Rennes/PSG – Retour sur une défaite qui fait tâche

Ce dimanche, en clôture de la seconde journée de Ligue 1, le Paris Saint-Germain se déplaçait sur les terres du Stade Rennais. Et après une prestation loin d’être emballante, les hommes de Thomas Tuchel se sont finalement inclinés sur le score de 2-1. Alors qu’Edinson Cavani avait ouvert la marque pour les Rouge et bleu, Mbaye Niang et Romain Del Castillo offraient finalement les trois points de la victoire aux Bretons. Retour sur une partie plutôt représentative des maux franciliens et ce, depuis plusieurs mois déjà.

Une prestation en dilettante

Après deux mois de trêve et de mercato, le football reprend enfin ses droits. Pour ce qui est de la Ligue 1, cela fait désormais un peu plus d’une semaine que son coup d’envoi a été lancé. Grand et incontestable favori à sa propre succession, le Paris Saint-Germain a su s’imposer lors de l’ouverture du championnat hexagonal, à domicile, face au Nîmes Olympique (3-0). Là aussi, le club de la capitale n’avait pas proposé quelque chose de très clinquant, loin s’en faut. Avec trois pions dans son escarcelle, le PSG a néanmoins su assurer l’essentiel alors qu’on sait que les débuts de saison sont loin d’être aisés pour les organismes.

Maintenant, un minimum syndical est tout de même à fournir sur le terrain. Un minimum qu’on a eu peine à remarquer face au SRFC. Pour cette partie, Thomas Tuchel avait décidé d’aligner un onze de départ organisé en 4-3-3 : Areola gardait les buts. Devant lui, une ligne de quatre avec, de gauche à droite : Bernat, Diallo, Silva et Meunier. Au milieu, Marquinhos reprenait son rôle de sentinelle, épaulé par Marco Verratti et un bien terne Julian Draxler. Enfin, l’attaque était animée par Kylian Mbappé, Edinson Cavani et Angel Di Maria. Pointer une individualité au sein d’une telle bouillie de football reste un procédé assez fastidieux. Cependant, on ne peut occulter le fait que certains paraissent totalement à côté de la plaque et cela fait un long moment que c’est le cas. Thomas Meunier et Julian Draxler paraissent errer telles des âmes perdues sur la pelouse. Une fois ce constat fait, on est obligé de reconnaitre que le reste de l’équipe n’a pas su relever le niveau non plus. Collectivement, on pourrait assimiler cette partie à un naufrage. C’est simple : de la première à la dernière minute il ne s’est absolument rien passé. Trop de lenteur, pas de prise de risque, des mouvements sans ballon réduits au strict minimum, un pressing quasi inexistant et une défense bien trop distendue. Des ingrédients qui ont permis aux Rennais de l’emporter 2-1. Une première défaite au bout de deux journée. En comparaison, la saison passée, il aura fallu 23 journée pour voir le Paris Saint-Germain s’incliner pour la première fois de la saison.

Sur le front de l’attaque, Kylian Mbappé s’est montré bien trop brouillon ou prévisible dans ses initiatives. Angel Di Maria, certainement l’un des plus performants depuis plusieurs mois, n’a pas su prendre le jeu à sont compte non plus. Malgré son but (et une tête sur le poteau), Edinson Cavani n’a quasiment rien apporté. Au milieu, Julian Draxler a endossé le rôle qu’il porte depuis bien trop longtemps, celui de fantôme. Marquinhos a joué bien trop bas et Marco Verratti n’a pas su jouer son rôle de dynamiteur. Enfin, derrière, Abdou Diallo doit encore prendre ses marques et la complémentarité avec Thiago Silva doit encore se parfaire. Sur les côtés, Thomas Meunier et Juan Bernat se sont fait prendre bien trop facilement dans leur couloir. Et le Belge n’a pas été une solution sur son aile.

Et maintenant ?

Une conclusion est-elle à apporter à tout cela ? Difficile à dire… On le sait, et s’est d’autant plus vrai pour les mastodontes européens, l’important n’est pas le début de saison. Le club de la capitale en a fait la triste expérience lors de l’exercice dernier avec son début pour le moins canon (14 succès consécutifs). Non, le tout est d’être prêt physiquement pour les périodes les plus importantes : l’automne pour bien se lancer, le printemps pour les matches couperets de Ligue des Champions. Une période qui ne réussit pas vraiment aux Parisiens depuis plusieurs années désormais. Après, une fois qu’on a dit cela, il faut tout de même avouer que cette défaite n’est pas pour nous rassurer. D’abord du fait du contenu proposé, comme expliqué précédemment, mais surtout car l’attitude affichée démontre sans doute un mal plus profond. En effet, l’impression que quelque chose a été brisé ce soir du 6 mars face à Manchester United au Parc des Princes reste vivace. De plus, quand on observe l’effectif parisien, on ne peut également s’empêcher de penser que des manques sont encore à combler : quid du poste de gardien de but ? Alphonse Areola ne proposant pas une assurance optimale dans une position qui en a pourtant cruellement besoin. De plus, avec Thomas Meunier, Thilo Kehrer et Colin Dagba, le poste de latéral droit semble quelque peu fragile, pour ne pas dire plus. Layvin Kurzawa n’apporte pas non plus de garanties suffisantes à gauche où Juan Bernat parait assez seul finalement.

Au-delà des considérations du marché des transferts, c’est surtout l’attitude que les joueurs doivent améliorer. De son côté, Thomas Tuchel va devoir relever la barre d’un navire rouge et bleu qui a tendance à tanguer quelque peu. Son bilan commence à faire tâche et on attend toujours que son PSG démontre un vrai caractère et un vrai fond de jeu. Logiquement, le football n’étant pas un sport qu’il faut consommer à l’instant T, on attendra avant de tirer la sonnette d’alarme. D’autant plus qu’énormément de choses peuvent encore bouger d’ici au 2 septembre, date butoir de la fin du mercato en France. On attendra également l’épilogue du dossier Neymar… Prochain rendez-vous pour le club de la capitale : ce dimanche 25 août à 21h, au Parc des Princes, face au Toulouse FC.

À propos Mickaël Rufet

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée