Ongenda : “Mes débuts au PSG ? Mentalement, je n’étais pas prêt”

Après avoir fait ses débuts au sein de son club formateur, le PSG, Hervin Ongenda s’est un peu perdu. Il est désormais au FC Botosani en Roumanie. Dans un long entretien accordé à So Foot, le joueur de 23 ans est revenu sur ses années parisiennes (2013-2017).

Ses souvenirs du centre de formation

C’étaient des bons moments, c’est clair. J’avais des super coéquipiers, avec qui je suis encore en contact aujourd’hui comme Antoine Conte, Presnel Kimpembe ou Mike Maignan. C’était une petite famille.

Son but contre Bordeaux lors du Trophée des Champions (2-1, 3 août 2013) et l’après difficile.

Le but contre Bordeaux, l’un des plus beaux moment de ma carrière ? Oui, parce que c’est arrivé vite. Mais je n’étais pas prêt à ça, à tout ce qui a suivi après le match. Quand tu es sur le terrain, tu ne sais pas ce qu’il se passe autour. Tu ne penses qu’à jouer au football. C’est l’après qui est dur à gérer. Et mentalement, je n’étais pas prêt. Tout a changé. C’étaient les premières années des Qataris, avec tous les grands joueurs qui venaient d’arriver. Au milieu de tout ça, tu as un petit jeune qui arrive, qui marque aussi tôt… C’était un peu dur mentalement“, avoue Hervin Ongenda. “Tu te dis que tu as la possibilité de jouer, mais c’est dur, car il y a un groupe déjà en place. Lorsque tu arrives dans le groupe, tu penses que tu vas tout le temps jouer. Mais non, ça ne se passe pas comme ça. Derrière, pendant un mois et demi, j’étais tout le temps le 19e et je partais m’asseoir en tribunes. Mentalement, ça te plombe. Tu ne sais pas à quel moment tu vas jouer, tu reviens dans le groupe tout en t’entraînant bien et on te dit même que tu vas commencer le week-end. Sauf que non… C’était usant mentalement.

Un regret de ne pas s’être inscrit dans la durée au PSG ?

Je pense que si j’avais eu ma chance sur la durée, ça aurait tout changé. Mentalement, je n’aurais pas eu cette période.

Côtoyer Zlatan Ibrahimovic et les stars de l’effectif parisien

Cette période où tu côtoyais notamment Ibra, elle te paraît loin ? Non, c’était il y a seulement quatre-cinq ans. Ibra, il n’était pas moqueur avec moi, mais il aimait bien être sur mon dos. C’est parce qu’il m’aimait bien. Sinon, il ne m’aurait rien dit. C’est clair que lorsque tu arrives dans un groupe et qu’un mec comme lui t’accueille comme ça, ça donne de la confiance. Après, c’est bien d’être dans le groupe. Mais pour y rester, il faut avoir le niveau. Si tu ne l’as pas, tu repars en CFA et basta. J’avais le niveau pour jouer à Paris ? Oui, je l’avais. Je pense que je l’ai toujours, même.

Ce qui lui a manqué pour rester au PSG

C’était un manque de sérieux… J’avais lâché. Un coup tu es dans le groupe, un coup tu n’es pas dedans. C’était vraiment dur de ne pas jouer. Je pars de ce fait en prêt à Bastia, et même là, il y a eu un manque de communication. Au moment où je pars, le discours qu’on me tient au club était : « On voulait que tu restes, mais c’est toi qui pars. » Bah ouais, mais vous me dites ça à la fin quand tout est ficelé…

Son départ du PSG (janvier 2017)

Ça a été dur. Mine de rien, je suis resté onze ans à Paris. Quitter le club a été un moment très difficile. Je n’ai pas de regret, j’avance. Peut-être qu’un jour, nos chemins vont se recroiser. J’y crois.”

À propos Guillaume De Freitas

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