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[Focus n°6] Patrick Mboma, Lion devenu Roi au Pays du Soleil Levant (avec sa participation)

Avec la participation exceptionnelle de Patrick Mboma.

Lion parmi les Grands, joueur africain de légende, Patrick Mboma. Henri Patrick Mboma Dem est né à Douala au Cameroun le 15 novembre 1970. C’est à l’âge de deux ans et demi, en mars 1973, que ce jeune garçon déjà rempli d’énergie débarque en France, à Bondy en Seine Saint-Denis. Comme beaucoup d’enfants des quartiers, c’est en bas de son immeuble qu’il fait ses gammes footballistiques, arpentant les tours et les terrains de foot bétonnés, toujours accompagné de ses deux frères Henri et Alain et des souvenirs de footballeur du papa. L’Afrique, les cités, autant d’endroits où l’amour fraternel est comme décuplé et font de ce dernier un noyau dur dans la personnalité d’un Homme. Avec ses frères, il s’inscrit au club de Pavillons-sous-bois, le Stade de l’Est, célèbre club de la banlieue parisienne. Doué, Patrick se fait rapidement remarquer mais il refuse de quitter son club et la convivialité qui anime ce dernier. Patrick Mboma est un homme proche de ses valeurs, et pas question pour lui de quitter un club dans lequel il se sent si bien, mais également pour d’autres raisons, plus terre-à-terre.

« Si je rejoignais le club de Romainville ou du Red Star, je n’avais pas la certitude de pouvoir avoir la carte orange (pour les transports en commun, ndlr), cela aurait été compliqué d’y aller. Ce n’était pas envisageable. »

Ce sera à 19 ans que le Camerounais prendra la décision de quitter son environnement pour rejoindre le centre de formation du Paris Saint-Germain, son club de cœur.

« Quand je suis au PSG, je m’entraîne avec l’équipe 3, trois  fois par semaine, mais je joue le week-end avec les seniors du Stade de l’Est où j’y suis surclassé. Tout s’est joué sur un détail. A l’époque, il fallait démissionner de son club pour pouvoir en changer. La date butoir était fixée au 15 juin, je ne savais pas si j’étais pris. Pendant les révisions du bac, un ami me dit « Tu vas au PSG ou pas? Appelle les ».  Je vais à la cabine téléphonique, mais il me fallait 1 franc. Mon ami, Daoud Hanniche, a une pièce de deux francs, on cherche donc de la monnaie. On n’en trouve pas, donc mon ami me donne sa pièce et fait l’impasse sur la monnaie. Bernard Guignedoux me répond et me dit que c’était lui qui attendait mon appel ! Si mon ami ne me donne pas ses deux francs, il est probable que je sois resté au Stade de l’Est. »

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C’est d’abord au sein de l’Equipe de Division d’Honneur que l’attaquant répétera ses gammes avant de rejoindre l’équipe réserve du PSG, alors en troisième division. C’est d’ailleurs au PSG qu’il découvre ce poste, lui qui a été formé au poste de milieu de terrain. En deux ans, Patrick Mboma inscrira 29 buts, en seulement 36 matches, de quoi l’aider à taper à la porte d’une équipe première du PSG tout juste sous l’égide de Canal+. Mais le Camerounais est encore jeune et n’a pas encore les armes pour rivaliser avec Georges Weah, David Ginola et Amara Simba, voire François Calderaro. C’est pour cela que l’attaquant, sur les conseils de Michel Denisot, rejoint la Berrichonne de Châteauroux, alors en D2.

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Éloigné de ses frères, Patrick Mboma ne craint pas la distance puisqu’il est indépendant depuis la saison précédente. De plus, sa copine, Guila, devenue désormais sa femme et la mère de ses enfants, l’accompagne. Il inscrira à Châteauroux 5 buts en 19 matches. Malheureusement, une refonte de la seconde division contraint le Camerounais et les siens à descendre au troisième échelon, le National. Jusqu’alors composée de deux poules de 18 clubs, la D2 aura désormais une seule poule pour un total de 22 clubs. Patrick Mboma est marqué, mais rien ne l’empêchera de montrer sa valeur. En National, il marque 18 buts (dont celui de la victoire en finale, face à l’En Avant Guingamp de Stéphane Guivarc’h ) et devient l’artisan du titre de champion de La Berrichonne. Nous sommes en 1994. C’est donc fort de ce privilège qu’il revient au PSG. Mais tout ne se passera pas comme prévu.

