Blanchard (GSI Pontivy) : “Mon histoire personnelle est étroitement liée au PSG”

Demain soir (20h45), le PSG affronte le GSI Pontivy (National 3) dans le cadre des 32e de finale de Coupe France. Yannick Blanchard, le manager et entraîneur du club breton a donné une interview au Parisien pour évoquer cette rencontre, lui qui a joué au PSG entre 13 et 17 ans et qui est supporters du PSG depuis son enfance.

Le PSG ? C’est comme un signe du destin. Je suis un jeune entraîneur débutant, affronter mon club formateur et de cœur, c’est exceptionnel. Ce match va me faire grandir et progresser dans la gestion de mes émotions. Mais je vais surtout vivre un moment très spécial car mon histoire personnelle est étroitement liée au PSG.”

Il a ensuite évoqué son histoire d’amour pour les Rouge et Bleu.

À 6 ans, mon père m’a acheté un abonnement pour aller au Parc des Princes avec lui. Il m’emmenait aussi en déplacement. Mon plus beau souvenir, c’est la victoire contre le Real Madrid en 1993 (4-1 en quarts de finale retour de la Coupe de l’UEFA). À l’époque, mes idoles étaient Valdo, Weah, Ginola.

Blanchard est ensuite revenu sur son parcours au PSG.

Je réalisais un rêve. J’avais été repéré à 13 ans par Jean-Pierre Dogliani quand j’étais à l’INF Clairefontaine. Vous imaginez bien ce que ça représentait pour ma famille de me voir porter le maillot du PSG… Mon père ne ratait aucun de mes matchs, même s’il y avait dix heures de route à faire. Regret de ne pas avoir percé la-bas ? Avec le recul, pas vraiment. À mon époque, c’était vraiment bouché. Dans ma génération, seuls Badiane et le Nigérian Ogbeche ont signé pro. Le PSG voulait avoir de bons résultats chez les jeunes, juste pour son image. Il ne misait alors pas du tout sur son centre de formation. L’équipe première, c’était comme un club dans le club. J’ai préféré partir à Sedan.”

Yannik Blanchard a également évoqué le PSG actuel.

Ce sera un honneur pour moi de serrer la main de Tuchel. Il a apporté une vraie plus-value au PSG au niveau tactique et avec ses différentes animations. Avec Emery, le PSG était davantage une somme d’individualités. Maintenant, c’est devenu une vraie équipe avec une force collective qu’il n’avait pas l’an dernier.

Il a enfin évoqué l’absence des Sud-Américains pour ce match. “Je peux comprendre que Pontivy ne soit pas leur priorité. Mais même avec une équipe mixte, ça reste très fort. Avec nos petits moyens, j’aimerais qu’il y ait un peu de suspense. On ne sera pas là juste pour échanger des maillots.”

À propos Guillaume De Freitas

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