Le traitement fait à Emery : Riolo accuse

Daniel Riolo dénonce, Unai Emery est face à une meute médiatique. Ils sont nombreux à vouloir sa tête et tous les moyens sont bons, affirme-t-il

« A son arrivée, Emery s’est peut-être dit que ça allait être simple. Une très bonne équipe pour dominer la L1 et du temps avant d’aborder les échéances de 2017, les seules qui comptent. L’accueil des médias est d’abord plutôt bon. On cherche à découvrir qui il est. Le Trophée des champions remporté facilement sert ses intérêts. Mais après deux mois dans notre L1, Emery a compris que le contexte allait être terrible. Après Ancelotti, Bielsa, c’est au tour d’Emery d’être confronté au conservatisme de notre foot. Je n’évoque même pas Jardim, traité avec un mépris innommable, commente le journaliste sur SFR Sport Cherchez donc un média, un journaliste qui n’a pas déjà sorti la hache ? Il ne reste que Didier Roustan et nous. On ne défend pas Emery. On dit juste qu’on va attendre quelques mois, que c’est impossible de juger aussi vite. On note aussi que c’est pure malhonnêteté intellectuelle de dire après le match de Bordeaux que Paris a gagné en faisant du Blanc. (…)  Des journalistes qui ont soutenu Domenech jusqu’au bout taillent Emery après 10 matches. Ancelotti est passé par là. Lui aussi avait été malmené par le corporatisme ambiant. C’est l’influence extérieure qui a fini par pousser le patron du PSG à mettre une pression anormale sur les épaules du coach italien. Il n’a pas compris, il n’a toujours pas compris. Il est parti au Real gagner une Coupe d’Europe alors que quelques mois plus tôt, la France se demandait si c’était un bon coach ! Emery découvre que le PSG a beaucoup de moyens, mais que ça n’est pas ça qui fait un grand club. L’édifice n’est pas solide, pas taillé dans une même pierre. Ça flotte un peu partout et ça fuite de beaucoup de côtés. (…) Emery découvre que la France est folle de Ben Arfa. Il ne le met pas dans l’équipe, pas sur le banc. Il regarde le CV du joueur et ne comprend pas. Quand il le récupère dans le groupe cet été, Ben Arfa affiche des résultats aux tests physiques comme jamais il n’en a vus dans sa carrière d’entraîneur. Il ne voit surtout pas un crack. Il découvre aussi que le vestiaire fuite. Le conseiller de Ben Arfa, Michel Ouazinne, est très sympa mais parle beaucoup aux journalistes. Il est tellement en colère de voir son protégé hors du groupe, qu’il invente des histoires comme celle qui veut qu’Emery ait dit un jour « tu n’es pas Messi » ! Faux ! Je mets au défi quiconque de prouver le contraire. Ce qui est vrai, c’est qu’Emery et Ouazinne vont s’attraper. L’échange est vif. »

« Les journalistes de l’Equipe et du Parisien se régalent des mots du conseiller de Ben Arfa. Le « storytelling » est lancé. Il faut dégommer Emery, poursuit Daniel Riolo. Emery refuse pour l’instant les demandes d’entretiens de l’Equipe et du Parisien. On lui a fait comprendre qu’il pourrait le payer. Là encore, je mets au défi quiconque de démentir ce que je dis. Je ne donne pas de nom. Je les garde, au cas où. (…) Emery demande aux joueurs comment ils avaient pu être aussi nuls. Il ouvre un dialogue. La conversation est bonne, simple et tranquille. Pourtant, pour la majorité des médias, Emery a perdu tout pouvoir. Le jour de PSG/Bordeaux, trois pages sont consacrées à l’été de Blanc. L’article est écrit par une journaliste/amie. Quoi de plus normal non ? Aujourd’hui dans l’Equipe, interview de Thomas Meunier. Une phrase à la Une du journal. En gros, les joueurs jouent sans coach. Et puis on va lire la totalité de l’entretien et l’odeur n’est pas la même. Quitte à sortir une phrase, le journal pouvait mettre en Une : « Avec Blanc, si j’ai bien compris, les entraînements étaient plus simplistes ». Meunier a aussi dit ça ! »

 

 

« Emery n’en a pas fini avec les médias français. Sa tête est mise à prix, regrette le journaliste. Il souffre qu’on le fasse passer pour un guignol, un agité des pelouses. Il ne s’attendait pas à ça et ne comprend pas. Depuis le milieu du mois de septembre, Pascal Praud m’affirme qu’Emery n’y arrivera pas. Qu’il va se planter, que c’est un clown. J’aime bien Pascal. Quand on ne parle pas foot, c’est un bel esprit, mais je ne comprends pas comment il peut affirmer cela. Ils sont beaucoup à penser comme lui dans le métier. Je ne sais pas comment ils font pour être sûr qu’Emery va se planter. Mais je sais qu’ils feront tout pour que ça arrive… »

À propos Marc Alvarez

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