« Châteauroux est une petite ville, je ne me rendais pas compte que j’allais m’ennuyer en dehors du foot.  Ce n’était pas la mégalopole, j’étais moins proche des joueurs qu’avec mes amis de Paris. C’était une atmosphère peu idéale pour moi. La descente donne un coup au moral, officiellement j’étais à Châteauroux, mais j’y étais prêté. Le PSG avait déjà prêté 5 joueurs donc ils m’ont transféré dans le but de me racheter en fin de saison. Mais Artur Jorge n’était pas satisfait de moi, pourtant je ne voulais pas jouer en National. J’ai boudé, mais je suis resté à Châteauroux malgré moi. Je n’aimais pas trop le style de l’entraîneur, Victor Zvunka. En plus, je perd mon père, mais heureusement je deviens papa deux mois plus tard. Je décide donc prendre les choses positivement. En National, j’avais annoncé que je mettrais 20 buts alors qu’à deux journées de la fin je n‘en étais qu’à 14. Je dis à un journaliste que la saison n’est pas terminée. Avant-dernier match, on gagne 3-0 contre Pau, je mets un triplé. Mais je n’ai pas joué le dernier match car je devais rejoindre la sélection camerounaise à Clairefontaine. »

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De retour dans son club de cœur, Mboma n’a que peu d’occasions de prouver sa valeur puisque Luis Fernandez ne lui permet pas de jouer autant qu’il le mérite. Pourtant, sa force de percussion et son adresse aux tirs semblent évidents. Lors d’un match de tour préliminaire de la C1, l’attaquant trouve par deux fois les filets du Vac Samsung, mais il sera tout de même, en 1995, prêté une nouvelle fois, cette fois-ci à Metz.

« Ma tête ne revenait pas à Luis. Il a grillé ma saison. Il me disait de prendre exemple sur Pascal Nouma alors qu’on avait Ginola et Weah dans l’équipe! »

Alors en D1, les Grenats ont entamé depuis la saison précédente ce qui, avec du recul, semble être la meilleure période de son Histoire et Mboma a eu la chance d’en faire partie le temps d’une saison. Là-bas, il côtoiera ses compatriotes Jacques Songo’o et Rigobert Song et pourra se parfaire aux côtés de joueurs talentueux tels que Robert Pirès, Sylvain Kastendeuch, ou encore Jocelyn Blanchard. Malheureusement, le joueur se blesse en début de saison mais remportera tout de même de nouveau la Coupe de la Ligue avec le club messin. A la fin de la saison, Mboma revient au PSG, désormais entraîné par Ricardo. Pourtant, le Brésilien imite son prédécesseur et ne fait pas beaucoup plus jouer le Camerounais. Mais Mboma compte bien donner à sa carrière l’allant qu’elle mérite. Il décide donc de rompre son contrat en janvier 1996 et s’envole dans un championnat où sévit Dunga, le Japon.

« A Metz, ce fut une belle aventure. Avec Rigobert Song et Jacques Songo’o, mon intégration fut beaucoup plus facile. On gagne la Coupe de la Ligue, je suis titulaire pour la finale mais je dois rapidement laisser ma place à cause d’une blessure. En fin de saison je suis dans l’équipe-type alors que je n’ai joué qu’un tiers des matches. A Paris, j’ai moins difficilement accepté les décisions de Ricardo (par rapport à celles de Fernandez, ndlr). C’était un jeune entraîneur, il a hésité à me lancer. Je peux comprendre. Je ne joue pas assez à Paris, j’ai étudié le choix avec tranquillité. Le choix sportif a été le plus important, je voulais jouer, qu’importe si ce n’était pas un club prestigieux. Il y avait de l’argent alors je l’ai pris, j’ai fait des concessions pour venir en Italie après donc j’y étais vraiment pour le sport. On a plus parlé de moi quand j’étais au Japon que sur le banc à Paris.  Et puis j’avais un parachute, mes capes camerounaises. J’y étais titulaire, on ne m’aurait pas oublié. »

