Info à la Une – Le PSG se qualifie dans la douleur pour les 8es de finale de la Ligue des champions
En grande difficulté face à l’AS Monaco (2-2, 5-4 score cumulé), le PSG devra montrer un autre visage en huitièmes de finale de Ligue des champions afin d’espérer défendre son titre.

Le PSG n’a pas rassuré dans ce barrage de Ligue des champions. Après une victoire renversante sur la pelouse de l’AS Monaco (3-2) au match aller, le club parisien devait finir le travail au Parc des Princes ce mercredi. Menés à la pause, les Rouge & Bleu ont réussi à renverser la rencontre en profitant d’une supériorité numérique dans la dernière demi-heure avant de voir le club du Rocher mettre la pression en fin de rencontre (2-2, 5-4 en score cumulé). C’est donc un PSG dans le doute qui se frottera à Chelsea ou le FC Barcelone en huitièmes de finale de la compétition. « Il vaudrait mieux envoyer un autre message que ces manière défensives alanguies et ces intentions offensives sans brio. Cela ressemble à ce que le PSG a fait en Ligue des champions, depuis novembre, mais cela l’éloigne, à mille lieues, de ce qui l’avait porté, la saison dernière », regrette L’Equipe.
Le club parisien ne joue pas actuellement comme une grande équipe d’Europe avec notamment un manque d’intensité alarmant, un manque de mouvement en attaque et des largesse défensives criantes. « Le PSG avait conquis l’Europe en se montrant une équipe furieuse et séduisante, traversée par la fièvre, et c’est désormais une équipe endormie qui attend son heure, sans qu’on le sache si c’est parce qu’elle est sûre d’elle-même, ou simplement impuissante. » Face au Stade Rennais (3-1) et l’AS Monaco (3-2, 2-2), l’équipe de Luis Enrique a encaissé sept buts, preuve de sa faiblesse défensive depuis quelques semaines.
De son côté, Le Parisien revient aussi sur cette qualification dans la douleur du PSG. « La nouvelle aventure recommence dans deux semaines et il faudra un autre PSG, au minimum celui de la seconde période contre Monaco pour vivre d’espoirs. Car le PSG a d’abord abordé son barrage retour comme un refus d’obstacle. » En effet, le tenant du titre a réalisé un premier acte insignifiant. Etouffés par le pressing monégasque, les Rouge & Bleu n’ont jamais trouvé de solutions lorsqu’ils avaient le ballon, avec un déchet technique monstrueux. « Les trois milieux ont été dominés constamment physiquement par celui d’en face, à l’image des insuffisances sur le but de Maghnes Akliouche où tous les coupables ont semblé loin du joueur marqué ou du ballon, de Warren Zaïre-Emery à Marquinhos en passant par Achraf Hakimi. » Incapable de trouver de la profondeur dans le dos de la défense de l’ASM, le PSG n’a pas crée de danger, à l’exception d’une transversale de Bradley Barcola, avec aucun tir cadré en première période. « Rien de ce que les champions d’Europe ont déployé dans les matchs de Coupe d’Europe auparavant n’était présent. Ni la hargne, ni la maîtrise, ni les vagues offensives qui finissent, parfois, par perforer l’édifice adverse. »
Il a fallu attendre la seconde période et l’expulsion de Mamadou Coulibaly (55e) pour voir le PSG renverser la rencontre en l’espace de quelques minutes grâce à Marquinhos et Khvicha Kvaratskhelia. Mais les champions d’Europe ont joué à se faire peur jusqu’au bout avec l’égalisation de Jordan Teze et une dernière frayeur de Wout Faes. « Monaco a été meilleur que Paris pendant vingt minutes à l’aller, 45 au retour, et aussi dans un temps additionnel brûlant, ce qui dessine une élimination assez logique, favorisée par l’erreur de jeunesse de Coulibaly, 21 ans. Ce genre de cadeau, a priori, n’existe pas ensuite quand la ‘vraie’ Ligue des champions revient. Paris doit ressembler à lui-même s’il veut durer », conclut LP.





