Ligue des champions

Présentation des possibles adversaires européens du PSG

Ce lundi à compter de midi, le tirage au sort de la Ligue des Champions aura lieu. Premier de sa poule devant le Real Madrid, le PSG connaîtra enfin son adversaire pour les 8e de finale de la compétition (aller les 18, 19, 25 et 26 février, retour le 10, 11, 17 ou 18 mars). Brève présentation de ces équipes, au nombre de six sachant que Paris ne peut ni tomber sur le deuxième du groupe fréquenté (le Real Madrid donc), ni contre une équipe de la même ligue (OL). Il reste donc six possibilités : Chelsea, Naples, l’Atalanta Bergame, le Borussia Dortmund, Tottenham et l’Atletico de Madrid.

Atalanta

Commençons donc par l’écurie qui paraît la plus abordable, du moins, sur le papier : qualifié lors de la toute dernière journée de la phase de poule grâce à un superbe succès sur la pelouse de Donetsk 0-3, l’Atalanta – qui dispute la Ligue des champions pour la première fois de son histoire – se retrouve là où on ne l’attendait pas forcément au départ. Deuxième du groupe C avec 7 points, loin derrière Manchester City (14 points) et actuellement 6e de Série A avec 28 unités, les Italiens réalisent donc une première partie de saison plus que convaincante. À noter qu’ils possèdent la meilleure attaque d’Italie avec 37 buts marqués tout de même. Pour ce qui est du tirage, le PSG a environ 14% de chance de tomber face à cette équipe, soit l’une des probabilités les plus faibles.

Naples

Continuons dans les probabilités faibles : Naples est donc parvenu à se qualifier et ce, malgré le marasme qui secoue le club depuis de longues semaines désormais. En effet, suite à une révolte de certains joueurs au sein du vestiaire, la direction napolitaine a finalement décidé de remercier Carlo Ancelotti une fois le ticket pour les 8e de finale de la Ligue des champions en poche. C’est donc Gennaro Gattuso qui a pris sa succession à la tête d’une équipe qui reste toujours au bord de l’implosion. Le mercato d’hiver aidant, on imagine cependant que la barre du navire sera certainement redressée par Gattuso avant février prochain. En Série A, le SSC Napoli pointe à une triste 8e position (21 points). Ils étaient en compétition au sein du groupe E avec, notamment, le champion en titre, Liverpool. Naples a finalement terminé à la deuxième place, avec 12 unités, pas loin du tout de glaner la première place. Tout s’étant joué lors de la dernière journée. Même si sa situation reste compliquée, Naples est une équipe qui possède des joueurs de très grande qualité. On pense notamment à Mertens, Allan ou Koulibaly. Comme pour l’Atalanta, Paris a, environ, 14% de chance de tomber sur l’écurie d’Aurelio de Laurentiis.

Tottenham

Puisque nous évoquions le cas d’un coach limogé en cours de route, penchons-nous donc sur les Spurs. Si on avait pensé un moment en découdre avec José Mourinho l’an passé, lorsque Paris a tiré Manchester United, la direction mancunienne en avait finalement décidé autrement en licenciant le Portugais quelques jours après le tirage au sort. Cette fois-ci, on assiste presque à la situation inverse puisque le Mou a été intronisé à la tête des Spurs afin de lancer une nouvelle dynamique. Exit donc Mauricio Pochettino, qui ne rencontrera donc pas son ancien club, si le PSG est tiré par Tottenham. Finaliste de la dernière édition, Tottenham reste une équipe difficile à manœuvrer, surtout qu’il faut toujours se méfier d’un homme comme José Mourinho. En Premier League, le club londonien pointe à la 5e place. Les coéquipiers de Lucas et de Serge Aurier, qui réaliseront sûrement le match de leur vie s’ils tombent sur le PSG, figuraient dans le groupe B. Celui du Bayern Munich, seule équipe à avoir fait un 6/6. Les Spurs, eux, ont pris 10 points.

