#BP de Medmax sur la relation PSG/Nike

Sur Canal Supporters les CSiens inspirés peuvent trouver une tribune d’expression via le #BP (Blog Parisien). MedMax a souhaité rebondir sur le partenariat entre le PSG et Nike, références à l’appui.

Le #BP de Medmax sur la relation PSG/Nike

Après lecture des commentaires concernant la renégociation du club avec Nike, je pensais qu’un rappel des faits pourrait aider certains. Chacun est libre d’en faire l’interprétation qu’il souhaite. Ce que l’on sait :

Nike est partenaire du PSG depuis 1989. La valeur du dernier contrat liant la marque avec le PSG avant la reprise de QSI en 2011, s’élevait à 6.5M€/an, pouvant atteindre 8M€ selon les performances de l’équipe. (Le Barça et Real devaient être aux alentours de 30/40M€ à cette époque).

Le nouveau propriétaire souhaitait revaloriser ce contrat, après avoir fait venir des stars comme Ibrahimovic, Thiago Silva… Ou des grand coups comme Pastore, Thiago Motta… Mais surtout Beckham en 2013. Fort de sa position du moment, Nike était réticent à renégocier ce contrat puisque le club était lié à l’équipementier pour plusieurs années encore. Pour forcer la main, le Président avait menacé de quitter Nike et avait fait pression en sondant la concurrence (Adidas…), et même entamé des négociations avec Burrda, une marque qatarienne ayant sponsorisée l’OGC Nice et Wolverhampton par exemple (entreprise sous QSI également). Comprendre : Nike n’était pas disposé à négocier, mais cédera finalement en 2014 en satisfaisant les Parisiens à hauteur d’une vingtaine de millions d’euros par an plus un bonus (20/25M€), en prolongeant jusqu’en 2022.

Dès 2016, le club a souhaité renégocier, à nouveau, ce contrat à la hausse pour suivre la vague inflationniste. Une fois encore, Nike ne l’entend pas de cette oreille. Fort des arrivées de Neymar et Mbappé à l’été 2017, le club a bien évidemment et à juste titre, estimé que la montant du contrat équipementier n’était plus en phase avec la valeur du maillot du PSG. Sous la menace du Fair-Play Financier, le club s’est fait plus pressant quand au succès de cette entreprise. On apprend via les “football leaks”, qu’en novembre 2018, le PSG réclamait 100M€/an à Nike, refusé sur le champ car “ne correspondant pas à la valeur du marché”. Mais ce n’est pas tout, le PSG a ensuite revu ses prétentions à la baisse en passant d’une demande de 100M€ à… 60M€/an… Refusé une fois de plus !!! Paris souhaitait au moins être au niveau de Chelsea qui émarge à 66/68M€/an avec la marque à la virgule.

Ce tweet de Paris United en août 2017 allait d’ailleurs dans le sens des révélations des “football leaks” (novembre 2018). Je ne dis pas qu’un accord n’a pas été trouvé officieusement entre les parties, personne ne peut l’affirmer ou le nier sans être au cœur des discussions. Mais ce qui est factuel, c’est qu’entre 2016, 2017, 2018 et l’interview de vendredi, donc 2019, la communication du Président et du club a toujours été dans le sens de négociations toujours en cours avec l’équipementier. En octobre 2018, Le Président répondant à la question si ce partenariat pouvait déboucher sur une prolongation de contrat liant Nike et le PSG à l’avenir ? “Il y a des discussions, nous allons voir. Espérons que l’histoire continue.”

Pour point de comparaison, voici approximativement les montants des contrats équipementiers ayant cours :
– Real avec Adidas : 110M€/an (+50M€ bonus, soit potentiellement jusqu’à 160M€/an)
– Barça avec Nike : 105M€/an (+45M€ bonus, soit potentiellement jusqu’à 150M€/an)
– Manchester United avec Adidas : 85M€/an
– Chelsea avec Nike : 68M€/an
– Arsenal passe avec Adidas en juillet 2019 : 68M€/an
– Bayern avec Adidas : 60M€/an

Bien que le PSG soit handicapé par la visibilité de la Ligue 1, il y a fort à parier qu’avec Neymar et Mbappé dans nos rangs, nous serons quand même entre 80 et 100M€/an (bonus inclus) : Nike + Jordan (60 + 20 ?). Ceci n’étant possible qu’avec la COLLABORATION avec Jordan Brand et uniquement avec la présence de celle-ci (les mots ont un sens, cela ne semble pas être un simple sponsorship habituel, et donc un partage des profits plus équilibré). Car après connaissance des “football leaks”, et au vu de l’historique des renégociations avec Nike, la compagnie américaine seule (sans son entité Jordan) ne nous aurait probablement pas suivi à une telle hauteur (du moins, pas avant l’approche de l’échéance du contrat actuel). Du point de vue de Nike, il n’y avait aucune raison de se presser : les discussions entamées en 2016, soit 2 ans après la précédente négociation (2014) et lui restant à ce moment là, 6 ans de contrat (2022). Merci pour la lecture.

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