Le PSG, sa prolongation, sa sélection et ses larmes, Cavani se livre

Depuis l’aéroport de Munich mercredi dans la soirée, où Edinson Cavani se trouvait pour y effectuer un shooting avec son équipementier, l’attaquant parisien s’est entretenu avec la radio uruguayenne Radio Nacional. Il se livre au sujet de sa prolongation de contrat en cours, la situation de sa sélection nationale, avant de revenir sur une intime anecdote datant de 2009 avec la Celeste.

Bande son originale de l’entretien sur les ondes de Radio Nacional :

Son positionnement et ses objectifs en club

« Oui il est vrai que c’est une nouvelle année, avec certains changements, je reviens à ma position d’attaquant de pointe, en bougeant sur toute l’attaque, ce qui m’a permis de marquer beaucoup de buts. En fait, il y a les buts mais, mais aussi les résultats de l’équipe. Nous n’avons pas encore pu nous emparer de la tête du classement. Sur le plan personnel je me sent bien, j’espère que je pourrai terminer la saison comme je l’ai commencée. Sur le plan collectif, nous espérons obtenir des titres, ce qui est l’objectif principal de tout footballeur. »

Sur le point de renouveler son contrat ?

« Oui c’est vrai, après plusieurs conversations on est arrivé à un accord entre les deux parties, et on continue à parler de beaucoup de choses. Je crois que les choses doivent être claires, et il faut éclairer beaucoup de points. À l’arrivée tout ce qu’on veut c’est seulement jouer au football, et ça c’est mon frère qui s’en charge (son frère et agent Walter Guglielmone, ndlr), il a fait les choses qu’il devait faire. Je ne pense qu’à jouer, et si je dois rester ici, on espère que ce sera le cas, et continuer de la même manière, avec la même passion, la même envie, et le désir de gagner des choses. »

Deuxième en zone Amsud avec l’Uruguay pour les qualifications au mondial 2018

« On le vit en étant conscient que personne ne nous a rien offert, et on en profite parce que sincèrement on en est arrivé là avec beaucoup de travail, de dévouement et de force, on en est arrivé là avec un groupe très unis bien qu’il y a eu beaucoup de changements, mais le groupe a toujours  maintenu une ligne, et ça c’est fondamental.  C’est ce qui reflète aujourd’hui ce qui est en train de se passer, et qu’on peut voir au classement, ça, on l’a obtenu avec des grands footballeurs. C’est vrai que ça se joue sur des petits détails, et que ce n’est pas facile dans la zone sud-américaine, mais on est là pour se battre pour le magnifique objectif du mondial en Russie. »

Le rôle d’Óscar Washington Tabárez à la tête de la Celeste depuis 2006

« Pour moi il est responsable de tout ce qu’il s’est passé ces dernières années en sélection. Ce n’est pas discutable, c’est quelque chose de vrai, avec tous les faits, avec toute la vertu que parfois aucune raison ne peut expliquer, aucun entraîneur ne peut avoir, avec les erreurs, avec plein de choses que nous savons et qui est normal dans le football, que certains vont aimer et d’autres non. Je pense que Tabárez est le responsable, pas seulement avec tout le travail qu’il a pu produire en sélection, mais avec la manière qu’il a dirigé le groupe. Pas seulement avec nous comme joueurs, mais aussi avec les points qu’il a mis en place au sein de la sélection. J’ai vraiment beaucoup appris en sélection, avec des coéquipiers d’expérience, d’autres plus jeunes, mais toujours avec une ligne de conduite, nous avons toujours su qu’il y avait des points à respecter en sélection. Et je crois que tout ça c’est le travail du staff technique, les adjoints du coach, et ça porte ses fruits. Pour moi ils sont responsables de tout ce qui se passe avec la sélection. »

Barrage contre le Costa Rica avant le mondial 2010, son absence et ses larmes

« Oui c’est vrai parce que je dis toujours ce que je pense, et j’étais responsable de mon absence, des choses qui s’étaient passées. Je crois que personne ne m’a jamais rien offert pour en arriver là où je suis aujourd’hui, j’ai luté pour gagner ma place. Je peux être tranquille sur ce qui m’arrive et sur ce que je ressens avec ma sélection. Ça c’est une des anecdotes qui sont vraies, il y a eu les matchs des éliminatoires qui avaient été joués et puis, le match de repêchage est arrivé, j’ai dû le regarder à la maison en pleurant, et j’ai dis : ‘je ne suis pas là, mais je serai au mondial… Avec détermination et dévouement tu peux y arriver. » C’est vrai, c’est ce que je me suis dis. Çà fait partie des souvenirs dont on se souvient quant on les vit, parce que ce sont des moments d’une carrière qui te marquent. »

Il reste 5 matchs en zone Amsud, l’Uruguay proche de se qualifier pour le prochain mondial ?

« On a une sélection qui peut rivaliser, compétitive et qu’on peut gagner contre n’importe qui parce qu’on l’a déjà démontré. Si tu regardes nos joueurs, chacun joue dans les meilleurs championnats du monde, il n’y a rien à dire. En jouant bien, en jouant pour ses coéquipiers, cela peut nous permettre de rêver en pensant qu’on est proche et qu’on peut gagner pour se qualifier. »

À propos des caricatures satiriques à l’égard de l’équipe d’Uruguay et Luis Suarez durant le mondial

« Je crois qu’on travaille tous avec le même objectif, on peut s’améliorer. Je n’ai rien contre personne parce que sincèrement, toutes ces choses que ma famille et moi-même avons réussis à faire, nous les avons accomplies avec beaucoup de sacrifices. Je ne jette la pierre sur personne, je ne dis rien de mal sur personne, je cherche juste le meilleur pour le football de notre pays, il faut que nous continuions tous  à travailler pour le même objectif en cherchant le meilleur pour notre football et nos footballeurs. »

A propos de la prise de défense du sélectionneur national, Óscar Tabárez, pour ses joueurs

« Le coach, comme footballeurs, il nous connait très bien. Il a la tranquillité pour savoir ce qu’il a à faire, connait les joueurs qui font parti de sa sélection. »

L’anniversaire de Cavani tombe un 14 février, jour d’un certain PSG / FC Barcelone

« Oui ce sera ce même jour contre Barcelone, et ils disent que ce jour, comme c’est mon anniversaire, ils vont me mettre 3 joueurs dessus pour me marquer (rire). »

Traduit par Canal Supporters.

À propos Karim Bachelez

Expériences en Colombie et à Taïwan. Bilingue espagnol, anglais, de très bonnes notions en mandarin. Parisien de naissance, PSG dans l'âme.
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