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EDITO – Cet entre-jeu du PSG qui coince

Samedi, le PSG, dans un 4-3-3, a été battu en championnat dans la possession du ballon par l’actuel 18e, Dijon (53/47). Maîtrise du jeu qui n’est spécifiquement une spécialité de l’équipe bourguignonne, 7e dans l’exercice en Ligue 1, alors que le PSG affiche en France une moyenne de 62%.

Curieux. Même si on savait que l’absence de Thiago Motta, celle de Marco Verratti, le choix de mettre Giovani Lo Celso sur le banc, la fatigue générale des internationaux, la faible attractivité de l’affiche quatre jours avant un rendez-vous européen (admise par Kylian Mbappé) ou la confortable marge d’avance au classement par rapport à un Monaco, défait (3-2) à Lyon, n’étaient pas les meilleurs facteurs pour voir un Paris en démonstration sur la belle pelouse de Gaston-Gérard.

Ce manque de maîtrise collective n’a pas empêché la multiplication des actions nettes en seconde période contre… la pire défense du championnat. Cela par un jeu assez vertical.

Si l’essentiel est là, trois points de plus grâce à un doublé de Thomas Meunier, plaçons le curseur sur l’entre-jeu du PSG. Sans jus, avec peu d’idées et peu de cohésion. Avec cette phase de jeu pour exemple. On y voit un Adrien Rabiot, servi par Yuri, qui ouvre sur Marquinhos, faute de solution dans l’intervalle. Et qui par la suite ne proposera pas grand chose.

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Le défenseur brésilien a pour solution un Dani Alves isolé ou Meunier, dans son camp à droite.

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Marquinhos relance donc sur Kimpembe, et Draxler se rapproche du défenseur français au petit trot.

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Kimpembe renonce donc à jouer avec un de ses milieux de terrain, les éléments restant éloignés les uns des autres. Et quasiment à l’arrêt.

Marquinhos voit Dani Alves venir très proche de lui pour avoir un relais. Le capitaine part du coup balle au pied vers l’avant pour dépasser sa fonction et se convertir en passeur.

Un exemple pour montrer à quel point physiquement beaucoup de joueurs n’étaient pas fringants. Un exemple pour voir que les éléments de l’entre-jeu n’étaient pas coordonnés dans les mouvements. Les déplacements se faisant un par un, sans réelle volonté de combiner. On le sait, le tandem Motta-Verratti s’appuie l’un sur l’autre pour se dégager des pressings et faire des décalages. Là, le liant a clairement manqué. Épiphénomène ? Les observateurs du PSG que nous sommes tous le constaterons assez vite.

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À propos Marc Alvarez

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