Anciens – Son aventure au PSG, Luis Enrique, le Ballon d’Or… Christophe Galtier se confie

Actuellement sur le banc de Neom, en Arabie saoudite, Christophe Galtier est revenu sur sa courte expérience au PSG lors de la saison 2022-2023.

Avant l’arrivée de Luis Enrique à l’été 2023, le PSG avait connu un exercice 2022-2023 très particulier. Lors de sa nomination au poste de conseiller sportif en 2022, Luis Campos avait décidé d’installer Christophe Galtier sur le banc parisien et ainsi de reformer un duo qui avait performé au LOSC. Cependant, l’aventure du coach de 60 ans chez les Rouge & Bleu avait tourné court, avec une saison 2022-2023 particulièrement éprouvante. Après une saison, l’ancien entraîneur de l’AS Saint-Etienne a quitté ses fonctions et a laissé sa place à Luis Enrique, qui a révolutionné le club de la capitale.

Depuis 2023, Christophe Galtier mène une nouvelle vie au Moyen-Orient. Après avoir entraîné le club qatari d’Al-Duhail (2023-2025), l’ancien coach des Rouge & Bleu occupe désormais le banc de Neom, en Arabie saoudite. Dans un entretien accordé au quotidien Le Parisien, l’entraîneur français est revenu sur son expérience sur le banc du PSG. Il a également salué le travail de Luis Enrique et donné ses favoris pour le Ballon d’Or 2026.

Ce que lui a apporté son passage au PSG

« Que du positif. C’était une belle expérience. Il y a une phrase qui est à la mode aujourd’hui : je n’ai jamais imaginé que j’allais être l’élu. J’ai eu une carrière honorable de joueur, j’ai débuté comme entraîneur adjoint avant de devenir coach de Saint-Étienne, où j’ai remporté une Coupe de la Ligue et disputé des matchs de Coupe d’Europe. J’ai été champion de France avec Lille avant de ramener l’OGC Nice en Europe. Je n’aurais jamais imaginé devenir l’entraîneur du PSG. Avec le recul, je peux juste avoir quelques regrets, j’aurais pu sans doute mieux gérer certaines situations. »

Ce qui lui plaît dans le travail de Luis Enrique

« Il maîtrise beaucoup de paramètres et je suis très admiratif de ce qu’il réalise. Je n’avais aucun doute, mais je suis aussi admiratif de la capacité de Luis Campos à construire un effectif à l’image de l’entraîneur, ce qu’il n’a pas pu faire quand on est arrivés en 2022. Avec le président Nasser Al-Khelaïfi, ils ont changé leur fusil d’épaule sur la politique de recrutement avec une équipe jeune, talentueuse, dynamique qui colle à la philosophie de Luis Enrique. Ils sont très plaisants à voir jouer. En 1993, la France était Olympique de Marseille, aujourd’hui, la France est PSG. Le club jouit d’un capital sympathie incroyable. »

Aurait-il aimé bénéficier de la politique actuelle du club lorsqu’il était sur le banc du PSG ?

« Je ne veux pas me lancer dans les comparaisons. Mais je sais comment on a construit notre succès à Lille avec Luis Campos et ce qu’il se passe à Paris ressemble un peu à ce que j’ai vécu au Losc. Le mérite revient à Luis Enrique, un entraîneur qui a une incroyable maîtrise du haut niveau. Il est intransigeant, il fait passer l’équipe avant tout le monde. Et quand l’équipe passe avant tout le monde, tu as des résultats et les joueurs sont obligés de se surpasser. »

Le joueur qui l’impressionne le plus

« Il ne me bluffe pas car je connaissais ses qualités, mais je suis impressionné par l’évolution de Fabián Ruiz. Il était arrivé sans préparation car il était en instance de départ avec Naples et il était très loin sur le plan physique. Il a fallu qu’il s’adapte à un club d’un standing incroyable, qu’il s’intègre à ce collectif. Ça a été difficile au début car notre équipe dégageait du talent, mais pas la même force collective qu’aujourd’hui. Désormais, il est affûté et je prends plaisir à le regarder jouer dans ce collectif. S’il y a bien un joueur qui permet au collectif d’être aussi rodé, c’est lui. Il voit tout avant les autres, il compense les déplacements, il sent le football. Je l’avais supervisé lors d’un PSG-Naples en 2018 quand j’étais entraîneur de Lille et il avait changé le match. Quand j’ai su qu’il y avait une possibilité de le recruter à Paris, je n’avais pas hésité. »

Le Ballon d’Or 2026 doit-il revenir à un joueur du PSG ?

« J’aimerais bien ! Si on regarde les trophées remportés, je citerais Fabián Ruiz. Si on s’attarde sur les matchs, je pense qu’Ousmane Dembélé, même s’il n’a pas beaucoup joué, et Khvicha Kvaratskhelia ont été très performants. Un de ces trois joueurs mériterait de remporter Ballon d’Or. Je serais content pour eux et je serais content qu’un joueur d’une équipe française le gagne. »

Est-il intéressé par un retour en Ligue 1 ?

« Je ne fermerai jamais la porte à la France ni à ‘mon’ championnat, c’est une certitude. Mais il est possible que je reste encore à l’étranger, en Arabie saoudite, en Asie, en Amérique du Sud, en Europe ou ailleurs. Je ne sais pas ce qui va se passer. Mais une chose est sûre : je serai encore entraîneur au moins encore les trois prochaines années. »

Youtube : Canal Supporters Paris
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