#BP Les billets de Julien, Olivier M. et Alexandre après le Barça/PSG

Nous vous proposons depuis plusieurs mois d’être « Blogueur Parisien », voici 3 billets signés Julien, Olivier M et .

[Celui-ci, comme tous les autres, de tous les blogueurs, n’engage que son auteur. Canal Supporters ne relaie pas, ne valide pas, ne censure pas, il propose un point de vue de supporter, son analyse, sa grille de lecture, vous disposez, analysez, jugez. Pour que vive le débat. Bonne lecture.]

PSG : ON T’AIME CONNARD ! par Julien

Croyez-moi, j’aurais tellement voulu avoir tort. Mais je le savais. Je savais que le PSG allait se vautrer au Camp Nou. Une demi-douzaine de témoins et quelques SMS peuvent attester de mon pronostic.

Je le savais parce que je soutiens le club de la capitale depuis les années 1990. Et je le connais trop bien, mon PSG. Cet élève brillant qui n’exploite pas ses capacités, comme disent ses professeurs. Ce loser éternel, sublime et déprimant, qui vous annonce l’Himalaya et vous lâche la main à quelques mètres du sommet.

Une promesse jamais tenue

Bon sang, le PSG a tout pour lui – un nom, une ville, un stade, un public -, et depuis bien avant l’arrivée des Qataris. Dix-neuf longues années lui ont pourtant été nécessaires, entre 1994 et 2013, pour décrocher enfin un titre de champion auquel Auxerre ou Lens avaient entre-temps goûté. Et même lorsque QSI a débarqué, il a fallu que Montpellier – Montpellier, bordel ! – retarde d’un an le couronnement attendu.

Combien de fois, pourtant, a-t-on cru que la prochaine saison serait « la bonne » ? Qu’avec Djorkaeff et Loko, Anelka et Robert, Cardetti et Aloisio (oui, on y a cru aussi), Pauleta et Rothen, Nenê et Pastore, le sacre ne pourrait nous échapper ? Et ce match à La Corogne, ne mérite-t-il pas de trôner sur le portail d’entrée du musée de l’autodestruction ?

Qu’on le veuille ou non, l’histoire du PSG est celle d’un suicide perpétuel, d’une crise de novembre chassant les douceurs du mois d’août. Elle épouse un cycle immuable menant d’un champ de ruines à l’autre, tout juste entrecoupé d’un espoir démesuré, avant la chute douloureuse.

Nous sommes masos, c’est un fait

Alors forcément, battre le Barça de Messi, Neymar et Suarez, devenir enfin un club crédible en Europe, c’était trop pour mon PSG. Ça ne lui ressemblait pas. Une fois encore, il allait trouver le moyen de se saborder, parce que telle est son ADN.

Et vous voulez savoir le pire ? C’est pour ça qu’on l’aime.

Ne mentez pas. Vous êtes accros, vous aussi. Le PSG est une drogue dure, sale, qui réserve davantage de mauvais trips que de visions paradisiaques, mais à laquelle chacun d’entre nous reviendra se piquer. Parce que quelques lignes au palmarès ne sauraient traduire l’émotion ressentie, pas plus qu’un CV ne résume la vie d’un homme. Parce que des clubs comme Bordeaux, où rien n’arrive jamais, ou le Bayern, où tout va toujours trop bien, nous emmerdent. Parce que nous sommes masos, sans doute.

Et chaque fois, nous tomberons dans le piège. Chaque fois, nous voudrons croire que la Ville Lumière aura un jour un club à sa hauteur. La promesse est tellement belle, qu’importe qu’elle ne soit jamais tenue.

Dans quelques semaines, vous replongerez

Vous qui doutez de votre attachement au PSG après la débâcle de mercredi, je vous le dis : dans quelques semaines, vous replongerez. Vous remontrez dans le grand huit, en sachant pourtant qu’après l’ascension initiale et l’ivresse des loopings, la dernière courbe ramène invariablement au stand, à l’arrêt, au béton. C’est dans cette quête perdue d’avance, dans cet amour presque sacrificiel que réside la beauté du PSG et de ceux assez fous pour croire encore en lui.

Alors, on remet un jeton ?

Julien

POUR QU’A QUELQUE CHOSE MALHEUR SOIT BON par Olivier M.

A cause de l’humiliation du 8 mars, on ne pourra plus jamais dire que « 100% des équipes ayant gagné 4-0 à l’aller se sont qualifiées au retour ». Anecdotique, me direz-vous, puisque toutes les séries finissent par avoir une fin, si ce n’est que le cocu dans l’affaire … c’est nous. 3 semaines après avoir été l’artisan d’un des plus grands matchs de notre histoire, Emery restera dans cette même histoire comme celui qui a réalisé l’incroyable double « exploit » de laisser filer une première place de Groupe, en étant incapable de battre à domicile Ludogorets, 83è au classement UEFA, puis de gâcher l’exceptionnel bonheur d’une victoire 4-0 contre le grand Barça. Perdant au retour, en « garant le bus » comme un vulgaire entraîneur de L1, tout le crédit qu’il avait gagné à l’aller, en étouffant audacieusement les barcelonais.

