Blessures au PSG : Une infirmerie trop souvent touchée lors du money time ?

En cette fin de saison haletante, Unai Emery sait qu’il n’aura plus le droit à l’erreur en championnat, chassant de très près un Monaco toujours leader. Pourtant, le coach basque marche sur des œufs à chaque rencontre, puisqu’après une saison éreintante, son effectif semble plus friable que jamais.

Ce sont pas moins de 6 joueurs qui sont actuellement du côté de l’infirmerie : Marquinhos et Thiago Silva, forfaits depuis plusieurs matches déjà, ont été rejoint par Layvin Kurzawa (touché à la jambe droite) et Julian Draxler (cheville douloureuse) après le match face à Guingamp, mais aussi Grzegorz Krychowiak et Thiago Motta. Sans compter que Thomas Meunier semblerait encore souffrir de sa cheville.

L’hécatombe était-elle si significative les saisons passées ? Pas si sûr. Dans le « Money time », cette période si décisive dans la course aux titres, le PSG a connu quelques turbulences, sans toutefois être à ce point de crise physique.

En avril 2016, pour le quart de finale aller de la Ligue des champions face à Manchester City, le PSG de Laurent Blanc comptabilisait seulement deux joueurs absents : Marco Verratti (pubalgie) et Javier Pastore (mollet). Même Angel Di Maria, préservé après son retour d’Amérique du Sud et une blessure au tibia, était dans le groupe.

En avril 2015, pour le quart de finale aller de la Ligue des champions face au Barça, le PSG de Laurent Blanc ne recevait l’équipe catalane qu’avec un seul blessé, Thiago Motta (cuisse), David Luiz étant revenu dans le groupe à la surprise générale. Pendant la rencontre, il avait d’ailleurs dû remplacer au pied levé Thiago Silva (touché à la cuisse).

En avril 2014, pour le quart de finale aller de la Ligue des champions face à Chelsea, Laurent Blanc disposait quasiment entièrement de son équipe. Seuls Jeremy Menez (reprise) et Gregory Van der Wiel (genou) manquaient à l’appel. « Globalement, si il n’y a pas de pépins particuliers à l’entraînement, oui, je pense à une certaine composition d’équipe », se réjouissait d’ailleurs le coach français, qui a toutefois vu Zlatan se blesser (cuisse) pour le match retour.

Pour résumer, jamais le PSG n’avait connu une infirmerie aussi bondée à ce moment de la saison, alors même qu’elle attaquait à cette période les quarts de finale de la Ligue des champions. Force est de constater que dans le sprint final de la Ligue 1, les Parisiens ne sont pas en pleine possession de leurs moyens (notamment en défense, où Emery raccommode comme il peut), mais qu’avec la Ligue des champions dans son sillage, le bilan comptable aurait pu être encore plus lourd.

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