Alves : « Je veux continuer à gagner, pas seulement jouer au football mais gagner, jusqu’à ce que j’ai 40 ans »

Arrivé cet été au Paris Saint-Germain, Daniel Alves (34 ans) s’est vite imposé comme un leader sur le terrain et en dehors. Dans une longue interview accordée à Fourfourtwole Brésilien revient sur les grands moments qui ont marqué sa carrière, ses débuts en tant qu’attaquant, ses modèles et il a également évoqué son transfert dans la capitale française.

« En fait à la base, j’étais attaquant. Quand mon père a commencé à m’aider pour devenir footballeur, il voulait me voir en attaque et marquer des buts. J’avais le numéro 9, parfois le 10 ou le 11. Puis quand j’ai commencé à fréquenter l’école de football, tout le monde voulait être attaquant. Vous ne pouvez pas avoir une équipe composée uniquement d’attaquants. Sans doute à cause de ma taille, de ma vitesse ou de mon style de jeu, j’ai pu m’adapter assez facilement à d’autres postes. Au fil des ans, j’ai joué quasiment à tous les postes, excepté gardien de but. »

Le défenseur auriverde a également parlé des ses idoles et des joueurs évoluant à son poste qu’il admire : « Mon idole quand j’étais petit était mon père. Il aimait tellement le football. Quand j’ai commencé à comprendre sa passion, je suis entré dans le monde du football et j’ai appris à admirer les grands joueurs. Bien sûr, Cafu a toujours été une source d’inspiration grâce à son histoire et à ses exploits avec le Brésil. Sinon, j’aime beaucoup Bellerin à Arsenal. J’aime bien aussi Dani Carvajal au Real Madrid et j’aime beaucoup Rafinha au Bayern. Quand Rafinha joue, j’essaie parfois de l’étudier. Il est admirable parce qu’il a de la qualité, il est très intelligent et il ne perd pas la balle. J’aimerais bien savoir comment vous pouvez jouer sans perdre le ballon. Il a un tel équilibre, avec beaucoup de concentration. »

La latéral droit du Paris Saint-Germain a évolué au FC Barcelone de 2008 à 2016, il a été interrogé sur le plus beau Clasico qu’il a vécu contre le Real Madrid. « Je choisirais la victoire 5-0 à domicile (en novembre 2010). C’était incroyable, notre force et notre puissance ont affaibli notre plus grand rival. On donnait des cours de football à l’époque. C’était remarquable. C’est notre plus belle victoire en tant que groupe. Si je pense à mon cas personnel, je dirais le match dans lequel j’ai marqué (en janvier 2012). C’était le plus beau but de ma carrière. C’était aussi à domicile, un match nul 2-2. J’ai eu de la chance de choisir le bon angle ! »

Enfin Dani Alves a évoqué son arrivée au PSG lors du dernier mercato estival et la possibilité de retrouver Pep Guardiola à Manchester City. « C’était une combinaison de plusieurs facteurs. J’ai beaucoup d’amis au PSG, ma compagne avait vécu à Paris et adore la ville, et le club a une grande ambition d’évoluer et de s’agrandir, c’était donc cette combinaison… Bien sûr, j’étais hypnotisé par l’idée de travailler une fois de plus avec Pep Guardiola, je savais ce qu’il m’avait donné et ce que je lui avais apporté en retour. J’étais hypnotisé par ça et je ne regardais pas les autres options autour de moi. J’avais déjà décidé de rejoindre la Juventus sans regarder d’abord autour de moi et cela a fait du tort à mes proches. Ce n’était pas très facile de trouver des vols à Turin pour aller voir mes enfants à Barcelone. Pour ma partenaire, c’était aussi plus difficile de trouver du travail. Il y avait beaucoup de choses à considérer et cela m’a conduit au PSG. Comme je l’ai dit, c’est sûr que j’étais hypnotisé par le fait de travailler de nouveau avec Pep et il est bien conscient de mon immense admiration pour lui. Pour moi, Guardiola représente un tournant dans ma carrière et il aurait été la raison principale si j’étais venu jouer pour Manchester City. Alors j’ai commencé à réfléchir. Finalement, il y a eu cette occasion de rejoindre de très bons amis au PSG, dans une ville incroyable et dans un club qui a beaucoup de potentiel. Je sais que je peux aider à ajouter des choses positives dans ce club qui vont au-delà du football. Malheureusement ou heureusement, il était plus logique pour moi de choisir Paris plutôt que Manchester, mais je ne cache pas mon admiration pour Guardiola et l’éventualité de jouer en Premier League à l’avenir. »

Quel avenir dans quelques années ? « Je veux continuer à gagner, pas seulement jouer au football mais gagner, jusqu’à ce que j’ai 40 ans. Après ça, je veux rester dans le football jusqu’à mes 50 ans. Je continuerai à vivre pour le football et à aimer la profession. J’ai déjà des projets dans la musique également. »

>> Traduction Canal Supporters ©

À propos Antoine Grasland

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