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Les instances du football français dévoilent des nouvelles mesures financières liées à la crise du Covid-19

Avec la crise du Coronavirus qui affectent les clubs financièrement, certains ont peur de devoir déposé le bilan à la fin de la saison. Dans un communiqué commun la LFP, le syndicat Première Ligue, l’UNFP, l’Unecatef et le Syndicat National des Administratifs et Assimilés du Football, ont dévoilé certaines mesures pour aider les clubs financièrement.

Le Communiqué

Face à la crise sanitaire actuelle nous souhaitons tout d’abord rappeler notre soutien à l’ensemble des personnes qui sont confrontées à la maladie ou au décès de leurs proches. Nous espérons que les pouvoirs publics aidés des soignants, sur le front depuis le début de l’épidémie, trouvent rapidement les moyens de l’endiguer. Face à ce fléau nous essayons tous de préserver la santé de nos salariés et leurs emplois. Comme d’autres secteurs tels la culture et l’événementiel, le confinement total de la population affecte de manière significative la situation économique de l’ensemble des clubs de football professionnel dont l’activité est caractérisée par des recettes dépendant quasi-exclusivement du maintien des compétitions. Ils doivent par ailleurs faire face à des charges importantes, leur filière étant une industrie de talents. Nous avons donc sollicité les services de l’Etat afin de mettre en place des mesures d’aménagement spécifiques et ponctuelles pour l’application du régime d’activité partielle, permettant de fractionner le paiement de l’indemnité. Cette mesure n’implique aucune aide financière supplémentaire pour l’Etat, que nous remercions de son engagement à nos côtés, comme auprès de toute autre entreprise française. Pour permettre à nos structures d’absorber à court terme les conséquences économiques de cette pandémie, l’ensemble des acteurs du football professionnel français ont pris les engagements suivants :

  • L’UNFP et l’UNECATEF ont signé avec les clubs un accord au titre duquel ils incitent les joueurs et entraineurs à accepter individuellement le fractionnement de l’indemnité d’activité partielle qui doit leur être versée ;
  • Le SNAAF, a renoncé à l’augmentation collective des salaires qui était prévue au 1er juillet prochain pour les salariés administratifs des clubs ;
  • L’ensemble des clubs professionnels de l’UCPF et de Première Ligue ont accepté de renoncer à certaines aides de l’Etat pour leurs salariés les mieux rémunérés ;
  • Enfin, l’ensemble des mandataires sociaux des clubs ainsi que ceux de la LFP, bien que non concernés par le dispositif d’activité partielle, ont décidé par solidarité d’une baisse de leur rémunération de 30% applicable pour la durée de l’activité partielle.

Nous souhaitons, tous ensemble, préserver les 8.000 emplois de nos clubs, ancrés dans tous les territoires de France, et les 30.000 emplois indirects qui en dépendent.

À propos Guillaume De Freitas