Anciens – Mathieu Bodmer met un terme à sa carrière

Clap de fin pour Mathieu Bodmer. À 37 ans, le milieu de terrain a décidé de mettre un terme à sa carrière à l’issue de sa dernière aventure à Amiens comme il l’a annoncé dans une conférence de presse comme le rapporte Foot Mercato. Formé à Caen avec qui il a fait ses débuts en professionnel, Bodmer a ensuite connu Lille, Lyon et le PSG entre autres. Avec les Rouge & Bleu, dont il a porté le maillot pendant 3 ans (91 matches, 13 buts), il aura remporté un titre de champion de France (2013), son deuxième après celui obtenu à Lyon (2008). C’est une légende de la Ligue 1 qui a décidé de raccrocher les crampons, lui qui a disputé 418 matches dans l’élite française.

Sur son compte Instagram, Mathieu Bodmer a expliqué sa joie d’avoir pu jouer dans son club de cœur, le PSG. “Mais rien de tout cela ne pourra égaler la fierté d’avoir joué pour mon club de cœur : le Paris Saint-Germain. En 2010, les planètes semblent enfin alignées pour boucler mon transfert au PSG. À cette époque, j’aurais été capable de rejeter toutes les offres, peu importe qu’elles proviennent des meilleurs clubs d’Europe. Je voulais Paris, c’était mon rêve de gosse. J’ai aujourd’hui une pensée particulière pour Alain Roche et Antoine Kombouaré, qui ont rendu cela possible.

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Certaines personnes penseront qu’il est plus facile de s’arrêter à 37 ans, parce qu’on se dit être arrivé au bout du chemin, que la carrière a été suffisamment longue. C’est faux. Pour le passionné que je suis, La retraite, c’est comme une petite mort. Un moment où tout retombe après 20 ans d’emotions, toutes plus intenses les unes que les autres. ⁣ ⁣ Je replonge dans mes débuts à Évreux en 1988, mon premier match pro avec Caen en juillet 2000, la découverte de la Ligue des Champions avec Lille, le doublé Coupe/Championnat avec l’OL, une demi-finale de C1 contre le Bayern, la découverte de clubs chargés d’histoire comme Saint-Etienne et Nice, sans oublier Guingamp et Amiens, deux clubs de guerriers, chaleureux et familiaux. ⁣ ⁣ Mais rien de tout cela ne pourra égaler la fierté d’avoir jouer pour mon club de coeur : le Paris Saint-Germain. En 2010, les planètes semblent enfin alignées pour boucler mon transfert au PSG. A cette époque, j’aurais été capable de rejeter toutes les offres, peu importe qu’elles proviennent des meilleurs clubs d’Europe. Je voulais Paris, c’était mon rêve de gosse. J’ai aujourd’hui une pensée particulière pour Alain Roche et Antoine Kombouaré, qui ont rendu cela possible. ⁣ ⁣ Forcément, après plus de 600 matches en pro, ne pas finir sur le terrain laisse un goût amer. 20 ans de voyages, de rencontres extraordinaires – qu’ils soient joueurs, coaches, dirigeants, supporters – auraient mérité une meilleure fin. Je repense à Mohamed El Kharraze, qui est venu me chercher dans mon quartier à Évreux. À Nasser Larguet, alors directeur du centre de formation du SM Caen, qui m’a fait signer mes premiers contrats et fait monter en équipe pro. À Claude Puel, qui m’a coaché pendant 9 ans, au LOSC, à l’OL, ou encore à Nice.⁣ ⁣ 3 mois après une fin de saison forcée, je me sens déjà nostalgique. Mais je vais pouvoir passer plus de temps auprès de ma femme et mes filles, et soutenir mes fils, jeunes footballeurs au HAC et à Caen. L’amoureux du ballon rond que je suis n’est pas encore prêt à prendre de la distance, loin de là. Les projets professionnels liés au foot sont nombreux, l’envie d’entreprendre est immense.⁣ ⁣ A très vite, ⁣ ⁣ Mathieu Bodmer

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