Kurzawa : “A un moment, je n’étais pas aussi professionnel qu’un joueur doit l’être”

Layvin Kurzawa a donné une interview au Canal Football Club. Le latéral gauche est revenu sur son retour en sélection, sa longue absence, son arrivée au PSG….

Surpris par sa sélection ?

J’ai été surpris mais pour moi c’est normal. Les trois joueurs qui étaient susceptibles de jouer, ils étaient blessés. Je me sens bien, je me sens bien dans mon corps. Et ça faisait deux ans, deux ans et demi que j’avais tellement mal. J’avais mal partout. Je finissais un entraînement et je ne savais pas si j’allais pouvoir m’entraîner le lendemain et souvent je ne m’entraînais pas le lendemain parce que j’avais vraiment mal.

Cru à une fin de carrière anticipée ?

Oui. On me disait que c’était une blessure de vieux. Ce sont eux qui se font opérer de l’hernie discale. Et moi, je me fais opérer de ça à 26 ans. Ça m’a fait peur.

La naissance de sa fille

La naissance de ma fille m’a reboosté, m’a redonné la force dont j’avais besoin. À ce moment-là, j’étais vraiment au fond du trou. Elle me rend fort. J‘ai eu deux saisons où cela a été dur physiquement et mentalement. Mentalement, c’est revenu et physiquement, ça va revenir.

Les critiques

J’ai été jeune, on m’a beaucoup critiqué. Aujourdhui, les gens qui parlent, limite j’en ai rien à f….. Les gens qui parlent, ça ne m’atteint plus. Je sais ce que j’ai à faire. On m’a considéré comme un petit con mais je n’ai jamais été un petit con. J’ai fait des erreurs de jeunesse, que beaucoup de joueurs ont pu faire, mais moi, je suis médiatisé.”

Son arrivé au PSG

Je passe de Monaco, une petite ville, proche de mes parents à Paris. La capitale, les boîtes de nuit et tout ce qui s’apparente à Paris. J’ai eu une période où j’étais perdu. Je pensais au foot sans y penser. Je vais aller m’amuser parce qu’on a entraînement que cet après-midi. Je n’étais pas aussi professionnel qu’un joueur doit l’être. Aujourd’hui, je suis revanchard. Je suis conscient de ce que je vaux.”

L’élimination contre Manchester United

Quand je suis rentré chez moi, ma femme m’a dit, mais c’est quoi cette poisse que vous avez. C’est un truc de fou, encore maintenant. J’étais perdu, comme un fou. On se dit, il y a une malédiction. On ne fait pas le match qu’il faut mais à côté de ça, on n’a pas de chance non plus. On se dit à Barcelone, s’il y avait la VAR, on serait passé, peut-être et là, on se dit s’il n’y avait pas la VAR… T’a vu l’équipe que l’on a, les joueurs que l”on a. Tu as vu le coach que l’on a. On a un groupe de fou. Pour moi, ce n’est pas mentalement, ce n’est pas mental. Mais je n’ai pas de réponse. L’année prochaine, on va recommencer jusqu’à ce que l’on gagne. Mais on va la gagner. Quand je ne sais pas mais on va la gagner.”

À propos Guillaume De Freitas

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