fernandez, Safet Sušić, Pierre Vermeulen (Jean-Claude Lemoult, 81′) – Robert Jacques, Dominique Rocheteau. Entraîneur : Gérard Houllier.
L’équipe de Bordeaux : Dominique Dropsy – Léonard Specht, Thierry Tusseau, Patrick Battiston, Gernot Rohr – Jean-Christophe Thouvenel, Alain Giresse, Jean-Amadou Tigana, René Girard – Marc Pascal, Uwe Reinders

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Premier choc de la saison 1984-1985 (4ème journée), la rencontre entre le PSG et les Girondins de Bordeaux relève, avec un peu de recul, d’une certaine passation de pouvoir. Champions de France en titre, les Girondins de Bordeaux s’apprête à affronter le PSG qui sera sacré Champion à la fin de la saison. Et c’est d’ailleurs les Parisiens qui se montrent entreprenants d’entrée de match puisque dès la deuxième minute de jeu, Dominique Rocheteau touche la transversale d’une puissante tête. Deux minutes plus tard, l’éternel magicien du Parc Safet Susic n’arrive malheureusement pas à convertir une mauvaise passe de Tusseau vers son gardien. Le Parisien, pourtant bien placé entre les lignes, dribble Dropsy mais n’ajuste pas sa frappe qui part largement à côté. Cinq minutes plus tard, c’est au tour de Robert Jacques de ne pas conclure une offrande du numéro 10. L’ouverture du score, et par ailleurs le seul et unique but du match, intervient à la quinzième minute quand Pierre Vermeulen prend rapidement le couloir gauche et sert Jean-Marc Pilorget, à l’affut dans la surface, qui, d’une tête, ouvre la marque. Le PSG ne s’arrête pas là et continue d’attaquer mais le bloc girondin étouffera les offensives du PSG.

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Le début de la seconde mi-temps est du même acabit, les coéquipiers de Luiz Fernandez jouant à armes égales avec les Bordelais qui, pourtant, reprendront du poil de la bête dans la dernière demi-heure sans jamais réussir à marquer. A la fin de la saison, le PSG remportera donc son premier titre de Champion de France avec 56 points (3 de plus sur leur dauphin nantais), Bordeaux quant à eux fermera le podium avec 49 points. Le PSG, grâce à cette victoire face à un gros club français, remporte donc trois points précieux et primordiaux dans leur quête au titre.

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Réactions:

G. HOULLIER: « C’était une grande victoire, une très très grande victoire parceque d’abord c’était Bordeaux qui était champion de France, c’était leur première défaite contre nous, un grand match donc, et une grande victoire »

PILORGET : « Ce but marque vraiment un moment extraordinaire pour moi, cela faisait peu de temps que j’étais rentré dans l’équipe après 18 mois d’arrêt. On gagne 1-0 et je marque le but. Je crois que c’est un souvenir qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. Pierre Vermeulen adresse un super centre et je sens bien le coup, je monte en allant tout au bout de mon action et il m’a déposé la balle sur la tête. C’était pour moi un peu une revanche sur moi-même, sur le sort. Je crois que ce match a fait comprendre à beaucoup de gens que j’étais sur le point de revenir à mon meilleur niveau. En fait, c’était surtout pour les autres, moi je sentais que j’avais déjà la confiance de Gérard Houllier. J’étais persuadé d’arriver à revenir. Je crois que les gens voient le football sous un angle différent de celui des joueurs professionnels, mais c’était sans doute un petit coup de pouce pour moi quand même. Disons que la vie du football est faite ainsi, et si je n’avais pas marqué un but ce soir-là et que j’avais fait un match remarquable, les gens ne seraient pas venus me voir. C’est un petit peu dommage que l’on crée la renommée des joueurs sur des actions comme ça. J’avais joué quelques matchs avant et l’on ne parlait pas trop de moi, il a fallu qu’il y ait un but pour qu’on recommence à parler un peu de moi et j’ai trouvé cela aberrant. C’est sur le fond que je ne suis pas d’accord ».

SUSIC : « Je me demande comment j’ai remis le ballon sur la photo (voir plus haut), je ne m’en souviens pas, peut-être de la téte ou de l’extérieur du pied ? II était important de gagner ce match-là, On avait déjà quelques points d’avance sur Bordeaux et cette victoire nous permettait d’en avoir encore plus et de prendre un peu le large. »

FERNANDEZ : « Quand je vois la photo d’avant-match, cela me rappelle un bon souvenir ; il y avait un parc plein, et le fait d’avoir joué ce match, devant un public nombreux et de l’avoir gagné contre le champion sortant montrait qu’on commençait bien la saison. On ne pouvait pas encore parler à l’époque d’une passation puisque Bordeaux jouait encore pour le titre et pouvait l’espérer car nous n’étions qu’à la 4ème journée ».

Merci à Archivesparisfootball ainsi qu’à L’Equipe et Scapulaire.com pour leurs précieuses informations.

 

 

À propos Marc Alvarez

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