Inès Jaurena

[ITV CS] Jaurena : « On sait que le PSG a vraiment à cœur de nous battre, de montrer sa suprématie »

C’est le choc du week-end en D1 Féminine ! Dimanche (14h45), le Paris Saint-Germain se déplace au stade Robert-Bobin de Bondoufle (91) pour affronter son voisin du Paris Football Club dans un derby qui s’annonce passionnant. L’occasion pour Inès Jaurena (27 ans), l’ailier du PFC et internationale française, de se confier à Canal Supporters sur ce match particulier entre les deux équipes. 

Canal Supporters : Un derby est toujours un match à part, qu’est-ce que cela représente pour vous ? 

Inès Jaurena : « On sait qu’on joue une des grosses équipes du Championnat. On sait que le PSG a vraiment à cœur de nous battre, de montrer sa suprématie par rapport à nous. Je ne pense pas que ce soit un match plus chaud que les autres mais les deux équipes ont à cœur de battre l’autre.  »

CS : Pouvez-vous réaliser l’exploit et faire tomber le PSG pour la première fois cette saison ?

IJ : « On y croit ! L’idée c’est de prendre des points, surtout qu’on en a laissé à Lille (2-1). On aborde vraiment ce match pour prendre des points mais comme c’est le PSG, il faudra mettre tous les ingrédients. »

CS : Le PFC est actuellement 4e en Championnat (18 pts), comment jugez-vous le début de saison de votre équipe ?

IJ : « Il est assez mitigé. Il y a eu du bon et du pas bon, le problème c’est que on alterne vraiment les deux d’un week-end à l’autre. Il y a beaucoup de changements dans le club et autour du club, notamment au niveau des entraîneurs, du centre d’entraînement. On sait qu’on est dans une année de changement, pour le mieux, bien sûr. Pour l’instant, les résultats sur le terrain ne sont pas là. Si tout le monde se lève du bon pied, on va faire une très grosse performance, au contraire on est capable de ne pas mettre ce qu’il faut pour ramener des points. »

CS : Quels sont vos objectifs personnels et collectifs pour cette saison ?

IJ« On doit trouver une stabilité que nous n’avons n’a pas en ce moment. Avoir un niveau de base qu’on est capable de sortir tous les week-ends. Avoir un niveau de performance à peu près égal toutes les semaines mais après ça peut arriver d’avoir un match sans. Là, c’est un peu problématique d’être en dents de scie. Il faut que tout le monde donne beaucoup individuellement pour qu’on arrive à avoir quelque chose de cohérent collectivement. Nos objectifs ne sont pas d’accrocher la deuxième place. Avec les années on a un peu revu nos objectifs à la baisse. Cette saison, on veut arriver troisième devant Montpellier. Même si on joue Paris, c’est important d’avoir dans la tête qu’on veut marquer des points sur ce match pour rester collé à Montpellier et avoir l’opportunité de passer devant elles. »

CS : L’écart entre le PFC et le duo OL-PSG semble grandir sans cesse, n’est-ce pas démotivant ?

IJ :  «  Non, ce n’est pas démotivant. On est des compétitrices, on essaie, on travaille. C’est un peu frustrant mais c’est pareil pour les dix autres équipes du Championnat. Elles sont très fortes, on a du mal à les rattraper. On est lucide et consciente de leur niveau et du nôtre. »

CS : Quels sont les axes de progression pour le PFC ? Comment venir concurrencer le PSG ?

IJ : « Le meilleur motif d’espoir serait d’arriver troisième cette saison et d’envisager finir deuxième la saison d’après. Il faut s’améliorer chaque année. L’année dernière on a fini quatrième assez loin de Montpellier, l’idée c’est de finir troisième et prendre étape par étape. C’est un club qui rebondit, qui a besoin de se reconstruire. Essayer de finir troisième devant Montpellier ou être très compétitif par rapport à eux et voir plus haut dans un second temps. »

CS : La Coupe du Monde en France arrive à grands pas, est-ce le point d’orgue de votre saison ?

IJ : « Oui, bien sûr. C’est le point d’orgue du foot féminin en France, cette année, pour les joueuses françaises et notamment celles qui sont susceptibles d’être sélectionnées. »

CS : Que va-t-il falloir faire pour être présente dans la liste ?

IJ : « Comme je l’évoquais pour l’équipe, c’est avoir un niveau régulier, pas un week-end sur trois. Faire des performances intéressantes et les répéter chaque week-end. Après, je n’ai pas pu enchaîner cette saison avec une blessure aux ischios donc c’est aussi être sur les terrains tout le temps et être performante. Tant qu’il y aura une carte à jouer, je la jouerai à fond. »

À propos Antoine Grasland