Une surprise ? Même pas. Frileux, il a toujours été. Frileux, il a encore confirmé l’être hier. Il continue, avec cette claque, sa longue série d’impuissance face aux catalans. Et, une fois de plus, empêche le club qu’il entraîne d’aller plus loin que les 8è de finale de la LDC. La vraie, pas l’autre. Et si vous continuiez d’en douter, comparez un peu le tableau des qualifiés en 8è dans les deux compétitions européennes pour constater l’imposture de l’étiquette de génie européen aux 3 succès (en bois) qu’on nous sert depuis son recrutement ! Pas étonnant, qu’à Séville, son remplacement par Sampaoli soit perçu comme une chance de franchir un palier et de ne plus être seulement « l’équipe capable de gagner la Ligue Europa. »

Pour moi, aujourd’hui, après n’avoir cessé d’exprimer mes doutes depuis sa nomination, je n’ai plus qu’une certitude : la fin de l’erreur de casting Emery est inévitable et indispensable. Et tout retard pris empêche de préparer l’avenir.
1. Inévitable. Car il a perdu toute crédibilité avec cette élimination honteuse en 8è qui n’est jamais arrivée sous QSI. Qu’il ait été responsable de la tactique suicidaire vue sur le terrain ou qu’il ait été incapable d’en faire respecter une autre par ses joueurs. Et, aussi, car le titre s’éloigne chaque journée un peu plus au fur et à mesure des points perdus. Déjà 4 défaites et 5 nuls. Et ce n’est probablement pas fini tant il est évident pour les « petits » de L1 qu’il suffit de bétonner pour avoir une chance de ne pas repartir bredouille. Qu’à 10 journées de la fin, le « Maestro » ait été incapable de trouver une solution, malgré les joueurs dont il dispose, en dit long sur son « génie ».
2. Indispensable. Car c’est le seul moyen de sortir de la gestion sportive catastrophique de NAK qui doit, lui aussi payer, d’une mise à l’écart, ce gâchis, fruit d’un été passé à casser l’acquis sans construire l’avenir. On mettra ainsi un terme à ces années d’immobilisme et d’absence d’anticipation qui ont empêché de renouveler un effectif dont on voit maintenant les limites et les manques. Et on reviendra à des vrais professionnels (Directeur sportif + coach) confirmés et titrés dans des top clubs, pour conduire la relance du projet. Comme l’ont été les Leonardo et Ancelotti des débuts.

Espérons qu’Emery aura au moins le professionnalisme, après cette inacceptable sortie de route, de l’assumer et de démissionner. Comme son valeureux adversaire, Luis Enrique, a su le faire avec une dignité qu’on ne peut que saluer. Prenant sur lui seul la responsabilité de la défaite au Parc avant de tout mettre en oeuvre pour laver l’affront et offrir à ses supporteurs l’impossible « remontada » qui fait décidément de cette grande institution « Mes que un club ». Institution que n’est pas encore à l’évidence le PSG. Mais sur le chemin de laquelle elle peut faire un pas supplémentaire en tirant toutes les conséquences, aussi douloureuses soient-elles, de ce coup d’arrêt dans le projet. « Pour qu’à quelque chose malheur soit bon ». Les Présidents, les entraîneurs, les joueurs passent. Mais l’intérêt du club passe avant eux.
Pour ma part, dans la joie comme dans la peine, je reste à jamais FIER D’ÊTRE PARISIEN !

JE NE PEUX PLUS SOUTENIR CES JOUEURS par Alexandre

Je suis désolé, mais nos joueurs m’ont fait honte, j’ai connu les pires déconvenues en tant que supporter, le 1-6 de la Juventus au Parc, les années de disettes face à l’OM, le maintien à l’arrachée à Sochaux, les railleries de nombreux dans les années 2000, mais là, c’est juste une faute professionnelle de ces joueurs. Ils ne méritent plus ce maillot, ils l’ont insulté en perdant de la sorte, notre capitaine ne mérite pas de reporter un jour ce maillot et tant qu’il sera présent, je ne pourrais plus supporter cette équipe qui ne me représente plus.

Ce manque de combativité, ce manque de révolte, ce manque de cœur sera à jamais le symbole des 14 joueurs qui sont venus en observateurs sur la pelouse du Camp Nou. Dans ces 14 joueurs, tous ne méritent pas ce traitement (je pense notamment à Cavani), mais certains dont l’entraîneur, le président et la cellule de recrutement sont directement responsables de ce souillage du maillot parisien et ils n’ont à mes yeux plus aucun respect, contrairement au maillot, mais je ne peux vraiment pas supporter l’idée de revoir des Lucas, Kurzawa, Thiago Silva, Aurier ou Rabiot porter une fois de plus ce maillot qu’ils ne méritent pas. Ma haine envers eux est trop grande. Leurs melons, leurs condescendances et leurs attitudes rendent ces joueurs indéfendables. Que les mecs non cités se remettent en question, se bougent sur le terrain et défendent le maillot du PARIS SAINT-GERMAIN et mon estime reviendra, mais beaucoup de choses doivent changer dans ce PSG.

Une cure de désintox va donc commencer pour moi, car Nasser n’a jamais eu le courage de la moindre action envers ces joueurs chéris, je reviendrais quand le ménage sera fait !

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