PSG 20 février 2020

Revue de presse PSG : Neymar, Tuchel, Meunier, match retour, peur…

Vu et lu au sujet du PSG dans la presse hexagonale ce jeudi 20 février 2020. Surlendemain de la défaite 2-1 à Dortmund contre le Borussia. On passe l’histoire d’insulte du frère de Presnel Kimpembe

Pour Libération, il y a un “parfum de tension après la défaite à Dortmund, qui a ressemblé à une partie d’échecs. Dans la foulée, les déclarations, notamment de Neymar, resté à l’écart du terrain lors des matchs précédents, révèlent une crise à bas bruit dans le club parisien.”

Neymar, “déçu et en difficulté à Dortmund, n’a pas manqué de critiquer le staff après le match, souligne l’AFP. Après le couac, les Parisiens cherchent les coupables : de Neymar, acide sur la gestion de son retour, à Tuchel, critiqué pour son pari tactique, le PSG aborde le retour dans un climat tendu. Et pourtant, avec un précieux but inscrit à l’extérieur, Paris a encore 52% de chances de se qualifier. À condition de vite retrouver l’union sacrée, et de gommer certaines erreurs impardonnables à ce niveau. […] Pour réussir à enfin briser la malédiction des huitièmes, Tuchel devra trouver la bonne formule sans Verratti ni Meunier, suspendus. Un casse-tête supplémentaire qui aurait pu être évité, à en croire les propos du latéral (“Je ne savais pas que j’étais menacé… Cela m’énerve. Si je l’avais su, je n’aurais pas fait cette faute…”). Avec Kehrer et Paredes comme possible remplaçants, Tuchel a aussi la possibilité de muscler son attaque avec Icardi ou Cavani. Avec quatre matches à venir, l’entraîneur a tout le temps nécessaire pour préparer la mission remontada. C’est une question de survie.”

Dans L’Equipe du 20 février 2020

“En regrettant publiquement la décision du PSG de ne pas l’avoir fait jouer avant Dortmund, Neymar a jeté un pavé dans le jardin de ses dirigeants, estime L’Equipe. Cette prise de parole a suffi à “mettre le feu” en interne, glissait hier un proche du club. […] Cette sortie publique a nourri le fantasme d’une intervention supérieure (Leonardo, voire Doha) pour préserver le crack. Plusieurs sources assurent toutefois que c’est uniquement sur la base des recommandations du staff médical.

“Il faudra d’abord chasser la peur et les fantômes. Et puis, il y aura le reste, l’essentiel même. Les suspensions de Meunier et de Verratti ainsi que l’échec du 3-4-3 obligent Tuchel à repenser sa structure et ses choix d’hommes pour le huitième retour, écrit le journal sportif. Il faudra relancer Kehrer. […] Paredes, très intéressant en janvier par ses capacités à mettre de la vitesse dans l’animation, a peu à peu disparu. L’opération remontada est lancée. […] Les trois semaines à venir s’annoncent stressantes et bercées par le spectre d’un nouveau drame. Une réelle pression qui pourrait susciter de nouveaux sentiments négatifs au sein de l’équipe. Une nouvelle élimination aurait des répercussions sur l’avenir de Tuchel. Mais menacerait également la stabilité du club, avec des interrogations sérieuses sur le futur parisien de Neymar et Mbappé. Preuve de l’importance du rendez-vous du 11 mars, Neymar, Di Maria et Kurzawa ont lancé dès hier un appel à “l’anti-négativité” sur les réseaux sociaux. Pour quel effet ?”

Dans Le Parisien du 20 février 2020

“Au club, personne n’endosse sa part de responsabilité, rejetant la faute sur les autres, affirme Le Parisien. Stress, trac, angoisse, anxiété : le PSG semble contaminé dans toutes ses composantes par une culture de la trouille. Cette frilosité bloque totalement l’équipe en Coupe d’Europe. Tuchel, en changeant de système et en appliquant un 3-4-3, a semblé paniquer. Thiago Silva, le capitaine de toutes les conquêtes nationales mais aussi de tous les fiascos européens, est un port de l’angoisse à lui tout seul, connu pour défendre en reculant sous la pression. […] Le président Al-Khelaïfi, craint en permanence la réaction épidermique du Qatar. […] Ce climat d’anxiété englobe tous les secteurs du club, où la paranoïa et le culte du secret servent de mode d’emploi. Le PSG distribue les entretiens avec ses joueurs au compte-gouttes, dans un cadre strict et surveillé, avec la trouille qu’untel ou untel ne s’épanche trop facilement. C’est un club corseté dont chaque élimination européenne ajoute une couche de stress. Il peut encore stopper ce cercle vicieux en se qualifiant. Il aura alors gagné mais surtout vaincu sa peur endémique.”

À propos Marc Alvarez

Responsable de la publication Canal Supporters

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