Retour sur… PSG / Bastia du 18 mars 2008

Ce soir, le PSG reçoit le SC Bastia pour le compte des 32èmes de finale de Coupe de France. Et si ce sera l’occasion pour les joueurs d’Unai Emery de prouver qu’ils veulent démarrer 2017 de la meilleure des façons, ce n’était pas le cas le 18 mars 2008 quand, à quelques heures d’un match de Coupe de France, le PSG se présentait totalement remanié afin de préserver ses forces vives à quelques jours d’un match face à l’ogre lyonnais. Retour sur PSG / SC Bastia du 18 mars 2008.

PARIS ST-GERMAIN FC – SC BASTIA  2-1 (1-1)
20 000 spectateurs environ. Buts : PSG Loris Arnaud 18è et 67è ; SCB  P.-Y.André 23è
L’équipe du PSG : Jérôme Alonzo – Bernard Mendy, Sylvain Armand, Mamadou Sakho, Larrys Mabiala – Granddi Ngoyi, Younousse Sankharé, Willamis Souza – Loris Arnaud, David Ngog, Everton Santos (Maxime Partouche, 70′) Entraîneur : Paul Le Guen

L’équipe du SC Bastia : Austin Ejide – Damien Bridonneau, Mehdi Meniri, Grégory Lorenzi, Féthi Harek – Fabrice Jau, Yannick Cahuzac (Hassoun Camara, 88′), Chaouki Ben Saada (Christophe Gaffory), Frédéric Mendy (Alexandre Licata) – Pierre-Yves André, Xavier Pentecôte Entraîneur : Bernard Casoni

Afin d’affronter le SC Bastia, alors en Ligue 2, Paul Le Guen effectue dix changements afin d’éviter tout risque de blessure face à un modeste adversaire, seul Sylvain Armand étant titulaire quelques jours auparavant face à Valenciennes. Jérôme Alonzo, Everton et Larrys Mabiala peuvent donc fêter leur première titularisation de la saison. Pour la première fois sur la feuille de match, c’est également un soir de Première pour Maxime Partouche et Jean-Eudes Maurice. Paul Le Guen prend des risques en titularisant des joueurs plutôt adeptes de la CFA mais, 17ème à égalité avec Sochaux, l’entraîneur breton mise sur l’opération-maintien. Une équipe parisienne remaniée donc, et en manque d’automatismes, qui subit d’entrée de match les velléités offensives des Corses puisque Chaouki Ben Saada enroule bien son coup-franc mais Jérôme Alonzo détourne bien (4′). Puis c’est au tour de Yannick Cahuzac de se présenter seul face au portier parisien qui sort bien et capte le ballon dans les pieds du Bastiais (11′). Six minutes plus tard, Mehdi Meniri, imposant dans les airs, tente une tête mais n’accroche pas le cadre (16′). L’inquiétude commence à envahir les travées du Parc des Princes mais les Parisiens reprennent peu à peu du poil de la bête puisque Younousse Sankharé prend la profondeur et sert en retrait Loris Arnaud qui, seul au point de penalty, ouvre bien son pied et ouvre la marque (1-0, 18′). Les Parisiens prennent enfin les débats à leur compte mais pour une poignée de minutes puisque, quelques instants plus tard, Bernard Mendy va au duel avec son homonyme bastiais et l’envoie au sol. Le latéral droit s’arrête de jouer pour prendre des nouvelles de Frédéric Mendy et ne presse donc pas de Pierre-Yves André qui a tout le temps d’égaliser d’une sublime reprise de volée du gauche pleine lucarne (1-1, 22′). Jérôme Alonzo ne peut rien faire sur cette belle égalisation bastiaise. Dans la foulée, Mamadou Sakho tacle bien Xavier Pentecôte qui armait une frappe à quelques mètres des cages parisiennes. Les joueurs offensifs parisiens tenteront bien de tromper la vigilance d’Austin Ejide mais le portier nigérian du SC Bastia s’interpose par trois fois devant Loris Arnaud, David Ngog et le fameux Everton.

