Denisot

Denisot : « Le PSG a de bonnes chances de se qualifier mais ça va être très compliqué »

Ce mardi à 20h45, le Paris Saint-Germain a rendez-vous avec l’histoire, 25 ans plus tard. En 1993, les Rouge et Bleu éliminaient le Real Madrid en quart de finale retour de la Coupe UEFA (4-1). Michel Denisot était alors président du club de la capitale et pour lui, l’équipe actuelle peut reproduire l’exploit comme il l’a expliqué sur les ondes de FranceInfo, ce mardi matin.

« Quand on aime le sport on est dans les optimistes, par nature. Il y a 25 ans, c’était un contexte tout à fait comparable puisqu’on avait perdu 3-1 face au Real comme le PSG d’aujourd’hui et l’équipe avait renversé la montagne au match retour en gagnant 4-1. Ce qui avait marqué les mémoires de tous ceux qui y étaient et qui avaient regardé. Donc ça veut dire que c’est possible sinon ce n’est pas la peine de jouer, explique Michel Denisot. Aujourd’hui, le PSG a de bonnes chances de se qualifier, ça va être très compliqué. Ce sont des matchs très particuliers. Les statistiques ne servent à rien dans ce contexte-là. Paris n’est pas favori mais qui aurait parié que Paris perdrait 6 à 1 l’année dernière à Barcelone. Pourtant c’était deux grandes équipes face-à-face. Donc quand il y a deux grandes équipes face-à-face on ne peut pas savoir ce qui va se passer. Il peut y avoir un carton rouge au bout de dix minutes d’un côté ou de l’autre, ça peut aller très vite. Quand le PSG de mon époque a gagné il y a 25 ans, l’équipe marchait sur l’eau. Ils étaient imbattables ce soir-là. C’était une équipe de compétiteurs, on ne les a jamais retrouvés à ce niveau-là. Donc je n’ai pas de pronostic à faire, je souhaite évidemment la victoire du PSG, comme tout le monde, mais je pense que les statistiques, à l’heure qu’il est, ça ne veut rien dire. On a toujours coutume de dire que quand deux grandes équipes se rencontrent ça se joue sur les détails. Alors qu’est-ce qu’un détail ? Un mauvais contrôle, une faute de main, une décision d’arbitre discutable. Et puis ça peut se jouer aussi sur une équipe qui écrase l’autre. Quand on a gagné 4-1 il y a 25 ans, on a écrasé le Real Madrid alors qu’à l’aller on avait perdu 3-1. Donc il faut une équipe de compétiteurs, où tout le monde soit à plus de 100%. Il faut un bon coach sur le banc aussi, à l’époque moi j’avais Artur Jorge qui venait de gagner la Ligue des champions avec Porto donc qui savait gérer les grands rendez-vous. C’est très particulier, ce n’est pas comme un match de championnat ordinaire. »

À propos Antoine Grasland

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