Armand : “Je me rappelle d’un jour où Ibra avait déchiré son maillot”

Le PSG se déplace à Rennes cet après-midi dans le cadre de la sixième journée de Ligue 1, un match spécial pour Sylvain Armand. L’ancien latéral gauche a passé neuf ans au PSG (2004-2013) avant de rejoindre le Stade Rennais pour y finir sa carrière (2013-2017). Dans une interview accordée à L’Equipe, l’ancien Nantais a évoqué un moment de colère de Zlatan Ibrahimovic dans le vestiaire.

Ce n’était pas une dispute, mais un échange entre deux hommes de caractère : Ibra et Carlo Ancelotti. C’est un jour où on n’était pas bon. On entendait Ibra du couloir. Il en avait déchiré son maillot tellement il était énervé. Il nous regardait tous, il parlait en italien, on ne comprenait pas tout. Carlo est arrivé et il a encore haussé le ton pour lui demander de se calmer. C’est la première fois que j’ai vu Ancelotti parler aussi fort. Dans le regard des deux, tu pouvais lire la tension. Après, ce sont deux personnes qui s’aimaient énormément et à la fin du match, c’était terminé et ils en rigolaient tous les deux. Mais c’est la seule fois que j’ai vu un joueur déchirer son maillot.

Armand a également expliqué que sa plus grande fête après un match était après le titre du PSG en 2013.

Après le titre de champion de France (en 2013), avec le Paris Saint-Germain. On avait un très bon groupe, avec Guillaume Hoarau, Jérémy Ménez, Blaise Matuidi, Clément Chantôme. On a fait trois jours non-stop. C’était un moment tellement attendu par le club. C’était le premier titre de champion depuis longtemps. Le soir de Brest, on avait les cheveux peints ; on avait fait la soirée. Après, on partait en vacances, on n’avait plus rien à faire. Et je partais de Paris, c’était aussi pour se dire au revoir.

Il a également évoqué le joueur le plus fort avec qui il a joué.

J’ai beaucoup aimé Pedro Miguel Pauleta. Il n’allait pas prendre le ballon et dribbler tout le monde, mais il frappait dès qu’il en avait la possibilité, de n’importe où, et il pouvait marquer, comme sur le but qu’il avait mis à Barthez, contre Marseille. J’ai rarement vu cette facilité face au but. Un autre joueur que j’adorais, c’était Jérémy Ménez. Il est particulier, mais il n’est pas du tout comme l’image qu’il renvoie. Il est agréable, gentil. Sur le terrain, il a une capacité à décanter des situations, à dribbler quand il veut. Même Beckham l’avait dit lors d’une soirée quand on était à Paris : s’il avait réussi à se canaliser un peu plus, il aurait été dans l’un des cinq meilleurs joueurs du monde. Mais Jérémy est très sanguin, il est capable de péter les plombs. C’est dommage parce qu’il a vraiment un talent hors normes.

Armand a également expliqué qu’il n’aimerait pas revoir Fabrice Fiorèse. “Le joueur que je n’aimerais surtout pas revoir ? Fabrice Fiorèse. J’avais de l’estime pour lui, on s’entendait bien. Mais il y a quelque temps de ça, il avait eu des propos déplacés dans un journal ou sur une radio. Il se demandait comment j’avais fait pour rester dix ans à Paris… Je l’avais appelé, il m’avait dit que ça avait été mal interprété… Dire ce qu’il avait dit, j’avais trouvé ça petit.

Il a également dévoilé la plus belle équipe dans laquelle, il a joué.

La dernière où j’ai été champion avec le Paris Saint-Germain. Avec des très grands joueurs. Sans parler des Qatariens, j’y ai vu une exigence du haut niveau avec Leonardo et Olivier Létang. Ils m’ont montré ce qu’est aujourd’hui l’activité professionnelle footballistique, notamment le travail avant et après l’entraînement. J’avais 30 ou 31 ans, mais j’ai appris beaucoup à leur côté. Je me suis dit que le football avait beaucoup évolué.

Sylvain Armand a enfin évoqué la pire équipe dans laquelle il a joué.

C’était à Paris, quand on avait recruté Everton, Souza… (la saison 2008-2009). On avait une équipe qui, honnêtement, était catastrophique pour le PSG. Moi non plus, je n’étais pas bon. J’avais l’impression qu’on n’arrivait pas à se faire trois passes. Et pas sur quelques matches : tout au long de l’année.”

 

À propos Guillaume De Freitas

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