Main dans la surface – Quelle est, au juste, la règle ?

Ce dimanche, le Paris Saint-Germain est venu à bout du Nîmes Olympique sur le score sec de 3-0 sur la pelouse du Parc des Princes pour ce qui représentait la première journée de Ligue 1 2019-2020. Les hommes de Thomas Tuchel se sont rendus la partie plus simple en débloquant rapidement le score grâce à un penalty parfaitement transformé par Edinson Cavani dès la 24e minute de jeu, Kylian Mbappé (56e) et Angel Di Maria (69e) se chargeant d’aggraver l’écart par la suite. Néanmoins, un sujet a fait polémique après le coup de sifflet final : ce penalty accordé au club de la capitale.

Une main qui fait débat

En effet, cela aurait pu être une situation pour le moins anodine : alors que Pablo Sarabia se chargeait de botter un corner, la défense nîmoise repoussait la tentative de la recrue ibère francilienne. Cependant, quelques minutes plus tard, Clément Turpin, l’homme au sifflet ce dimanche, se faisait rappeler par l’assistance vidéo. Et après vérification, il désignait le point de penalty pour une main, apparemment involontaire, de Pablo Martinez. Une décision qui a eu le mérite de faire sortir Bernard Blaquart, coach des Crocos, de ses gonds, celui-ci réclamant une uniformisation des décisions arbitrales. Pour lui c’est évident : son joueur n’a eu aucune intention de faire main : “Le défenseur ne fait pas exprès de faire main. C’est plutôt le ballon qui vient à sa main et il n’y a pas de danger”, et d’ajouter : “Il y a quand même beaucoup de cas qui sont similaires d’années en années, mais qui ne sont pas toujours arbitrés de la même façon. C’est là où on devrait éclaircir les choses. Il y aura toujours des situations nouvelles mais, globalement, on retrouve assez souvent les mêmes. C’est le manque d’uniformité qui me gène, plus que la décision”, a confié Blaquart.

Une uniformité qui existe déjà

C’est une nouvelle dimension qu’il faudra vite intégrer : les règles concernant les mains ont quelque peu évolué. L’IFAB ‘international football association board) a ainsi annoncé que toutes mains qui augmenteraient artificiellement la surface corporelle ou qui se situeraient au-dessus de l’épaule seront obligatoirement sanctionnées d’un penalty. Ici, il n’est donc nullement question d’intentionnalité ou de notion de danger, comme le faisait remarquer Bernard Blaquart. Avec, en plus, l’usage de l’assistance vidéo, il va donc désormais falloir s’habituer à ce genre de situation. Situation que le PSG a d’ailleurs d’ores et déjà expérimenté lors d’un match de Ligue des Champions face à Manchester United en mars dernier. Que cela soit juste ou non ne rentre pas en ligne de compte.

À propos Mickaël Rufet

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