« Et si Emery comptait sur Lucas plutôt que Di Maria » par Dan Tordjman

IV. Le journaliste musical Dan Tordjman vous donne rendez-vous pour des « PSG Rocks ». Billet et humeurs au programme.

Des Parisiens pas phénoMeinaux

Le clin d’œil aurait pu être sympa. En visite dans le Bas-Rhin et quelques jours après l’ouverture du célèbre Marché de Noël, le PSG n’a pas su se faire plaisir et s’est incliné, samedi, contre une surprenante et valeureuse équipe du Racing. La presse, M. D.D. en tête, s’en donne à cœur joie. Les supporters des autres en sont presque à déboucher le champagne. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. David bat Goliath, le pot de terre se paie le pot de fer. On peut trouver toutes les métaphores et toutes les circonstances atténuantes possibles (froid donc pelouse de piètre qualité, match de C1 trois jours après, …) cela n’excuse pas, pour autant, la qualité de jeu indigente proposée par les hommes d’Unai Emery à la Meinau.

Le coach ? Il serait injuste de lui jeter la première pierre, vue la nécessité de faire tourner l’effectif avant le rendez-vous de demain en Bavière. A priori son turnover était bien pensé et laisse entrevoir des pistes pour mardi. N’importe qui aurait remanié le XI de départ. On peut s’interroger sur l’aspect des tardifs des changements effectués. Tout le monde est d’accord pour dire que tout Cavani qu’il soit, Edinson ne peut retourner la situation en vingt minutes, à lui seul et dans ces conditions de jeu.

En revanche, il convient de se poser des questions sur l’implication et la qualité de certains joueurs alignés samedi. Appelés à la barre, les accusés, samedi, s’appelaient Angel Di Maria (qui a dit : « encore lui » ?), Yuri Berchiche et, plus inattendu, Daniel Alves dont l’apport côté droit était bien en deçà de ce qu’on peut voir habituellement. Son pendant côté gauche a toutes les peines du monde à s’imposer à la place de Kurzawa malgré les chances qui lui sont données. Dans la médiocrité, il n’a franchement rien à envier à son concurrent, surtout quand on voit l’amende que lui met Bahoken sur le deuxième but strasbourgeois.

Le cas Di Maria, lui, nous n’allons pas revenir dessus. Le sujet était déjà évoqué dans le précédent billet, mais après la performance (sic) servie samedi soir, c’est clair : le divorce est consommé, l’Argentin n’a plus la tête au PSG et sa descente aux enfers n’en finit pas de se prolonger. El Fideo est en train de devenir El Fiasco. On comprendrait alors mal pourquoi Unai Emery le retiendrait lors du mercato hivernal, alors qu’il dispose en Lucas d’une solution de rechange fiable. L’avantage du brésilien, qui s’est certes vu signifier la fin de son aventure parisienne, est d’avoir jusqu’ici, fait montre d’un état d’esprit irréprochable et travaille sans rechigner.

Est-il, dès lors, possible pour le Basque d’inclure l’Auriverde à nouveau dans ses plans ? A voir. Mais à la veille d’un match clé en Ligue des champions et à l’approche d’une trêve hivernale pendant laquelle des dossiers seront de nouveau posés sur la table (Ben Arfa, prolongation de Rabiot, …), le PSG doit dissiper toute incertitude. Et la seule réponse à cela est à donner sur le terrain afin de confirmer si oui ou non, cette défaite est un accident. En tous cas : non, il n’y a pas de crise à Paris et oui, le club comme ses supporters les plus objectifs et pragmatiques s’en remettront.

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