Chers supporters : c’est maintenant que le PSG va avoir besoin de vous !

Il y a des secondes plus longues que d’autres, des matches plus difficiles à encaisser et des scores qui ne s’oublient pas. Il y a des humiliations pénibles à vivre et des espoirs déchus compliqués à digérer.
Et puis il y a tout ce qui reste, qui est inamovible et qui perdure qu’importent les victoires, les défaites et les aléas des compétitions : les joueurs sur le terrain, et les supporters en tribunes.

Alors oui, une défaite aussi cinglante que celle vécue mercredi soir dans l’antre du Camp Nou (6-1) a de quoi refroidir quelques ardeurs, surtout quand elle est le clou d’un spectacle grandiose qui a laissé rêver toute une capitale. Oui, elle est d’autant plus compliquée à accepter qu’il est difficile de pardonner à ce PSG-là de nous avoir laisser y croire, de nous avoir fait planer après ce match aller pourtant indiscutable (4-0).

Mais alors que la colère va doucement laisser place à l’amertume, que le sentiment de honte va se transformer en regrets, il sera temps de tirer les premières conclusions, cesser cette chasse à l’homme terrible qui consiste à trouver le coupable idéal, et penser à la suite comme on panse ses blessures. Tourner une page (la Ligue des champions) pour tenter d’en écrire une nouvelle.

Mercredi soir, le choc était réel et mesurable, à la hauteur de ce scénario cauchemardesque, de ce manque de volonté ou de talent, de ce mélange de tout ce dont l’équipe disposait à l’aller et manquait cruellement au retour.

Logique donc que les supporters sur place, qui avaient plus de 20h de voyage dans les pieds, aient été amers, en colère, et en voulaient à ces Parisiens de leur faire vivre une fois de plus ce calvaire qu’ils ne méritaient pas. A Paris, quelques échauffourées ont même eu lieu au Bourget, où les joueurs ont atterri à leur retour de Catalogne. Dans les médias, l’heure est à l’analyse, à la sanction, et aux questionnements sur l’avenir d’un club qui attendait ce match comme le début d’une nouvelle ère. Bref, la cabale a commencé de toute part de l’Hexagone et Paris risque d’avoir du mal à s’en remettre tout de suite.

Mais s’il y a un moment où ces joueurs et ce club vont avoir besoin de leurs plus fidèles soutiens, ce sera bien dans ces prochaines semaines. Dans ces rencontres déterminantes pour la suite d’un championnat qui promet d’être survolté. Dans ces instants qui noueront ou déchireront un vestiaire sur la place publique. Dans ces mois qui devraient concrétiser ou ruiner cette relation fragile construite entre un club et ses Ultras. Car il serait terrible pour eux de céder à la violence et au renoncement.
Qu’il est facile et tentant, de montrer du doigt le premier coupable venu et d’offrir sa tête au plus offrant. Qu’il est plus difficile et honorable de se faire l’avocat du diable et de tendre une main à celui qui est en détresse. Choisir entre frapper un homme à terre ou lui tendre la main pour se relever : voilà le défi du public parisien, malgré la gueule de bois à la sauce catalane.

Parce que c’est aussi ça la passion : c’est souffrir quand on aime. C’est donner de son temps, de son argent, et de ses émotions, à quelqu’un qui le mérite parfois, et qui ne le mérite pas le plus souvent. Mais c’est continuer d’aimer, dans la douleur, parce qu’on sait qu’après la pluie, vient le beau temps. Et qu’au milieu de défaites, quelques victoires valent la peine d’être pleinement vécues.

Et puis des défaites cuisantes, des humiliations cinglantes et des moments déchirants, le PSG en a déjà vécu. Des cœurs brisés par milliers, la capitale en a déjà connu. Aujourd’hui, ces moments d’histoires construisent aussi l’histoire du club et bâtissent l’expérience qu’il porte sur son maillot. La question est de savoir si les supporters ont aussi, les épaules assez larges pour encaisser, digérer et savoir avancer.

À propos Ambre Godillon

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