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Salomon : « J’adore aller à Marseille et dire que Paris a climatisé le Vélodrome ! »

À quelques heures du Classique de la Ligue 1 qui va opposer le Paris Saint-Germain à l’Olympique de Marseille, les acteurs du football donnent leur pronostic du match mais aussi dévoilent leur attachement aux clubs respectifs. C’est le cas de Bruno Salomon, interviewé par le quotidien L’Equipe.Dans cet entretien, il dévoile son amour pour sa ville de naissance Grenoble mais aussi son attachement professionnel devenu passionnel pour le PSG.

Ses débuts :

Je suis né au pied des montagnes et j’ai été biberonné aux matches patates de D3 et de D4 où il faut avoir de l’imagination pour s’enflammer. J’ai débuté avec Grenoble (CFA et National) puis je suis allé à Amiens (National, Ligue 2). Après un passage à Périgueux comme reporter généraliste, j’ai répondu à une petite annonce de Radio France en 2007 pour un poste de journaliste sportif à Paris. L’idée était d’installer le PSG de manière assez définitive sur l’antenne. (…) J’étais fan des commentateurs locaux (…) Je fantasmais les matches ! Comme je n’étais pas très bon élève, je n’avais pas souvent le droit d’aller au stade, donc il me restait la radio. 

Sa relation avec le PSG :

Je suivais le PSG d’un œil depuis que Youri Djorkaeff, formé à Grenoble, y était passé (1995-1996)… Mais professionnellement, j’ai appris à l’aimer, je le trouve complètement adolescent. Le PSG est un peu comme moi, il essaye de grandir même si ce n’est pas toujours facile. J’adore aussi le côté très anglais des supporters parisiens. Tu les croises, ils ne vont pas te sauter dans les bras mais tu sens qu’ils ont une passion qui les brûle. Maintenant, c’est une drogue dure pour moi d’aller au Parc et de suivre le PSG.

Une double casquette commentateur-supporter :

A Lyon cette saison, quand Kurzawa marque, je crie : « c’est aussi pour Kylian ! ». Parce que je trouve qu’il y a eu une injustice, qu’Anthony Lopes doit être expulsé sur sa sortie sur Mbappé, qu’un joueur est parti blessé… Mais j’aurais eu la même réaction sur mon siège de spectateur. J‘aurais le même mordant sans micro. Pour autant, je ne dirai jamais que le PSG est formidable s’il a fait une mi-temps de merde. (…) Avec les adversaire ? Je ne joue pas l’animosité. Je me contente d’égratigner les supporters… Mais j’adore aller à Marseille et dire que Paris « a climatisé le Vélodrome ». C’est une sensation extraordinaire.

Son travail avec le PSG :

Si le PSG me donne des consignes ? Aucune ! On ne nous a jamais demandé quoi que ce soit. On n’a pas de filtres et c’est justement ce qu’ils sont venus chercher, le côté passionné. (…)Pour nous (à France Bleu), ce club est hyper dur à suivre parce qu’il est immense ! À Paris, avec ton micro France Bleu, t’es dans la meute, tu t’accroches, tu fais face à de très, très gros médias. Ils préfèrent donner une interview à la BBC ou Marca qu’à moi, mais ce n’est pas grave… Si je pouvais repartir pour commenter un autre club ? Non, c’est trop d’adrénaline le PSG… Allez, peut-être Grenoble, pour le retour aux sources !

À propos Jonathan Bensadoun

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