Rothen : “Mon meilleur souvenir de Clasico ? le 4-2 au Vélodrome”

Jérôme Rothen a donné une interview à Goal France afin d’évoquer son ancien club, le PSG (2004-2010). Le consultant RMC Sport a tout d’abord évoqué le choc de ce soir, OM / PSG.

La rivalité sportive OM-PSG n’existe plus depuis sept ans maintenant, est-ce un problème pour le PSG ?  Pour le PSG ce n’est pas un réel problème parce que de toute façon ils ne font pas attention à qui est en face, l’essentiel c’est d’être champions tous les ans et ça me paraît logique par rapport aux moyens qu’ils ont mis. Pour les équipes adverses, et Marseille en particulier, ça doit les rendre plus forts sur ce match-là dans le sens où la montagne est difficile à gravir. Il faut absolument que les Marseillais mettent plus d’envie, soient plus agressifs, comme ils l’ont fait la saison dernière. C’est le lot des grandes équipes, en face il y aura du répondant mais en vérité, c’est plus compliqué pour les Parisiens de préparer ces matches-là qu’avant, parce que tout le monde les voit comme hyper favori et dans les têtes ce n’est jamais facile de préparer de tels rendez-vous.

Si la rivalité n’est plus vraiment présente sur le terrain, elle l’est toujours chez les supporters, comme l’explique Rothen.

Bien sûr, c’est surtout pour les supporters. C’est un truc qui a été monté comme ça dès le début et les joueurs se sont pris au jeu. Et quand tu es joueur et que tu aimes le PSG ou bien l’OM, c’est inconcevable d’accepter une défaite. Aujourd’hui, il y en a beaucoup qui ne s’en rendent pas compte au PSG. Pas du côté marseillais parce qu’il faut essayer de déjouer les pronostics. Comme ils partent de loin ce serait une énorme surprise pour tout le monde que l’OM s’impose donc les joueurs préparent ce match comme un commando. Ce n’est pas le cas des Parisiens. L’an dernier des discours de certains joueurs m’avait surpris, sur l’engagement. Cela montre bien qu’il n’y a rien de particulier à jouer contre Marseille ou une autre équipe. Moi ça me dérange un peu mais aujourd’hui c’est la réalité. Mais surtout du côté Parisien.”

Il a également expliqué regretter l’absence des supporters parisiens ce soir au Vélodrome.

L’absence des supporters parisiens ? Pour moi c’est tout le contraire du spectacle. Un match de foot c’est un spectacle sur le terrain, on est tous d’accord, mais aussi dans les tribunes. Plus le stade est chaud, plus les joueurs ont envie de se transcender et ça donne un match rythmé, agréable et spectaculaire. Quand tu retires à une équipe les supporters…Quand tu gagnes tu gagnes avant tout pour toi, le club mais aussi pour eux. Cette communion est incroyable. Je me souviens des victoires à Marseille à l’époque, s’il n’y avait pas eu nos supporters je ne l’aurais peut-être pas vécu de la même manière. Ce sont des souvenirs qui restent à vie, ce partage sur les buts, après le match. Quand tu vois que tu as rendu des gens heureux, il y’a forcément une communion qui se met en place. Et ce n’est pas les mêmes chocs quand les supporters ne sont pas là. Je pense qu’aujourd’hui il y a moyen que les supporters, Parisiens ou Marseillais, viennent dans les stades mais on tombe dans la facilité de les interdire.

Il a enfin évoqué son meilleur souvenir de Clasico.

Je vais dire le 4-2 au Vélodrome (26 octobre 2008) parce que gagner à Marseille c’est toujours particulier et sur les quatre buts j’en marque 1 et je suis à l’origine des 2 autres donc forcément, quand tu es décisif dans ces chocs, en tant que joueur offensif, c’est ce que tu retiens. En plus le scénario était fou on était mené 2-1 et on a joué une seconde période incroyable, gagnée 3-0. C’est un souvenir fabuleux. Il y en a d’autres car on faisait souvent de bons matches même si ça m’est arrivé de perdre aussi contre eux. Un autre souvenir, cette finale de Coupe, au Stade de France, c’était incroyable.

À propos Guillaume De Freitas

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