Retour sur… Nantes / PSG du 3 octobre 1999

Demain, le PSG affrontera le FC Nantes. Revigorés depuis l’arrivée de Sergio Conceição, les Nantais vont vouloir perdurer dans leur dynamique en tentant de contrer un PSG avide de victoires. Le club de la capitale troisième, l’AS Monaco premier, exactement comme le classement de D1 ce soir d’octobre quand le PSG de Philippe Bergeroo affrontait le FC Nantes de Raynald Denoueix. Retour sur Nantes / PSG du 3 octobre 1999.

F.C. NANTES-ATLANTIQUE – PARIS ST-GERMAIN F.C.  0-4 (0-2)
27 323 spectateurs. Buts : Jimmy Algérino 6′, Mickaёl Madar 28′, Laurent Leroy 67′ et 86′.
L’équipe du PSG : Bernard Lama – Jimmy Algérino, Godwin Okpara, Éric Rabésandratana, Nicolas Laspalles (Aliou Cissé, 40′) – Pierre Ducrocq, Augustine Okocha, Ali Benarbia, Laurent Robert – Mickaёl Madar (Laurent Leroy, 55′), Christian Corrêa (Édouard Cissé, 46′). Entraîneur : Philippe Bergeroo

L’équipe de Nantes : Mickaël Landreau – Nicolas Gillet, Stéphane Lièvre (Marama Vahirua, 53′), Jean-Marc Chanelet, Salomon Olembé – Eric Carrière, Charles Devineau (Mehdi Leroy, 75′), Sébastien Piocelle (Diego Daniel Bustos, 63′) – Frédéric Da Rocha, Olivier Monterrubio, Antoine Sibierski

Défait 3-0 par l’AS Monaco la semaine précédente, le PSG doit se racheter en terre nantaise s’il ne veut pas mettre un coup de frein à son bon début de saison. Pour tenter de renverser la vapeur, Philippe Bergeroo place Jay-Jay Okocha en milieu de terrain défensif et grand bien lui en a pris puisque le Nigérian réalisera l’un de ses meilleurs matches sous le maillot parisien. La pression ne se fera pas longtemps sentir puisque, dès la sixième minute de jeu, Jimmy Algérino combine avec Ali Benarbia qui lui remet dans la course à l’intérieur de la surface de réparation. Le latéral droit du PSG enchaine sur une frappe du gauche qui heurte le poteau droit de Mickaël Landreau avant de filer au fond des filets (0-1, 6′). La domination parisienne ne s’arrêtera pas là puisqu’une vingtaine de minutes plus tard, Mickaël Madar est bien servi après un festival de Jay-Jay Okocha. L’attaquant du PSG feinte le centre avant de taper une balle en cloche qui lobe parfaitement le gardien nantais, trop avancé (0-2, 28′). Malheureusement, le PSG va se retrouver à 10 après que Pierre Ducrocq n’écope d’un second carton jaune peu utile. A quelques secondes de la mi-temps, le numéro 23 parisien empêche Frédéric Da Rocha de jouer le coup-franc et l’arbitre,  monsieur Philippe Kalt, renvoi donc le milieu de terrain aux vestiaires.

Les Nantais reviennent donc sur la pelouse de la Beaujoire en supériorité numérique et tenteront donc le tout pour le tout en faisant entrer Marama Vahirua, un jeune Tahitien qui se fera vite connaître, tout comme son cousin Pascal Vahirua avant lui. Son oncle, Errol Bennett, a d’ailleurs joué au PSG six mois de janvier à juin 1972 mais ne s’est jamais acclimaté au climat de la métropole. Du côté du PSG on lance aussi un jeune joueur, Laurent Leroy, qui remplace à la 55′ Mickaël Madar, blessé. Peu sevré en temps de jeu depuis le début de saison, le jeune attaquant va devoir faire ses preuves durant cette seconde période. Et force est de constater que c’est ce qu’il fait. Le joueur joue le une-deux au milieu de terrain avec Edouard Cissé qui lance bien en profondeur le natif de Saint-Saulve qui, seul face au gardien nantais, enroule bien sa frappe du droit et permet au PSG de prendre le large (0-3, 65′). Et l’attaquant ne s’arrêtera pas là puisque quelques minutes avant la fin de la rencontre, il profite d’une (très) mauvaise passe en retrait de la tête du jeune Vahirua pour se retrouver dans la surface de réparation. Laurent Leroy crucifie une seconde fois Mickaël Landreau (0-4, 85′). Monsieur Kalt siffle la fin du match et le PSG retrouve donc la tête du championnat de D1, à égalité avec leurs bourreaux monégasques de la semaine précédente.

Réactions : 

Philippe Bergeroo : « Je retiens surtout la victoire d’un groupe et le comportement de chaque garçon. Depuis le début de la saison, nous sommes très réguliers dans le jeu, nous avons certains principes que nous respectons. C’est ce qui me fait dire que j’ai des garçons extraordinaires »

Laurent Leroy : « C’est un grand plaisir. Je suis soulagé de m’être mis en valeur par ce premier doublé avec le PSG. A moi de prouver que je ne suis plus un jeune. A 23 ans j’ai l’âge d’être un leader. »

Sources : archives paris football / paris canal historique / psg stat

À propos Quentin Polin

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