Tuchel : “Contre Manchester, on pouvait percevoir qu’il existait une possibilité que cela devienne difficile”

Arrivé en juin 2018, Thomas Tuchel a vécu une première saison contrastée dans le costume d’entraîneur du Paris Saint-Germain. D’abord avec une première partie de saison exceptionnelle où le club de la capitale a enchaîné les victoires en Championnat et s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions dans un groupe très relevé. Ensuite, il y a eu l’épisode de Manchester United où les Parisiens ont chuté, dans les grandes largeurs, au match retour (0-2, 1-3). À l’occasion de la trêve internationale, le coach allemand a livré une longue interview à beIN Sports. Extraits choisis des propos de Thomas Tuchel.

La défaite contre Manchester United l’année dernière

Ce jour-là, on pouvait percevoir qu’il existait une possibilité que cela devienne difficile de se qualifier. On pouvait le sentir dans le vestiaire. Mes joueurs voulaient montrer au monde entier que cette année était la leur. C’était un peu comme aux séances d’entraînements. Un peu trop d’efforts, un peu trop de concentration. Tout ce qu’un coach a l’habitude d’apprécier ! Là, quelque chose clochait. On en faisait trop, je l’ai senti. Mais je ne voulais pas en faire toute une histoire. J’ai essayé de ne transmettre que du positif : ‘Allez, on a confiance, on va le faire…’ Mais ce que je savais au fond de moi c’était : ‘S’il vous plaît, il faut qu’on y arrive… Je ne veux pas savoir comment mais s’il vous plaît, faufilez-vous !

Le gestion du cas Neymar par Tuchel

Peu de choses ont changé entre nous. Je connaissais son envie de départ, il savait que cela me déplaisait. Pour moi ce n’était pas le bon moment, ni la bonne décision. En tant que coach, il savait que je ne voulais pas ça. Mais on savait tous les deux que ce n’était pas ma décision, ni la sienne. Il avait besoin d’un club qui paie le prix, et il avait besoin que le PSG accepte. Nous avons tous les deux acceptés que la décision n’était pas de notre ressort, et que cela ne devait pas affecter notre relation, car il y avait encore la possibilité que l’on travaille ensemble.

Sa vision du management

L’environnement autour du football a changé, l’approche a changé. Pour autant, je ne pense pas que nous devons systématique demander leur avis aux joueurs et faire en sorte qu’ils soient heureux. Les joueurs que j’entraîne aujourd’hui ont une expérience que je n’ai jamais eue. Alors c’est bien d’avoir aussi leurs avis. Après, parfois, il y a des choses dont vous êtes sûr et là il faut savoir dire : “Non, c’est comme ça et pas autrement. Fin de la discussion”. À d’autres moments en revanche vous pourrez ouvrir la discussion pour demander à tout le monde de participer. Cela peut permettre d’emmener les joueurs avec vous et avoir une énergie qui permettra à tous de progresser et de grandir. Je suis le genre de personne qui a besoin de contacts, d’être proche des gens, cela m’aidait beaucoup quand mon coach me prenait dans ses bras ou quand mon père me posait la main sur l’épaule pour m’expliquer quelque chose. Cela me donnait la sensation que tout allait bien. Donc ça vient peut-être de là.

Sa vie de famille et le foot

Quand je suis chez moi, j’aime être entouré, avoir un oeil sur tout le monde. C’est pourquoi je suis très content d’avoir une maison ouverte, et de l’endroit où est la télé, je peux voir tout le monde. Ma femme s’est adaptée et regarde avec moi. Elle sait que je peux discuter, que je ne suis pas obnubilé. Les filles aussi. Elles me rejoignent pour 5 ou 10 minutes, après ça devient ennuyeux pour elles. Mais elles savent qu’elles peuvent me parler, être autour… Ce n’est pas comme si on ne pouvait pas me parler. Je peux sortir du match cinq minutes et aider à quelque chose, ce n’est pas un problème. Je crois que mes filles ont cru pendant très longtemps qu’il n’y avait que du foot à la télé (rires). Elles ont été surprises e découvrir u’il y avait d’autres trucs aussi…

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