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Marco Verratti rétablit la vérité à son sujet

Dans sa deuxième chronique pour Goal, Marco Verratti adresse un message fort, aux supporters et aux journalistes.

« Chers supporters, chers amoureux du football. Cette semaine, il s’est dit beaucoup de choses qui ne sont pas vraies à mon sujet. Face à Marseille dimanche dernier, j’ai pris pas mal de coups en première mi-temps. On avait décidé à la mi-temps avec Unai Emery de faire un point après 15 minutes en deuxième période. On ne voulait surtout pas prendre de risque car je reviens d’une période très difficile et le staff médical fait très attention à moi. Après 15 minutes donc, Unai Emery a décidé de me faire sortir… et à partir de ce moment, j’ai tout entendu, tout lu, tout vu à mon sujet. On a dit que je m’étais énervé avec le coach car je ne voulais pas sortir. Ce n’est pas vrai. J’étais énervé contre moi, déjà, car je voulais aider l’équipe et sortir à cause d’un problème physique était impensable. Je me suis énervé car à chaque fois que je prends un coup, je dois sortir et c’est difficile à accepter. »

« Avec le coach, on ne comprenait pas comment on avait pu créer une polémique à partir de ça, poursuit l’international italien. Quand je suis sorti, j’ai mis la main devant la bouche pour dire : « Coach, je pouvais continuer, je me sentais bien encore. » Le coach me répond alors qu’il sentait que ça allait moins bien. Ensuite j’enlève ma main et je dis : « Il dit que je suis mal ». Sur le coup, j’explique juste que ce n’est pas le cas, que je n’ai pas mal. En réalité, il avait raison. Parfois, même à l’entraînement, je ne dis pas que j’ai des douleurs pour pouvoir continuer à jouer. Parce que je veux jouer simplement. Rien de plus. »

Et il ajoute : « Je n’aime pas quand les journalistes créent des polémiques quand il n’y en a pas.  Je n’accepte pas qu’on me fasse dire ce que je n’ai pas dit. J’entends et je lis que je n’ai pas de bonnes relations avec le coach, comme l’équipe d’ailleurs. Encore une fois, ce n’est pas vrai. On peut ne pas être d’accord avec son entraîneur, mais j’ai toujours respecté ses choix. Et je le ferai toujours. Ce sont nous, les joueurs, qui sommes sur le terrain. On doit prendre nos responsabilités ! (…) Créer des polémiques, c’est facile. Ça fait vendre, ça fait regarder la télévision, ça fait écouter la radio. Nous joueurs, on est habitués à ça, mais on n’aime pas ça. C’est normal qu’on ait des discussions entre nous. On est là pour gagner, on n’est pas là pour venir passer la journée et rentrer chez nous. Si on était là pour ça, on accepterait tout. Mais ce n’est pas le cas. C’est allé un peu loin cette semaine et même mon agent a un peu exagéré en disant que je pourrais quitter le club. (…) ça me fait mal quand je commence à lire que je suis un garçon égoïste, que je suis vicieux, que je manque de respect aux gens… J’aime le club, j’aime mes coéquipiers et vous pouvez demander à tout le monde ici, personne ne dira du mal de moi. J’ai un autre exemple : une fois on jouait à 17h00 et nous avions deux jours de repos après la rencontre. Je suis sorti avec ma femme et des amis le soir. À partir de ça, on a réussi à créer une polémique en expliquant que je ne devais pas aller en boite, alors que c’est très rare pour moi ! Je suis une personne comme les autres, j’ai une vie privée aussi. Et ce n’est qu’un exemple personnel. Je pense que l’on doit avant tout être jugé pour ce que l’on fait sur le terrain et pas en dehors. On travaille dur toute la semaine pour être bon pendant 90 minutes. Ce n’est pas parce qu’on est bien payés qu’on n’est pas professionnels. Je ne serais jamais sorti si j’avais entraînement le lendemain. Si je perds un match, je peux être déçu une semaine entière ! »

À propos Marc Alvarez

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