INFO CS – Comment et pourquoi le PSG et Monaco ont convenu ensemble d’un prêt pour Mbappé

Depuis plus d’une dizaine de jours déjà, tous les feux semblent au vert pour que Kylian Mbappé rejoigne le Paris Saint-Germain et vienne se greffer à l’armada offensive du club de la capitale, déjà étoffée avec l’arrivée de Neymar.
Désormais, ce n’est plus qu’une questions d’heures avant que le prodige de 18 ans n’officialise sa signature au PSG, d’autant que Jovetic a d’ores et déjà hérité de son n°10 sur le Rocher, et que Deschamps a adoubé ce transfert en conférence de presse.

Dans les médias hexagonaux, à commencer par L’Equipe, on évoque désormais un prêt avec une option d’achat, à hauteur de 180 millions d’euros au total, et payable dans un an par le PSG (une clause déposée sous seing privé assurerait à Monaco qu’elle soit payée). Une manière pour le club francilien de reporter ses dépenses à l’exercice 2017/2018, et à l’AS Monaco de s’assurer une rentrée de liquidités pour dépenser à sa guise l’été prochain et rester à l’équilibre.

Mais pourquoi les deux clubs en sont-ils arrivés là ? D’après nos informations, qu’il s’agisse d’Antero Henrique, de Vadim Vasilyev, de Nasser Al-Khelaïfi ou de Dmitri Rybolovlev, toutes les parties n’ont cessé de chercher à discuter, à échanger, afin de trouver un terrain d’entente autour d’un transfert sec. Des discussions parfois tendues ont même eu lieu entre les deux camps. Le PSG avait suggéré pour la première fois l’idée d’un prêt. Idée recalée sèchement par le board monégasque la semaine dernière, qui menaçait alors de clore les discussions si un terrain d’entente n’était pas rapidement trouvé.

Pour Paris l’objectif était clair : composer avec le cadre du Fair-Play Financier, et trouver un équilibre lui permettant d’acquérir Kylian Mbappé dans les règles de l’art. Pour cela, le club francilien devait vendre bien, et vite, et avait plusieurs options.

1 – Préparer un deal avec l’AS Monaco

L’idée qu’un joueur puisse faire le chemin inverse et passer de Paris à Monaco a bien été évoquée pour réduire l’ardoise parisienne, même si les deux transferts auraient été distincts l’un de l’autre. Javier Pastore, Angel Di Maria ou Julian Draxler n’ont jamais été cités, à l’inverse de Lucas, que l’AS Monaco convoitait. Manque de chance, le Brésilien souhaitait rester dans la capitale et y fonder sa famille (sa compagne est enceinte), d’autant plus que son ami Neymar venait d’y poser ses valises.

Par défaut, c’est Gonçalo Guedes qui a donc été évoqué par l’AS Monaco et le PSG, mais le club francilien ne souhaitait pas voir filer l’international portugais sous une autre forme qu’un prêt… Option déclinée par les champions de France, et envisagée par un autre prétendant, Valence.

2 – Vendre des joueurs

Longtemps, le Paris Saint-Germain s’était engagé auprès de l’AS Monaco sur sa capacité à pouvoir débourser les 180 millions d’euros exigés pour s’offrir Kylian Mbappé, en plusieurs échéances. Sous condition, en tout cas, de pouvoir vendre plusieurs joueurs afin de garantir son équilibre financier et faire bonne figure auprès des instances de régulations européennes. Sauf qu’à ce jour, qu’il s’agisse de Krychowiak, Lucas ou de Di Maria, les trois leviers potentiels, aucune vente n’est à ce jour actée et la fin du mercato approchant, le PSG a compris qu’il serait impossible de glaner les 80 à 100 millions d’euros espérés cet été dans les caisses du club.

3 – Préparer un prêt

Ce sont les deux indéboulonnables du mercato francilien, Pini Zahavi et Antero Henrique, qui ont d’abord suggéré cette idée à Monaco, avec les avantages comptables qu’elle représentait. Pourquoi un prêt avec option d’achat ? Bilel Ghazi l’expliquait lui-même : En cas inverse, “l’UEFA pourrait comptabiliser l’opération dans les comptes de cette année. Dangereux pour le FPF.”

Pour Monaco, l’idée était simple : cet été, avec les ventes successives de Mendy, Silva, Bakayoko, Germain, Saint-Maximin, Diallo, Jean et Dirar, le club de la Principauté avait déjà récolté pas moins de 180 millions d’euros, pour seulement 61 millions d’euros de dépenses. Dans la perspective de réaliser de gros achats l’été prochain, la proposition était donc finalement tentante. D’autant plus que Dmitri Rybolovlev ne comptait pas céder sa pépite à moins de 180 millions d’euros, et que le PSG était le seul club désireux de s’aligner à ce jour. Voilà comment, à quelques jours de la fin du mercato, les deux parties ont finalement trouvé un terrain d’entente.

Une seule condition a été fixée par le patron monégasque : que le prêt soit réglé en une seule traite l’été prochain, et sans échelonnement possible.

À propos Ambre Godillon

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