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Patrick Mboma débarque donc au Gamba Osaka où il est mis dans de bien meilleures dispositions. Son contrat est vu à la hausse (huit fois supérieur à celui qu’il avait au PSG) et, surtout, il joue, tout le temps. Sa première année, l’attaquant la conclue sur 25 buts et 15 passes décisives en 28 matches. Arrivé dans un club estimé alors comme plutôt modeste, Patrick Mboma a aidé le club à entamer une très grande progression puisque le club japonais est désormais deux fois champion du Japon et habituel vainqueur des coupes nationales. Le Camerounais, premier joueur de l’histoire du championnat japonais à inscrire un triplé, a par ailleurs été élu second meilleur joueur du championnat, derrière Dunga (alors au Jubilo Iwata). Il termine meilleur buteur du championnat et deuxième meilleur passeur derrière Hidetoshi Nakata.

« Je gardais mon côté altruiste même devant la cage adverse. Lors du dernier match, on menait 3 buts à 1, je me présente seul face au gardien mais je préfère passer à mon coéquipier qui marque. Une fois sur le banc, l’entraîneur ne comprenait pas pourquoi je n’avais pas tiré alors que mon titre de meilleur buteur étant en jeu. Marquer est moins essentiel que gagner : c’est un concept que je défends. »

La vie joue parfois de drôles de tours puisque suite à cette saison, Michel Denisot le contacte pour qu’il revienne au PSG, mais il refuse. Dur à cette époque de s’imposer au PSG quand on est un Francilien. La seconde saison du joueur démarrera sur les chapeaux de roues puisqu’il a le temps d’inscrire 4 buts (dont un triplé) en 6 matches avant de rapidement s’envoler en Italie grâce à une cassette vidéo qui a tapé dans l’œil des recruteurs de Cagliari. L’attaquant souhaitait jouer la Coupe du Monde, il le fera. Mais l’aventure s’achève rapidement puisque le Cameroun termine 4ème du groupe B d’une Coupe du Monde que le joueur jouera deux fois en tant que milieu de terrain .

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A Cagliari, il luttera pour le maintien deux saisons durant lesquelles il inscrit 15 buts. Mais le tremplin fut beau pour Mboma, tout juste auréolé du titre de la CAN, qui rejoint Parme en 2000 alors orphelin de Crespo. Cet été fut glorieux pour le natif de Douala puisqu’il remporte également les Jeux Olympiques d’été. A Sydney, le Cameroun est à la peine. Après une victoire 3-1 face au Koweit, les Lions Indomptables font match nul face aux Etats-Unis et la République Tchèque. Mais, en quarts de finale, les Africains prennent par surprise le Brésil et Mboma marque le premier but du match à la 17ème minute. Mais Ronaldinho en décida autrement et égalisa en toute fin de match (1-1, 90′). Finalement, Modeste M’Bami délivrera les siens à la 113ème minute. Décidément un match très aux couleurs du PSG. C’est en plus titré du trophée de Ballon d’or Africain et éligible au Ballon d’Or France Football parmi 50 joueurs que Patrick Mboma débarque à Parme.

« Les choses viennent progressivement. Sur dix mois j’ai bien évolué en confiance, en notoriété, je suis dans un grand club, j’avais passé le cap. J’avais mérité tout ça. Une amie journaliste me rappelle mes statistiques et me dit que l’on parle de moi partout. Je réalise pour la première fois que je peux être le meilleur joueur africain. Pendant un mois je ne dors pas. Doublé contre le Milan AC, ciseau conte la France. Je suis impatient car je sens que ça va être moi. Finalement 23 votes pour 25 m’élisent premier. Grande fierté, ça restera quoi qu’il arrive. Si je suis consultant, je suis très bien aidé grâce à mes résultats personnels et collectifs. Une partie de moi se dit que je ne serai plus jamais oublié. C’est ce dont on rêve quand on veut être footballeur. »

Le Camerounais évolue durant un an et demi avec Thuram et Buffon, mais gêné par des blessures et des allers-retours en sélection, il quitte le club après avoir scoré 5 fois, tout en ayant tout de même remporté une seconde CAN en 2002.  Par la suite, l’attaquant évoluera à Sunderland où il se blesse lors d’un match à Highbury, puis à Al Ittihad Tripoli en Libye. L’aventure libyenne se passe mal puisque le contact se rompt très rapidement avec Saadi, le fils de Khadafi. En cause, l’égo surdimensionné du fiston qui préfère que tout le monde pense que si le club gagne, c’est parce qu’il en est le patron. Patrick décide donc de repartir, fait croire à ses dirigeants qu’il part en vacances avec sa famille et retourne au Japon où il évoluera dans deux clubs (Tokyo Verdy et le Vissel Kobe).