Les Parisiens reviennent donc des vestiaires sur un score de 1-1 et ne compte certainement pas en rester là s’il ne veut pas perdre des forces à quelques jours du match face à l’Olympique Lyonnais (qui sera finalement perdu 4-2). Willamis Souza prend ses responsabilités mais son coup-franc est finalement stoppé par Ejide (63′). Mais ce n’est que partie remise puisque quelques instants plus tard, Sylvain Armand centre au point de penalty. Loris Arnaud, encore lui, est plus prompt que le gardien corse et tacle de l’extérieur du pied droit le ballon qui finit sa course au fond des filets (2-1, 67′). Un match parisien marqué par l’empreinte des Titis puisque Maxime Partouche (désormais à l’ACBB), tout juste entré en jeu à la place d’un sans surprise transparent Everton, va au contact avec Mehdi Meniri, récupère le ballon et tente sa chance mais bute sur Ejide (71′). De quoi faire plaisir aux supporters parisiens qui scanderont rapidement son nom. Mais attention à l’excès de confiance puisque, trois minutes plus tard, le rugueux Mehdi Meniri retente une tête qui frôlera les montants d’Alonzo. La sanction n’est pas loin d’être infligée au PSG puisque Christophe Gaffory égalise mais son but est finalement refusé pour une position de hors-jeu (78′). Les Parisiens vont finalement se reprendre et géreront bien le match jusqu’au coup de sifflet final. Mission réussie pour le PSG qui se qualifie donc pour les quarts de finale de Coupe de France. Le club de la capitale l’emportera 0-1 face à Carquefou puis 0-1 face à Amiens avant de chuter en finale face à Lyon (1-0, but de Govou).

Réactions :

Paul Le Guen (Entraîneur)
« A la fin du match, on a vu des sourires consécutifs à la qualification, pas forcément par rapport au match. Nous avions envie de gagner, nous en avions besoin aussi donc ça fait du bien au moral. Nous avons réalisé une première période très moyenne avec des joueurs, à mon avis, loin du niveau auquel ils sont capables d’évoluer. La deuxième période était mieux, mais je pense que ces joueurs peuvent évoluer à un meilleur niveau avec plus de confiance et plus d’expérience. Je suis content de la qualification mais il faut avoir conscience du chemin qui reste à parcourir. Evidemment, c’est mieux de gagner pour essayer d’enclencher une dynamique de victoire. »

Maxime Partouche (Attaquant)
« C’est un rêve pour moi qui se réalise de jouer avec le PSG. Je suis au club depuis l’âge de 13 ans et j’ai toujours rêvé de jouer sur la pelouse du Parc des Princes. J’ai eu un peu d’appréhension quand je suis entré en jeu, mais une fois mon premier ballon touché c’était parti. Le public était derrière moi et mes coéquipiers m’ont soutenu. Je tiens à remercier le public pour leurs encouragements. »

Loris Arnaud (Attaquant)
« Nous avons tout fait pour remporter ce match. Le coach nous a donné notre chance et nous avons tout fait pour lui montrer qu’il pouvait compter sur nous. Cela nous fait plaisir de jouer cette Coupe de France. C’est important pour la confiance. Nous avons eu du mal à débuter, puis nous sommes bien entrés dans le match. Nous avons essayé de nous libérer car nous n’avions rien à perdre ce soir. A un partout, nous savions que nous pouvions marquer des buts. Un match de coupe n’est jamais fini et il ne faut rien lâcher. »

Jérôme Alonzo (Gardien du but)
« J’avais oublié comme c’était dur et comme c’était bon en même temps de jouer. J’ai eu les mêmes sensations que lors de mon premier match pro. Je suis très fier des jeunes qui ont joué ce soir. Ils ont encore des kilomètres à parcourir, mais ce n’était pas facile pour eux ce soir et ils s’en sont bien sortis. La victoire fait du bien à tout le monde : au public, à ceux qui ne jouent pas beaucoup et au groupe. Le but de Bastia est assez exceptionnel. Je ne me rappelais plus que tout peut arriver dans un match. Nous avons eu une attitude positive après cette égalisation. On s’est relevé très vite après l’égalisation. »

Sylvain Armand (Défenseur)
« Nous sommes un groupe. Il y a des moments où il faut savoir faire tourner l’effectif. Nous avons le potentiel pour évoluer sur plusieurs compétitions. Ce soir, même si c’était difficile au début, tout le monde a fait le maximum et nous sommes passés. Il fallait gagner pour rester sur une dynamique positive avant le déplacement en championnat et la Coupe de la Ligue qui arrive. »

 

Sources : archivesparisfootball / eurosport / PSG.fr / La Dépêche / 20 minutes

À propos Quentin Polin

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