Camara

Son rôle d’adjoint, sa vision du métier, ses objectifs futurs, Zoumana Camara se livre

Arrivé au Paris Saint-Germain en 2007, Zoumana Camara est désormais coach-adjoint et ce, depuis quatre ans maintenant. Pour Le Parisien, l’ancien défenseur s’est livré sur différents points : sa situation au sein du club de la capitale, ses objectifs, ou sa vision du métier.

Dans un premier temps, l’adjoint de Thomas Tuchel s’est d’abord longuement exprimé sur son rôle vis-à-vis du groupe et du coach.

Entraîner, une vocation ? Non. C’est plutôt venu au fur et à mesure de ma carrière. Lorsque j’ai arrêté à 36 ans, j’étais devenu le relais des coachs qui me dirigeaient. J’avais des responsabilités dans le vestiaire, je faisais le lien avec le staff pour retransmettre le sentiment du groupe. En huit saisons à Paris, j’avais connu des saisons difficiles, puis l’arrivée de QSI où on a gagné des titres. La fin a été exceptionnelle. J’avais cet avantage d’avoir tout connu. Le président, avec l’accord de Laurent Blanc, m’a donc proposé d’intégrer le staff. En passant de l’autre côté, je ne pouvais pas prétendre être un tacticien hors pair qui va venir épauler Laurent Blanc. Il fallait que je fasse le deuil de ma carrière de joueur, que je franchisse des paliers. Il me fallait du temps et des étapes. Donc, au départ, je faisais le tampon, je créais un lien entre le groupe et Laurent Blanc. J’avais de bons rapports avec les joueurs, ils étaient des coéquipiers un mois et demi avant. Je n’allais pas mettre une barrière entre eux et moi. J’en ai fait une force. Un entraîneur a tellement de choses à penser, il a des choix difficiles à faire. Il est obligé d’occulter certaines choses et, nous, on est là pour lui rapporter des choses importantes qui vont l’aider dans les choix qu’il a à faire. Je suis là pour faire au coach un état des lieux du club et des joueurs. Pour lui faire gagner du temps.

Zoumana Camara s’est par la suite penché plus précisément sur son rapport avec le Paris Saint-Germain et sur le métier d’entraineur, son but futur, forcément.

C’est certain qu’aujourd’hui j’ai le tampon PSG collé dessus, c’est comme un tatouage (rires). On me parle d’ailleurs très peu de mes autres clubs, hormis Saint-Etienne, peut-être, car c’est mon club formateur. Plus de douze ans dans le même club, c’est quasiment toute une vie. Mais j’avais aussi dit en arrivant à 28 ans que je pourrais finir ma carrière ici. Je me projetais déjà dans la durée. Pour l’instant je veux continuer à apprendre et à grandir. Je suis très heureux dans ce que je fais. Je m’épanouis. Je suis en train de me faire ma propre vision du métier en apprenant auprès des différents entraîneurs avec lesquels j’ai travaillé que ce soit Laurent Blanc, Unai Emery et Thomas Tuchel avec lequel je suis très content de bosser. Si j’arrive à valider mon diplôme, je me lancerai en prenant un club mais j’aimerais commencer par une équipe de jeunes. Le rôle d’adjoint est très différent de celui de n°1 où il y a des décisions et des choix à faire. Les rapports avec les joueurs ne sont pas les mêmes. Avec les jeunes, je pourrais être dans cette position et continuer à grandir avant d’aller voir plus haut.

À propos Mickaël Rufet

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