Beye : « Le PSG va devoir gérer les joueurs qui voudront peut être partir »

Comment le PSG va-t-il encaisser la défaite face au FC Barcelone (6-1), après avoir savouré un match aller démentiel (4-0) ? Quels sont les grands responsables de cette déroute ? Sur le plateau du Canal Football Club, Habib Beye a tenté d’éclaircir les choses.

« Cette défaite a ouvert des failles, dans la performances collective du Paris Saint-germain. Il s’agira de savoir si cette équipe est bâtie pour gagner une Ligue des champions. Il y a trois semaines, on était tous unanimes pour dire que le PSG avait fait une performances digne d’un vainqueur. Et aujourd’hui on remet tout en question, même dans les plus hautes instances du club, jusqu’au plus petit joueur de cette équipe. Ce qui va être difficile à gérer, ce sont les intérêts individuels de ces joueurs-là. Parce que pour avoir vécu des déconvenues, souvent, vous trouvez votre salut en disant ‘bon, moi je vais aller jouer ailleurs, je vais aller dans une grande équipe’, et c’est ça qu’il faudra gérer du côté du PSG. Gérer cette crise que tous ces joueurs auront. Parce qu’un Verratti, par exemple aujourd’hui, ou Marquinhos qui a déjà été demandé par le Barça, peuvent se dire ‘ça fait trois, quatre ans, qu’on est demandés, c’est peut être le moment pour moi d’allers voir ailleurs’ », a expliqué le consultant de Canal +.

« Est-ce que Paris sera capable de les retenir avec un nouveau projet ? Parce que ce projet, doit se renouveler, il y a eu des erreurs de recrutement, et aujourd’hui on voit qu’ils ont payé cash tout ce manque d’équilibre au sein du Paris Saint-Germain », a même ajouté l’ancien marseillais, visiblement remonté.

De son côté, Reynald Pedros a également livré sa sensation : « Est-ce que le PSG peut imploser ? Je ne pense pas. Après, c’est une défaite collective, il n’y a pas un joueur qui a été meilleur ou moins bon que les autres, ils sont tous passés au travers. Pour moi, la seule question qu’il peut y avoir dans le groupe, c’est avec Unai Emery. On ne sait pas ce qu’il a demandé à cette équipe, ni comment il leur a demandé de jouer. Les joueurs peuvent se détacher du coach sur un match comme ça. Ils savent qu’ils iront jusqu’au bout ensemble eux, jusqu’à la fin de la saison. Je n’ai rien contre Emery, mais je disais que c’était à lui de nous prouver que maintenant, il était un grand entraîneur. Après le match aller exceptionnel, pour moi, le grand vainqueur c’était lui… Et pour moi sur le match retour, le grand perdant, c’est lui.»

Ce à quoi Habib Beye a finalement tenu a répondre : « On sait ce qu’Emery leur a demandé, les joueurs l’ont dit. Il y a trois semaines, on l’encensait tous, moi le premier, donc aujourd’hui, la responsabilité est autant sur lui que sur les joueurs. S’il y a eu une réussite collective il y a trois semaines, l’échec l’est aussi aujourd’hui. L’année dernière, rappelez-vous, après Manchester City, on a fustigé le système de jeu, mais c’étaient aussi ces joueurs-là qui étaient sur le terrain. Et aujourd’hui, la faillite collective est encore avec ces joueurs-là, la même ossature. Ça veut dire qu’à chaque fois qu’on aura une faillite, on remettra en question l’entraîneur ? »

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