Krychowiak

Krychowiak : “Tout ce que j’avais à faire, c’était d’accepter cette situation et d’aller dans un autre club”

Prêté cette saison avec option d’achat obligatoire au Lokomotiv Moscou, Grzegorz Krychowiak a vécu des moments compliqués au Paris Saint-Germain. Dans une interview accordée au média russe Championat, le milieu de terrain est revenu sur son aventure parisienne.

« Au PSG, je n’ai pas beaucoup joué, les gens ont beaucoup parlé de moi. À un moment donné, ça m’a fatigué, mais j’ai décidé qu’il valait mieux me concentrer sur mon travail. En France, les médias ont écrit que j’avais un conflit avec des partenaires du PSG. Ce n’est pas vrai – il y avait une très bonne ambiance dans l’équipe. Mais des journalistes ont essayé d’expliquer que c’était pour ça que je ne jouais pas. […] Ils ont même écrit sur un malentendu avec la direction, alors que j’avais de bonnes relations avec le président du club. Je n’ai pas joué, c’était une période difficile, mais je l’ai acceptée. Je travaillais dur, je faisais des efforts, mais j’ai dû tourner la page et passer à autre chose. Tout ce que j’avais à faire, c’était d’accepter cette situation et d’aller dans un autre club. J’ai moi-même demandé à partir. Lorsque vous restez longtemps assis sur le banc, vous incitez involontairement le club à changer. Pourquoi West Brom ? La décision a été prise dans les dernières minutes du mercato 2017. J’avais différentes options pour partir en prêt, mais le PSG voulait me vendre. Après un an sur le banc, c’était presque irréel. J’ai demandé à ce qu’on me prête. J’ai expliqué que, dans mon cas, ce serait plus facile de me vendre la saison prochaine. » 

Dans cet entretien, le Polonais règle également ses comptes avec Unai Emery, l’ancien coach du club de la capitale.

« Chaque fois que je quittais un entraînement, je me posais la même question. Avant de signer un contrat avec le PSG, j’ai demandé à Emery s’il voulait vraiment me voir dans l’équipe. Il a répondu “oui”. Je me suis dit : “il me connaît, il sait comment je joue. Pourquoi refuser ?” Trois mois plus tard, Emery a déclaré qu’il ne me voulait pas dans l’équipe. Je suis tellement en colère contre lui ! Je n’ai pas compris ce qui avait pu changer, je lui ai demandé de s’expliquer. Oui, on s’est expliqué. Mais chaque fois que je quittais son bureau, j’étais encore plus en colère qu’avant. »

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