
Campos : « On a construit une équipe prête à se sacrifier pour le club »
Arrivé au PSG durant l’été 2022, Luis Campos a été l’un des architectes du nouveau PSG. Le conseiller sportif des Rouge & Bleu espère encore beaucoup gagner avec le club de la capitale.
Rare dans les médias, Luis Campos s’est longuement confié à TF1 Infos. L’interview a été découpée en trois parties. La dernière est consacrée pleinement au PSG. Dans cette dernière, il évoque ses ambitions avec le club de la capitale, son rôle au sein du club de la capitale ou bien encore le changement de cap au sein des Rouge & Bleu, la philosophie de Luis Enrique…
Le changement de projet du PSG, facile à amorcer ?
« Pas du tout, mais j’ai eu la chance extraordinaire, comme à Monaco, de pouvoir compter sur de grands soutiens. Je pense au président Nasser, qui a été et est toujours d’une confiance sans faille. Au sein du club, on a décidé qu’il était temps de changer, de partir sur un nouveau projet. On m’a donné la force, on m’a beaucoup aidé. Il ne faut pas renier ce qui a été réalisé au PSG par le passé. Ce passé a permis de construire un nom, de bâtir une réputation et de créer une magie autour du club. On s’est appuyé sur ces fondations pour développer le projet actuel. »
La méritocratie le cœur même du projet
« Plus il joue, plus il gagne. C’est simple. Cette philosophie est liée à la compétitivité en interne, à la construction de notre effectif et au fair-play financier. Ce qui fait qu’un club est viable ou non, ce ne sont pas les maillots que vous vendez. C’est le nombre de points que vous avez à la fin d’un championnat. Si vous en engrangez assez, le reste découle naturellement : le marketing, le sponsoring, etc. Pour faire le plein de points, il n’y a pas de secret : il faut que seuls les meilleurs jouent. Ça tombe bien, Luis Enrique ne fait jouer que les meilleurs. Il ne regarde que le travail, et rien d’autre. Avec lui, les joueurs savent qu’ils doivent se battre tous les jours à l’entraînement pour gagner leur place. »
La confiance donnée aux titis du PSG
« C’est un des volets structurants du projet que l’on porte. Quand on a fait venir Luis Enrique à Paris, on savait qu’on recrutait un entraîneur qui a toujours donné la chance aux jeunes. Il ne leur donne pas trois minutes pour, au final, dire qu’il les a fait jouer. Non, il donne des minutes et encore des minutes. Luis porte un message fort que tous les jeunes footballeurs parisiens doivent entendre : si vous êtes vraiment bons, il faut que vous pensiez à venir au PSG. Le club va vous ouvrir la porte. Et peut-être vous aurez l’opportunité de jouer avec l’équipe première. »
Luis Enrique
« Luis Enrique est un entraîneur exceptionnel. Il n’est pas seulement fort dans la création de son projet de jeu, qu’il parvient à imbriquer parfaitement dans le projet collectif du club. Il est très fort aussi pour aider les joueurs à mener leurs projets individuels. À chaque fois que Luis s’occupe d’un jeune, il l’aide à devenir plus fort. Un jeune qui arrive au PSG va à coup sûr ressortir meilleur footballeur grâce à lui. »
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Le groupe encore motivé après l’année 2025 historique
« Tout simplement avec la passion d’être dans ce club et de travailler sur ce projet. Quand on sent qu’un joueur n’a plus la tête au PSG, c’est que c’est le moment pour lui de s’en aller. Le plaisir de jouer est au cœur de notre projet. Si un joueur perd l’envie de venir tous les jours à l’entraînement, de jouer au Parc des Princes, de saluer nos supporters – une chose importante qu’on a changée aussi – et de communier avec son club et sa ville, il est temps d’aller voir ailleurs. On a construit une équipe prête à se sacrifier pour le club. C’est-à-dire qu’elle ne rechigne pas à souffrir pour faire passer l’intérêt du PSG par-dessus tout. C’est avec cette mentalité qu’on gagne des choses dans la vie. »
Le PSG, son dernier projet ?
« En 2030, à la fin de mon contrat, j’aurai 66 ans. Je pense que le PSG sera mon dernier projet dans le football. Ma santé, mon énergie et le plaisir que je tire au quotidien vont dicter quand il sera temps d’arrêter. Vous savez, quand on travaille autant, ça exige beaucoup d’énergie, de force intérieure et physique. À 40 ans, je continue, mais à 60 ans passés, c’est plus difficile de se projeter sur l’avenir. Aujourd’hui, je garde la même force et la même envie. Mais si je vois que je n’y arrive plus, je serai le premier à dire : Je n’ai plus d’essence, il est temps de mettre la voiture au garage (rires). »





