Julian Draxler : pari déjà réussi pour le PSG ?

Arrivé de Wolfsburg il y a tout juste un mois, l’international allemand a déjà mis tout le monde d’accord. Et si le PSG avait réalisé son plus gros coup de la saison ?

En 2014, le PSG avait été débaucher Angel Di Maria de Manchester United alors qu’il était sur une pente clairement descendante. Depuis, s’il a lui aussi démarré sur les chapeaux de roue, à part quelques éclairs de génie savoureux, l’argentin n’a jamais vraiment brillé par sa constance, et ses plus fidèles admirateurs attendent toujours qu’il démontre enfin toute l’étendue de ses qualités.

Alors, quand le club francilien a jeté son dévolu sur Julian Draxler cet hiver, beaucoup ont vite fait le rapprochement : un international de renommée mondiale, connu pour sa technique… Mais qui sort d’une saison plus que terne dans son club, et à qui le PSG s’est donné pour mission de redonner des couleurs. Et si le cas Di Maria faisait jurisprudence ?

Un début de saison tonitruant

Alors en débarquant dans la capitale française, le très jeune champion du monde (il n’a que 20 ans), avait déjà une longue liste de challenge à relever. Celui de montrer qu’il n’était pas grillé oui, mais aussi et surtout relever le niveau global de l’attaque francilienne, à la peine ces dernières semaines.

Et en seulement un mois, Draxler a tout simplement fait l’unanimité sur les deux tableaux. Parfaitement intégré dans le vestiaire parisien, déjà adopté par un public conquis, celui que l’on surnomme « Draxla » n’a pas mis longtemps pour afficher toute l’étendue de son potentiel sur les terrains. Percées éclairs, passes lumineuses, gestes techniques de grande classe : l’ancien loup de Wolfsburg régale ballon au pied, et jouit déjà d’une entente visiblement évidente avec ses partenaires en attaque. Bref, il respire l’intelligence de jeu et l’envie simple d’être percutant.

Visiblement conscient du potentiel nouveau de son poulain, Unaï Emery n’a d’ailleurs pas tardé à bousculer la hiérarchie installée dans son trio offensif, n’hésitant pas à envoyer Lucas vers le flanc droit, et Di Maria vers le banc de touche, pour laisser Draxler s’exprimer. Et ça paye, puisqu’en seulement cinq matches, l’Allemand a trouvé le fond des filets à 4 reprises, et obtenu un penalty.

Paris conquise ?

Hier, en inscrivant contre Rennes son premier doublé depuis février 2016, le milieu offensif a aussi montré qu’il en avait définitivement fini avec ses statistiques faméliques de Bundesliga.

« Techniquement, c’est un régal de jouer avec un joueur comme ça. Il sent vraiment le foot donc on peut dédoubler, redoubler les passes. C’est un vrai plaisir. Il démarre très bien son aventure avec le PSG donc on est vraiment très content. Il nous aide beaucoup, tout le monde est fier de lui », commentait d’ailleurs Ben Arfa après la rencontre, au micro d’Eurosport.

Et pour ceux qui critiquent Patrick Kluivert, ce joueur est aussi la preuve qu’un recrutement judicieux et réfléchi a été opéré par le club pour s’offrir l’un des jeunes les plus prometteurs d’Europe, même s’il a fallu débourser 38 millions d’euros (hors bonus) pour se l’offrir.
Car en plus, en s’offrant un joueur qui n’a pas encore mis un pied en Ligue des champions cette saison, le champion de France s’offre une belle option pour la compétition européenne.

Mais en misant sur un joueur qui n’avait pas inscrit un seul but avec Wolfsburg ces six derniers mois et sur un jeune élu « plus grosse déception de Bundesliga » par ses paires, le directeur du football parisien a pris un gros risque. Et visiblement, le jeu en valait bien la chandelle puisque Julian Draxler est d’ores et déjà l’un des chouchous de la capitale pour cette saison 2016-2017.

À propos Ambre Godillon

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