 « J’ai fuis Tripoli. Mes enfants et ma femme doivent partir pour les fêtes de fin d’année donc je pars en France en disant que je reviendrai, mais je n’avais aucune raison d’y revenir. Le fait que ma femme soit née en Israël a déplu et de plus ils n’ont pas payé mes cinq mois de salaire. La FIFA est allé dans mon sens et le contrat fut cassé. Saadi Khadafi traitait les êtres humains comme des Lego. »

C’est sur les terrains qui l’ont vu exploser que l’attaquant camerounais achèvera donc sa carrière. Un an avant la fin de sa carrière en club, Mboma conclu son aventure nationale sur le titre de meilleur buteur de la CAN 2004 et avec un total de 33 buts inscrit en 57 matches.

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En 2011, Patrick Mboma refait son retour dans le foot, tranquillement dans son coin. En 2011, il rejoint le club de sa ville, le FC Villepreux, qui évolue alors en deuxième division de district des Yvelines.

« J’aime le football. Si je m’étais bougé un peu à l’époque, j’aurais peut-être pu jouer en DH. Mais c’est un club proche de chez moi et surtout je devais organiser mon jubilé en mai 2012, donc j’ai pu me préparer sur toute une saison. »

Le Camerounais se reconvertit malgré tout et devient donc agent sportif mais également médiateur pour l’équipe nationale au sein de la Fédération Camerounaise de Football. On entendra également sa voix sur les ondes de RMC pour qui il devient consultant puis il devient homme d’affaires en devenant le directeur général adjoint de Hope Finance. Malheureusement, l’aventure se finira mal puisqu’il y aura une « fausse » banqueroute (détournements de fonds en fait) et une interdiction temporaire de quitter le territoire camerounais et dont en découlera des saillies publiques de son ami Pierre Womé. Souhaitant laisser la justice prouver son innocence, Patrick Mboma a autrefois peu commenté ces démêlés. Jusqu’à aujourd’hui.

