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Michel Girard se remémore le bouillant Classico de décembre 1992

Le soir du fameux 18 décembre 1992, le PSG reçoit son meilleur ennemi, l’Olympique de Marseille. Le combat commence bien avant la rencontre, Artur Jorge lançant un cinglant « On va leur marcher dessus« , incitant Bernard Tapie à afficher dans les vestiaires les provocations d’un PSG décidé à marquer de son empreinte cette rencontre. Seulement, ce soir-là, si les joueurs du PSG se sont montré durs sur l’homme, les joueurs de l’OM n’y sont pas non plus allé de mains mortes, bien aidés par un Eric Di Meco injustement non exclu de la rencontre. Avec 19 fautes et 4 cartons jaunes  a mi-temps, l’OM dépasse les 14 fautes et le seul carton jaune du PSG. Une boucherie sur laquelle revient Michel Girard dans les colonnes de 20 Minutes.

« J’ai arbitré plus de 1.000 matchs dans ma carrière, mais on ne me parle que de celui-là. Ça a marqué beaucoup de personnes. Y compris moi, bien sûr. J’ai bien senti avant le coup d’envoi une grande animosité entre les deux équipes. Dans le regard des joueurs, il y avait de la haine, je crois qu’on peut le dire comme ça. Si j’avais été totalement dépassé, le match ne se serait jamais terminé. On peut toujours refaire le match, discuter mes décisions. J’aurais peut-être dû mettre du rouge très tôt, mais ce n’était pas ce que j’avais décidé de faire. Je me suis dit « si tu veux que ça aille au bout, il ne faut pas mettre le feu tout de suite« . Ce n’était peut-être pas la meilleure option, mais c’était la mienne. J’étais persuadé qu’on ne finirait pas si je cartonnais trop. Alors, j’ai essayé de calmer le jeu, de prendre mon temps dans mes interventions. Si je me mets à faire comme eux, c’est la fin.« 

L’arbitre, qui a sifflé 55 fois lors de cette rencontre, est revenu sur cette tension qui se lisait dans les yeux des joueurs.

« Il y a eu beaucoup de palabres, mais quoi que je pouvais dire, ça ne servait pas à grand-chose. C’était un peu comme si je n’étais pas là. Rien ne pouvait les calmer. Je voyais dans leur regard que ce n’était pas les mêmes joueurs que ceux que j’avais rencontrés et arbitrés des tas de fois.« 


PSG-OM 1992: une boucherie par football-fr

À propos Quentin Polin

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