Patrick Mboma : « Ma tête ne revenait pas à Luis Fernandez »

Un long focus a aujourd’hui été dédié à Patrick Mboma. S’il nous a gentiment accordé un entretien, c’est pour partager son ressenti sur sa carrière professionnelle. Au PSG, l’attaquant n’aura pas inscrit de son empreinte son passage, notamment à cause d’entraîneurs ne lui faisant pas confiance. Le Camerounais a donc été prêté par deux fois. Des passages à Paris et des prêts loin de chez lui qu’il évoque dans le Focus Canal Supporters. Morceaux choisis.

« Châteauroux est une petite ville, je ne me rendais pas compte que j’allais m’ennuyer en dehors du foot.  Ce n’était pas la mégalopole, j’étais moins proche des joueurs qu’avec mes amis de Paris. C’était une atmosphère peu idéale pour moi. La descente donne un coup au moral, officiellement j’étais à Châteauroux, mais j’y étais prêté. Le PSG avait déjà prêté 5 joueurs donc ils m’ont transféré dans le but de me racheter en fin de saison. Mais Artur Jorge n’était pas satisfait de moi, pourtant je ne voulais pas jouer en National. J’ai boudé, mais je suis resté à Châteauroux malgré moi. Je n’aimais pas trop le style de l’entraîneur, Victor Zvunka. En plus, je perd mon père, mais heureusement je deviens papa deux mois plus tard. Je décide donc prendre les choses positivement. En National, j’avais annoncé que je mettrais 20 buts alors qu’à deux journées de la fin je n‘en étais qu’à 14. Je dis à un journaliste que la saison n’est pas terminée. Avant-dernier match, on gagne 3-0 contre Pau, je mets un triplé. Mais je n’ai pas joué le dernier match car je devais rejoindre la sélection camerounaise à Clairefontaine. »

« A Paris, ma tête ne revenait pas à Luis. Il a grillé ma saison. Il me disait de prendre exemple sur Pascal Nouma alors qu’on avait Ginola et Weah dans l’équipe! »

« A Metz, ce fut une belle aventure. Avec Rigobert Song et Jacques Songo’o, mon intégration fut beaucoup plus facile. On gagne la Coupe de la Ligue, je suis titulaire pour la finale mais je dois rapidement laisser ma place à cause d’une blessure. En fin de saison je suis dans l’équipe-type alors que je n’ai joué qu’un tiers des matches. A Paris, j’ai moins difficilement accepté les décisions de Ricardo (par rapport à celles de Fernandez, ndlr). C’était un jeune entraîneur, il a hésité à me lancer. Je peux comprendre. Je ne joue pas assez à Paris, j’ai étudié le choix avec tranquillité. Le choix sportif a été le plus important, je voulais jouer, qu’importe si ce n’était pas un club prestigieux. Il y avait de l’argent alors je l’ai pris, j’ai fait des concessions pour venir en Italie après donc j’y étais vraiment pour le sport. On a plus parlé de moi quand j’étais au Japon que sur le banc à Paris.  Et puis j’avais un parachute, mes capes camerounaises. J’y étais titulaire, on ne m’aurait pas oublié. »

[Focus n°6] Patrick Mboma, Lion devenu Roi au Pays du Soleil Levant (avec sa participation)

À propos Quentin Polin

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