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EDITO – Le « sapin de Noël » d’Ancelotti est-il l’avenir du PSG d’Emery ?

Qui a oublié le fameux « sapin de Noël » de Carlo Ancelotti ? Qui a oublié le 4-3-2-1 du technicien italien qu’il devait installer au PSG avant de se tourner vers un 4-4-2 faute de résultats probants ? Certainement aucun suiveur du Paris Saint-Germain.

« Je définis le sapin de Noël comme un système de jeu basé plus sur le positionnement que sur le mouvement des joueurs, expliquait Carlo Ancelotti dans son livre Mes secrets d’entraîneurLe 4-3-2-1 présentait quelques lacunes tactiques, surtout dans l’aspect défensif. J’adoptais donc une attitude qui me permettrait de conjuguer deux systèmes de jeu qui m’étaient familiers : en quelques mots, je décidais d’adopter le 4-4-2 dans la phase durant laquelle nous n’avions pas le ballon et de passer rapidement au 4-3-2-1 dès que l’on aurait la balle ». En effet, cela saute aux yeux, les couloirs se retrouvent très ouverts dans ce positionnement. Il demande donc aux relayeurs un travail supplémentaire. Tout comme aux deux soutiens de l’attaquant censés basculer dans un couloir pour faire le nombre en phase défensive.

Autre élément, Carlo Ancelotti n’a jamais imposé cette mise en place tactique s’il n’avait pas les joueurs pour le faire. D’ailleurs, le Bayern n’évolue pas en 4-3-2-1 mais en 4-2-3-1. Les joueurs ne doivent pas s’adapter de force à une tactique, tranche le technicien. Un principe qu’on retrouve chez l’actuel entraîneur du PSG, Unai Emery. Ce que certains ont du mal à comprendre quand ils se plaignent que le Basque n’impose pas un style qui lui serait propre (voir encore France Football aujourd’hui).

La question légitime est donc de savoir si ce sapin ancelottien pourrait convenir au PSG de Neymar et Mbappé, mais aussi de Di Maria et de Draxler, voir même de Pastore et de Lo Celso. Des profils qui a priori, oui, pourraient s’épanouir dans cette animation. Et qui le font parfois en dézonant dans l’axe.

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On l’a vite remarqué, Neymar et Mbappé aiment se cherchent sur le terrain pour combiner. L’idée est donc de les rapprocher sur l’aire de jeu. Et finalement, le 4-3-2-1 se prête à cette intention. Il densifie l’axe, permet de combiner, d’ouvrir les couloirs à des latéraux très offensifs comme Dani Alves et Kurzawa. Défensivement, cela peut-il tenir la route ? C’est moins sûr. Les deux stars ne sont pas dévoués au collectif comme un Cavani. Demain par exemple, si le Bayern aligne à gauche Alaba et Coman (ou Ribery), une telle formule peut ouvrir des espaces trop importants. Le 4-3-2-1 fausse bonne idée ? Oui et non. Cela dépend de l’autre système qu’il faut lui coupler. Et du degré d’engagement collectif des attaquants. Bref, le débat est ouvert.

À propos Marc Alvarez

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