« Je rencontre des gars, mes amis aujourd’hui, et un autre qui est la tête pensante, monsieur Foumbi. Il m’a fait investir de l’argent, m’a fait appeler des amis pour investir, et moi naïvement je me laisse avoir. J’ai des valeurs, je suis proche de l’Afrique donc je me suis laissé fait avoir par la beauté du projet. Il me disait que c’était les gens connus comme moi qui pouvait aider l’Afrique. J’étais donc assis dans mon bureau sur les Champs-Elysées du lundi au samedi et je mène l’entreprise. De ma poche, 700 000€ sont sorties, puis de celle de mon meilleur ami à l’époque, Pierre Womé. Carlos Kameni a investi 150 000€. Je n’ai jamais gagné un seul euro. Je n’ai fait qu’en perdre. Pierre Womé, mon ami alors, raconte devant les médias que je lui ai volé son argent. Auparavant je l’avait fait investir dans l’immobilier, je l’avait déjà fait avant lui. Il investissait 300 000€, un an plus tard il a gagné 20% en empochant 360 000€. Mais il ne m’a jamais dit merci, malgré notre amitié. Quand je l’appelle pour Hope Finance, je ne vois pas que je me fais avoir. Mon directeur général me fait miroiter de l’argent, et c’était possible, mais le gars à voulu être le seul à gagner de l’argent et nous a escroqué en se servant de mon nom et de ma notoriété. Les gens dehors ont réussi à croire que j’étais capable de prendre l’argent de mon meilleur ami et de m’envoler avec. Ils sont restés sur les propos de Womé. Mais, contrairement à mes deux autres amis, il m’avait demandé une garantie au préalable, je suis donc devenu garant de l’argent qu’il avait investi. Comme je n’ai pas contre communiqué, les gens y ont cru. J’ai préféré me tenir au silence car j’estimais que la justice ferait son travail. La justice française  m’a condamné au remboursement, mais mes vrais amis avaient assigné le président directeur général, Jean-Emmanuel Foumbi, en justice pour faux, usage de faux et escroquerie, et il a été condamné à 20 ans de prison. Il me doit plus d’un million 300 000 euros. Si j’étais un escroc, pourquoi la justice me donnerait tout cela ? Womé a préféré m’attaquer moi plutôt que le directeur de Hope Finance. En plus il ajoute que je suis le père de son troisième enfant. La vérité c’est que Womé a 6-7 ans de plus que sur ses papiers, les blessures sont normales quand tu approches de la quarantaine réelle. Il allait donc voir des guérisseurs, dans plusieurs pays. Un jour, l’un deux s’est servi de sa foi pour le manipuler et lui soutirer de l’argent. Quand il a fallu lui rendre son agent suite à Hope Finance, je me rends compte que Womé essaie de me prendre mes sous, alors que le gourou lui-même lui en prenait. Ce gourou a détruit sa famille. Pierre en est venu à demander un test de paternité pour prouver ses propos. Test qui l’a contredit. Il disait m’avoir surpris seul chez lui alors qu’il était juste parti acheter des pizzas, et l’enfant dont je serais le père selon lui est né à peine un mois et demi plus tard ! Son fils qui lui ressemble le plus de surcroît ! Il a tout fait pour me déstabiliser en public, alors que je suis le parrain de son premier fils. Du jour au lendemain, un petit con veut ruiner mon image. En contre-partie il a bousillé sa vie de famille, il ne l‘emportera pas au paradis.  Il est allé tellement loin dans ses mensonges qu’il y a cru lui-même. Il a même corrompu la presse camerounaise. Ce fut très difficile pour moi. »

Et on peut décemment le comprendre. La justice camerounaise n’est par ailleurs pas restée dupe face aux calomnies et a donc condamné Jean-Emmanuel Foumbi à 20 ans de prison et 1 300 000 euros de dommages et intérêts à verser à l’ancien attaquant parisien. Pierre Womé, quant à lui, paie les pots cassés d’avoir tenté à tort de discréditer son ami. Au final, il y a plusieurs victimes dans cette affaire, mais Foumbi et Womé sont les victimes de leurs propres actes. Malgré cette dommageable histoire, Mboma reste à l’image du joueur qu’il était, combatif. En 2015, il suit la voie de son frère Alain, lui-même entraîneur (champion de CFA en 2007 avec Villemomble). Le temps de préparer son diplôme, Patrick devient adjoint des U19 nationaux et de la CFA2 du Paris FC. Proche, très proche, de son Cameroun natal, on a prêté à Patrick Mboma des envies d’être sélectionneur du pays.

« C’est faux, archi-faux. J’ai obtenu mon diplôme en mai, mais jamais à ce jour je n’ai postulé pour la sélection. Mon nom plaît à certains au Cameroun, on le cite. Mais c’est faux, je ne suis pas candidat. »

C’est forcément loin de son nid que l’oiseau prend son plus bel envol. Et face aux vents et aux pluies, l’aigle ne fléchit pas. C’est donc loin de Paris que Patrick Mboma a explosé, mais dans le cœur des supporters parisiens, il restera le Titi qui a mis l’Afrique à ses pieds.

Dans une petite vidéo, l’ancien international camerounais a d’ailleurs souhaité adresser un message à toute la communauté CSienne.


Encore merci à Patrick Mboma d’avoir participé à l’aventure des Focus de Canal Supporters. Domo arigato gozaimasu.mboma-maillots

Son site internet personnel, myfootlife, site d’actualités footballistiques

[Focus n°2] : Patrice Loko, l’écorché vif aux pieds dorés

[Focus n°3] : Jean-Pierre Dogliani, leader technique et charismatique

[Focus n°4] : Jean-Luc Sassus, le footballeur ingénieur

[Focus n°5] : Valdo, le magicien venu du Brésil

À propos Quentin Polin

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