Après PSG / Monaco, zoom sur les performances d’Angel Di Maria

Méconnaissable en début de saison, Angel Di Maria revit. Et il l’a confié lui-même il y a quelques jours, sur le site officiel du PSG : « Je n’ai pas bien commencé. Je n’étais pas au niveau que j’espérais. (…) J’ai eu un coup de moins bien. En 2017, j’ai pu passer du temps avec ma famille, en Argentine, pour me ressourcer, penser à ce qui a été réalisé… Il fallait changer quelque chose, être meilleur. »

Visiblement, entre l’arrivée de Draxler et les quelques passages éclairs sur le banc de touche, l’Argentin a reçu le message. Force est de constater qu’il signe une année 2017 de premier plan, comme en témoigne son implication dans 19 buts depuis de début de l’année.

« Dans tous les clubs où je suis passé, j’avais un rival qui pouvait prendre ma place. Ici, je crois que j’étais trop tranquille. Je ne faisais pas vraiment attention et quand Draxler et Guedes sont arrivés, je me suis rendu compte que j’étais en train de perdre ma place. C’est là que j’ai réalisé et les choses se sont énormément améliorées », concédait-il à ce sujet au micro de Canal +.

D’ailleurs, si son style de jeu n’a pas changé et qu’il exige toujours autant de prises de risques, le numéro 11 parisien se montre moins individualiste, et affiche désormais une implication de tous les instants dans la construction du jeu voulue par Unai Emery.

Titularisé d’entrée de jeu face à Monaco, en demi-finale de la Coupe de France, El Fideo n’a pas manqué sa chance de continuer sur sa belle dynamique actuelle. Chercher ses partenaires en alternant avec Draxler, distiller des passes entre les lignes, créer des décalages dans toutes la zone adverse, surclasser ses adversaires avec un geste technique : ce Di Maria-là a de nombreuses cordes à son arc, et il l’a encore montré.

Peu de déchets dans ses prises de balles, quelques belles initiatives face aux buts et beaucoup de danger : voilà ce que l’on était en droit d’attendre de l’Argentin depuis le début de la saison.

Dans l’antre du Parc des Princes, l’ancien mancunien a régalé. C’est sa frappe repoussée, qui offre un but à Draxler (26e), puis il s’est offert le luxe de livrer deux passes décisives, d’abord à Cavani (31e) puis à Matuidi (52e). Le tout, frappant même le ballon sur corner qui oblige Mbae à marquer contre son camp (50e). Bref, il est impliqué dans 4 des 5 buts parisiens, rien que ça.

Remplacé à la 56ème minute par Lucas, le contraste était en tout cas saisissant entre un Argentin clairement dans tous les coups, et un Brésilien dans son mauvais jour, qui a peiné à créer un quelconque danger face à une équipe bis.

Une équipe qui n’aura pas beaucoup vu le jour, tant ce Paris Saint-Germain là, emmené par un Di Maria des grands soirs, était déterminé à briller. En tout cas, si les champions de France veulent conserver un ultime espoir de conserver leur titre et de chasser les rivaux Monégasques jusqu’à la dernière journée, c’est sur ce Di Maria là qu’ils devront compter. Parce qu’il faudra rester étincelant jusqu’au bout.

À propos Ambre Godillon

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