Atletico de Madrid

Attaquons-nous désormais au gros poisson, à l’équipe de Diego Simeone. Si les Madrilènes sont loin d’afficher le visage combattant et conquérant des saisons précédentes, il faut toujours se méfier de ce genre d’équipe. Comme depuis l’intronisation de l’Argentin, la force de l’Atletico repose sur sa solidité, et donc, de son bloc équipe. Cinquième en Liga, les Colchoneros livrent des prestations plutôt insipides à leurs supporters. Car oui, s’ils n’encaissent que très peu de buts (5 en LDC, et 10 en championnat), leur gros problème réside dans la créativité offensive et, surtout, dans leur faculté à pousser la sphère dans les cages adverses. Griezmann a Barcelone, les Colchoneros ont du mal à se trouver un vrai pourvoyeur de buts. C’est notamment pour cela qu’ils cherchent urgemment un avant-centre pour le mercato hivernal, le nom d’Edinson Cavani circulant, encore et toujours, du côté du stade Wanda Metropolitano. L’Atletico reste, malgré tout, une équipe difficilement manœuvrable qu’il ne faudra surtout pas sous-estimer en cas de tirage. Les hommes de Diego Simeone faisaient partie du groupe de la Juventus, celle-ci ayant terminé à la première position (16 points).

Borussia Dortmund

Équipe imprévisible s’il en est, notamment du fait du profil de ses éléments offensifs, le Borussia Dortmund est, lui aussi, un possible adversaire du PSG de Thomas Tuchel… pour les 8e de finale. Possédant en leur sein des joueurs capables du meilleur, comme du pire, il ne faudra pas prendre cette équipe à la légère. Même si, on l’a notamment vu lors de la phase de poule de la Ligue des Champions, Lucien Favre, l’actuel coach des Jaune et Noir, a parfois tendance à privilégier le bloc équipe, à l’offensive. Car oui, offensivement parlant, c’est une sacré attaque que peut se targuer de pouvoir aligner le Borussia : Torgan Hazard, Marco Reus, Julian Brandt et, surtout, Jadon Sancho. Voilà de quoi faire trembler n’importe quel défense. Sans oublier le jeune Akimi, prêté par le Real Madrid, vrai pourvoyeur de ballon et pas maladroit devant les buts malgré le fait qu’il soit latéral de métier. Les Borussans ont terminé leur phase de groupe derrière le FC Barcelone (poule F). Ils se sont notamment qualifiés grâce à une défaite de l’Inter Milan face à une équipe B catalane. En Bundesliga, l’ancien club de Thomas Tuchel se place à la 3e position avec 29 points et la bagatelle de 37 buts inscrits en 15 parties.

Chelsea

Le meilleur pour la fin ! Sérieusement, quel supporter parisien ne s’est pas dit, en voyant les possibles adversaires du PSG : “Bon, c’est joué d’avance, on jouera Chelsea.” Le Real Madrid, Barcelone, Chelsea… Le Paris Saint-Germain possède en effet ses oppositions favorites, difficiles de le nier. Chelsea, interdit de recrutement l’été dernier, a donc dû composer avec certains jeunes de son centre de formation. Meilleur buteur des Blues, cela a notamment permis l’éclosion du jeune Tammy Abraham à la pointe de l’attaque. Et qui mieux que Franck Lampard, un ancien de la maison, pour parvenir à faire l’émulsion entre jeunesse et expérience au sein de son groupe ? Après des débuts compliqués, Chelsea a finalement trouvé son rythme de croisière en Premier League, avant de patauger à nouveau. Actuellement, ils se placent à la 4e position, ce qui reste tout à fait honorable au vu du début de saison qui n’annonçait pas un exercice facile. En Ligue des Champions, les Blues se trouvaient dans la poule du LOSC. Une poule particulièrement ouverte qui a vu Valence glaner la première place, un peu à la surprise générale, et surtout l’Ajax se faire sortir lors de la dernière journée. Statistiquement parlant, c’est Chelsea l’équipe sur laquelle le PSG a le plus de chance de tomber (18%). Ce qui sonnerait ainsi de nouvelles retrouvailles entre les deux clubs au sein de la compétition continentale. Signalons enfin que Chelsea a vu son interdiction de recrutement levée. En janvier le club londonien pourra se renforcer.

À propos Mickaël Rufet