La revue de presse PSG : Neymar, Mbappé, Cavani, OM, Pini Zahavi, crise ?

Vu et lu au sujet du PSG ce mardi 24 octobre 2017 dans la presse hexagonale.

Rappel des classements

“Le match nul sur le fil à Marseille ne masque pas les problèmes. Entre un projet de jeu étonnant, un management qui l’est tout autant et une atmosphère parfois lourde dans le vestiaire, les Parisiens ne diffusent pas une impression de très grande sérénité, juge L’Equipe. Le PSG propose une formation qui évolue assez bas, avec un bloc parfois étiré sur 60 mètres, souvent coupé en deux, et qui oscille entre contres et jeu de possession selon ce que les circonstances lui dictent. […] Le manque de replis des trois attaquants, enfin surtout de Neymar et de Mbappé, n’est pas une invitation à déborder pour les latéraux. Ils savent qu’il n’y aura pas forcément de compensation. Meunier l’a compris. Kurzawa un peu moins, ce qui explique que les adversaires investissent souvent son côté. Si Emery peine à façonner un collectif, sa force de travail n’est pas remise en cause. Mais son message ne semble pas infuser, comme si une partie du groupe ne l’écoutait pas. Il arrive, d’ailleurs, que certains joueurs demandent aux autres s’ils ont tout compris. Le poids des cadres devient aussi, peu à peu, plus important que celui du coach. Thiago Silva n’a pas oublié que son entraîneur a cherché à lui mettre Pepe dans les jambes, alors que la parole de Daniel Alves, pendant les matches, paraît plus écoutée. Neymar, de son côté, n’a pas apprécié de ne pas avoir été désigné comme tireur officiel de penalty. Une fissure s’agrandit entre les Brésiliens de l’effectif et une partie du staff technique. Le fait de laisser Lucas à la maison ne devrait pas contribuer à la colmater. A part une fois cet été, Antero Henrique ne s’est jamais exprimé devant le groupe, tandis que Nasser al-Khelaïfi n’est pas d’une présence très affirmée.”

L'Equipe

L’Equipe

“L’opération Neymar (une commission de quelque 12M€) confère à Pini Zahavi un statut à part auprès des dirigeants du PSG. Et notamment avec Nasser al-Khelaïfi, avec qui le lien est direct, lit-on également dans le quotidien sportif. Sa proximité avec le président de Tottenham n’a pas été de trop pour finaliser le transfert de Serge Aurier. Un homme symbolise cette influence progressive : Humberto Paiva, bras droit devenu un visage familier au Camp des Loges. La proximité affichée entre Paiva et l’entourage de Yacine Adli (17 ans), qui s’est rapproché de Kia Joorabchian, agent au passé sinueux et très proche de Zahavi, invite à une autre lecture… D’autant que la société de Joorabchian, qui a recruté au printemps dernier Olivier Létang, lorgne d’autres espoirs (notamment le jeune Kays Ruiz, 15 ans). […] Voir Zahavi impliqué dans l’éventuel transfert de Lucas cet hiver ne serait pas une surprise colossale.”

“Neymar est un joueur à part, hors norme, écrit Le Parisien. Mais l’harmonie avec ses coéquipiers semble avoir disparu. En coulisses également, les dirigeants doivent veiller à ne pas laisser Neymar jouir d’un statut d’intouchable. Enfin, il doit apprendre à gérer ses humeurs pour ne pas accumuler les cartons. […] Sa volonté d’être le Messi du PSG peut également le conduire à dénaturer son jeu. Chaque défaut observé chez le Brésilien peut renvoyer à l’incapacité d’Unai Emery à trouver des solutions et à gérer un tel ego. […]  Neymar a grandi à Barcelone ces quatre dernières saisons avec Messi pour modèle, observe un familier du camp des Loges. Donc, il trouve normal de revendiquer les mêmes droits maintenant qu’il est à Paris. Il a juste oublié que l’équipe a déjà une histoire commune sans lui.”

“Ce match raté face à l’OM, dixit Mbappé lui-même, clôt une série de quatre rencontres (Bulgarie, Dijon, Anderlecht et Marseille) où il a parfois bafouillé son football. Kylian Mbappé (11 matchs, 4 buts et 4 passes décisives avec le PSG) traverse une crise de croissance, tranche le journal francilien. Tout a été très vite (trop vite ?) depuis le 31 août, et la signature au PSG. Ce fut tellement rapide que le jeune homme n’a pas encore eu le temps de trouver un logement, et vit à l’hôtel avec le reste de sa famille. Sur le terrain, le natif de Bondy n’a pas non plus complètement trouvé ses repères. Au point de parfois forcer son jeu, comme avant-hier au Vélodrome.”

Enfin, Dani Alves “devrait être apte pour la réception de Nice vendredi, lit-on. Le défenseur reprendra l’entraînement demain, comme tous les autres joueurs.

“En proposant une opposition intelligente, maligne, courageuse et ambitieuse, l’OM a réussi à incarner la résistance à laquelle toute la France du foot aspire un peu, lance France Football. Sans conclure, l’OM a peut-être réussi une ouverture qui fera date.”

On trouve également dans l’hebdomadaire les meilleures pages du livre à venir de Romain Molina sur Edinson Cavani. Comme cet extrait tiré d’un fait raconté par Romain Grunstein, ex-responsable adjoint de l’intendance du PSG, après le match du Barça : “On est arrivés tôt le matin au Camp des loges. On a poussé la porte du vestiaire et on a vu marqué HUMILITÉ en grand. Quand les joueurs sont arrivés, ils nous ont demandé qui avait fait ça. Personne ne savait, même si je pense que certains avaient une idée.» La veille, tard, Cavani est le dernier encore présent”. Et son frère ajoute,  «Edi a pris du strap. Il est monté sur une chaise et a commencé à faire des lettres pour écrire HUMILITÉ. Dans le vestiaire, il y avait déjà inscrit plusieurs mots: ambition, gagner, élégance… Pas humilité. Il pensait que c’était important de le rajouter, donc, il n’a rien dit et l’a fait.»

À propos Marc Alvarez

Responsable de la publication Canal Supporters

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée