« Pourquoi faut-il absolument garder Julian Draxler ? » par Dan Tordjman

Nouveauté. Le journaliste musical Dan Tordjman vous donne rendez-vous pour des « PSG Rocks ». Billet et humeurs au programme.

Pourquoi faut-il absolument garder Julian Draxler ?

On le sait, le mercato du PSG a toujours été un sujet à choux gras pour la presse : Di Maria, Lucas, Pastore, Ben Arfa, tous sont régulièrement cités parmi les spéculateurs du marché des transferts. Si certains départs semblent se profiler de manière insistante et inéluctable, d’autres sont moins évidents comme celui de Javier Pastore dont on ne sait si l’avenir, in fine, est du lard ou du cochon.
D’autres départs, à l’opposé, sont hors de propos. Si Verratti, Rabiot, ou Meunier sont pour ainsi dire intouchables, le cas de Julian Draxler mérite qu’on s’y attarde.

Disons-le, le transfert de Julian Draxler à Paris, c’est une réussite. Et pas seulement sur le plan sportif (rappelons que l’Allemand a montré en six mois plus d’envie, d’investissement et de qualité qu’Angel Di Maria en un an et demi à l’époque des faits). Cinq buts toutes compétitions confondues dont un lors de la leçon, hélas sans suite, donnée au Barça en février et un statut de titulaire indiscutable souvent très inspiré lors notamment des rendez-vous contre Marseille et Lyon lors de la deuxième partie de saison. Six mois pleins, à la hauteur des attentes, qui en font l’un des chouchous du Parc et qui laissent alors entrevoir bien des promesses.

C’était sans compter sur les deux feuilletons de l’été : Neymar et Kylian Mbappé. Si l’issue du premier semblait quasi acquise depuis longtemps et ce malgré les multiples rebondissements survenus dans le dossier, faire venir le prodige monégasque paraissait relever, en revanche, de la montée de l’Everest. Malgré tout, Mbappé est aujourd’hui un joueur du club de la Capitale.

La question était donc toute posée : quid des autres solutions offensives que sont Lucas, Di Maria, Pastore et donc, Draxler ? Pour les deux premiers l’issue de secours passe par un départ à court ou moyen terme. Malgré son statut de crack annoncé et quelques fulgurances magistrales, Lucas n’a jamais réellement réussi à s’imposer au Parc des Princes. Quatre ans après son arrivée Porte de Saint-Cloud, le brésilien a fini par lasser les derniers fidèles qui gardaient espoir en un réveil et surtout, en une constance dans le jeu et le rendement. Pour autant, peu d’indications précises ont filtré concernant un transfert éventuel, d’autant que son épouse souhaite accoucher de leur premier enfant à naître dans la ville lumière.

Le cas Di Maria semble flou : à six mois de la Coupe de Monde, l’Argentin n’a pas la garantie d’être du voyage en Russie et a du mal à accepter son statut de roue de secours. Et quand bien même El Fideo a marqué contre Anderlecht, le malaise était visible et un départ semble plus que jamais à l’ordre du jour le concernant. Sauf qu’il a joué en Ligue des champions et que les prétendants fortunés n’iront pas faire sauter la banque pour un profil incompatible avec la compétition continentale. Sauf qu’Unai Emery semble effectivement compter sur lui pour atteindre les objectifs du club.

Avec Javier Pastore c’est du je t’aime moi non plus. « El Flaco » jouit toujours d’une côte de popularité certaine au Parc des Princes, mais la pile des arrêts de travail en maladie le concernant n’arrête pas de grandir, ce qui pourrait pousser le PSG à s’en séparer malgré son statut de figure de proue initiale du projet QSI. Du moins si le joueur en exprime le souhait. Il semble aujourd’hui que le club n’ouvrira la porte qu’à la demande expresse de Javier Pastore.

Julian Draxler ? Le repositionnement du champion du monde allemand au milieu d’un triangle avec Verratti et Rabiot en l’absence de Thiago Motta est une idée judicieuse du Basque. Pas réellement à son aise en numéro 10 derrière Cavani, l’ex joueur de Wolfsburg revit replacé un cran plus bas. Sa technique, son sens de l’anticipation et du placement sont ressortis récemment.

Et puis, pour finir, le deuxième point qui fait que le transfert de Julian Draxler est une réussite, c’est que l’Allemand n’a jusqu’à présent pas eu d’états d’âme quand il a perdu sa place de titulaire. Draxler est un bosseur, et il l’a dit : champion du monde ou pas, il va cravacher. Et il y a fort à parier et espérer qu’on le verra beaucoup en tant que titulaire au milieu, pendant que certains continueront de se plaindre. C’est aussi ça, la Deutsche Qualitat. Et à la vue des prestations de Rabiot, intérimaire de luxe en sentinelle, le triangle fonctionne à merveille, le milieu du PSG que l’on croyait quelque peu sclérosé revit. Thiago Motta a du souci à se faire pour sa place.

Dernièrement, le Bayern Munich s’est renseigné au sujet de l’ancien pensionnaire de Schalke 04 pour palier au prochain départ de Franck Ribery. Il va sans dire qu’avec de telles prestations, le natif de Gladbeck a encore de beaux jours devant lui et qu’Unai Emery ne le laissera pas filer en Allemagne. Même pas en rêve.

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