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Emery : « Quand j’ai signé, un joueur m’a dit : les médias à Paris, c’est très difficile »

Le quotidien Le Parisien propose dans son édition du jour un entretien entre Unai Emery et ses lecteurs. Extraits choisis.

Joueurs

Maxwell et Thiago Motta sont des exemples. J’apprends beaucoup d’eux, car ce sont des joueurs qui ont beaucoup gagné. Ils t’écoutent avec respect et te donnent de la confiance.

Quand je suis arrivé à Paris, il n’y avait qu’un joueur du PSG en équipe nationale, Matuidi. Je me suis dit : « Comment la meilleure équipe de Ligue 1 ne peut avoir qu’un joueur en équipe de France ? » Aujourd’hui, ils sont trois.

Nous voulons gagner la Ligue des champions mais nous avons besoin de travailler. Pour cela, nous devons créer une mentalité d’équipe. J’insiste auprès des joueurs sur l’amour qu’ils doivent porter à leur travail, la passion qu’ils doivent y mettre et l’envie de toujours faire plus pour le collectif. Par exemple, si un joueur prend un coup de pied, je veux que son partenaire ait mal à sa place et ne s’en désintéresse pas. Je parle beaucoup avec les joueurs et je sais quels joueurs sont réceptifs et lesquels ne m’écoutent pas. A Séville, j’ai convaincu tous les joueurs de me faire confiance, et c’est pour cela que nous avons gagné trois fois la Ligue Europa. Mais les joueurs t’écoutent quand tu as gagné leur respect. Aujourd’hui nous n’y sommes pas encore arrivés, mais cela passe par du travail et des résultats.

Ben Arfa

J’agis toujours pour le bien de l’équipe, qu’il s’agisse de Ben Arfa ou d’un autre joueur. Hatem travaille bien à l’entraînement. Mais quand je décide de faire jouer Ikoné, c’est une décision mûrie. Hatem a joué trois fois 15 minutes. Maintenant, c’est à lui de gagner sa place. Cela fait partie de la concurrence.

Critiques

Quand j’ai signé, un joueur m’a dit : les médias à Paris, c’est très difficile. Et aujourd’hui même (NDLR : jeudi), un membre espagnol de mon staff m’a aussi rappelé qu’Aimé Jacquet avait quitté la sélection après la victoire en Coupe du monde car il n’avait pas aimé le traitement médiatique qui lui avait été réservé. Et pourtant, c’est un grand entraîneur, français de surcroît. C’est comme ça, en Espagne c’est pareil. Pour me protéger , je me réfugie dans le travail. Après une défaite, je vais revoir le match quatre, dix fois, et chercher les pistes pour s’améliorer.

Système

Je lis beaucoup de choses, notamment que je joue en 4-3-3 donc que j’aurais repris le système de Laurent Blanc. Mais je me suis simplement adapté aux joueurs. J’ai entraîné beaucoup d’équipes et j’ai utilisé de nombreux systèmes : le 4-4-2, le 4-1-4-1, puis le 4-2-3-1 à Séville, car c’était le meilleur pour cette équipe. Donc, en arrivant à Paris, j’aurais dû reconduire ce système ? Je ne vois pas pourquoi j’aurais tout changé alors que cette équipe avait ses repères. Maintenant, tout en conservant les points positifs, je vais me servir de cette base pour améliorer certains aspects importants. Mais c’est très long.

Mercato

Pourquoi parler du mercato ? Ce qu’on pense aujourd’hui aura changé dans deux mois. Il y a quelques semaines, la question centrale était : est-ce que Cavani est le bon buteur pour cette équipe ? Le match d’après, il a quatre occasions et il marque quatre buts. Je peux simplement vous dire que j’ai confiance dans mon effectif. Ensuite, on réfléchira au moment du mercato. Et, qui sait, c’est peut-être l’entraîneur qui changera ! C’est possible (rires).

 

À propos Marc Alvarez

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