#BP « Il est où le patron ? » par Loïc

Nous vous proposons depuis plusieurs mois d’être un « Blogueur Parisien » (lire ici), Loïc alias PSG Rocks nous propose un nouveau billet.

Il est où le patron ?

L’impression d’avoir perdu de mon temps. Et pourtant, j’aime ce club, j’aime ses supporters qu’on aura entendus, comme revenu six ans en arrière pendant 90 minutes hier soir au Parc, j’aime cette ville et j’aime ces joueurs. Alors pourquoi l’ennui ? Outre les cas particuliers (Di Maria, Verratti, Cavani), outre l’OMdr qui a réussi l’exploit de ne pas tirer une seule fois au but-ce qui a permis à Areola une beau X dans L’Equipe-outre l’errance d’Emery dans ses choix-notamment celui de ne pas faire jouer Matuidi dont l’entrée aura apporté- j’avais envie de m’attarder sur ce qu’il manque au PSG aujourd’hui : un boss, un président en quelque sorte.

Le jeu de mot avec le Président est facile, trop facile, la faute n’est pour moi pas tant celle de l’entraineur que celle des joueurs. De ce fameux conseil de sages, i.e. les Motta, Di Maria ou autres Thiago Silva et Verratti. Ces « leaders », chéris par leur président et qui pourtant, hormis le capitaine, ont bien du mal à exister en ce début de saison. Ces joueurs qui après la catastrophe face à Toulouse avaient pris la parole pour revenir au bon vieux système Blanc. On l’a revu hier le système Blanc : une possession stérile, un ronron habituel, mais c’est pas grave, on a eu 75% de possession de balle. Où est la patte Emery s’offensent certains ? Les antis, les sceptiques, les « journalistes » aussi s’en donnent à cœur joie de critiquer le Basque.

Je dois reconnaitre m’être peut être un peu emballé sur Unaï l’été dernier. Cependant, je reste persuadé qu’il saura faire progresser le club et, en poursuivant avec conviction dans ses idées, remettre de l’ordre dans le bazar parisien. Car c’est bien le bazar ! Il suffit de voir Verratti faire la gueule en sortant hier soir. Qu’un joueur ne soit pas content de quitter le terrain, soit, c’est même normal ! Qu’il le montre avec autant de ferveur que Marco, devant les caméras de Canal + qui n’attendent que ça, c’est déjà beaucoup plus limite. Alors que faire ? Continuer à critiquer le coach ou bien mettre (temporairement de côté) ces joueurs à caprice, peut-être un peu surcotés pour certains ?

A en juger de la formulation de ma question, vous aurez deviné où se place mon opinion. Alors faisons-le ! Ras le bol des pleurnicheries du genre : « je veux jouer à mon poste », « je veux que Motta soit là », « pourquoi tu me sors, il est nul lui ! ». Ces fameux joueurs dont Emery lui-même dit qu’il n’a pas encore gagné leur respect. Soit dit en passant, si Emery, triple vainqueur de l’Europa League n’a pas leur respect, j’ai du mal à voir comment un entraîneur dont le seul titre avant Paris se résumait à un championnat de France avec Bordeaux pouvait être respecté. Mais là n’est pas le débat. Les joueurs qui étaient dans le confort sous Blanc doivent s’habituer à ne plus l’être. A être bousculés, à être sortis, à se donner un peu. Quitte à titulariser Callegari ou Ben Arfa et Jesé, qui ont tous les deux effectués une bonne rentrée hier soir, autant mettre des mecs vraiment morts de faim.

L’autre souci, et c’est le cœur du problème, c’est l’absence totale de capitaine à ce bateau. D’un boss. Monsieur Al-Khelaïfi, présidez ! Soutenez votre coach, allez devant les médias, prenez la parole et dites clairement que c’est lui le boss, lui qui a les clés. Et si vous ne voulez pas le faire, engagez quelqu’un qui le fera à votre place, comme Leo pouvait le faire. Car que l’on soit clair, le directeur du football du PSG ne sert pas à grand-chose. D’accord je ne m’appelle pas Kluivert mais venir uniquement après les défaites sortir des « ça va aller mieux », même moi je pourrais le faire. Sortez du silence président, et présidez !

On peut tirer la sonnette d’alarme ou attendre encore un peu avant de le faire. Et même si le match d’hier a été dans son ensemble mauvais, Paris aurait pu le gagner. Du le gagner même avec pas moins de 17 tirs. Il n’en demeure pas moins que l’impression visuelle est mauvaise depuis quelques matchs. Quelque chose doit changer et vite. Cela passe peut-être par une remise en question de certains, du président aux joueurs, en passant par le coach et ses combinaisons toutes pourries sur corner. En attendant, keep calm et allez Paris !

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