La défense d’Edinson Cavani et de son avocat contre les soupçons d’évasion fiscale de Mediapart

Le 22 mai dernier, Mediapart publiait son enquête sur les « Malta Files » en révélant le nom de certaines fortunes « qui avaient utilisé la petite ile pour optimiser leurs revenus ». Parmi eux, Edinson Cavani. En cause, « l’attaquant vedette du PSG a touché 1,59 million rien qu’en 2015 par le truchement de deux sociétés maltaises, économisant 482 442 euros d’impôts » affirmait le média ce jour-là. D’après les documents officiels qui ont été examinés par les journalistes, l’attaquant uruguayen aurait placé 1,59 million d’euros en 2015 sur ses deux comptes étrangers, sur lesquels le joueur aurait payé seulement 3% d’impôts au lieu des 33% qu’il aurait payé en France.

Une version infirmée par le joueur qui a porté plainte contre Mediapart. Ce mardi 7 novembre, dans l’une des salles du tribunal de grande instance de Nanterre, se déroulait le procès entre le buteur du PSG et le Mediapart jugé pour diffamation. Dans un article publié sur Le Monde, on peut lire l’axe de défense de l’avocat d’Edinson Cavani, Me Hervé Lehman.

« Il s’est indigné de l’article de Mediapart, qui représente, selon lui, ‘un préjudice considérable’ et une ‘diffamation mondiale pour M. Cavani, qui est un joueur mondial’. En l’absence du footballeur à l’audience, il a dénoncé un ‘raccourci insensé’, des ‘sophismes’ et ‘une insinuation permanente’ de fraude fiscale, bien que le mot ne soit pas présent une seule fois dans l’article » peut-on lire sur le site qui était présent à l’audience. L’avocat, qui n’a pas nié l’existence des deux sociétés maltaises va même plus loin dans sa défense : « Cavani est un homme simple, discret et honnête. C’est un étranger qui circule dans le monde. Il n’y a rien d’extraordinaire à ce qu’il crée une société à Malte. Demain, il jouera peut-être dans un pays où il n’y aura pas l’article 155-A du code général des impôts. » 

Si l’affaire des « Malta Files » a fait moins de bruit que celle des « Panama Papers », où Javier Pastore et Angel Di Maria ont été mentionnés, Edinson Cavani ne veut laisser passer aucun argument d’évasion fiscale à son encontre. Le jugement concernant cette affaire est attendu le 9 janvier 2018.

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